Réso­lu­tion de la CEF des 2 et 3 juin 2026

4 Juin, 2026CEF réso­lu­tion, Com­mu­ni­qué

La CEF se réunit alors que la marche à la guerre s’accélère et les bud­gets de guerre explosent (2 887 mil­liards de dol­lars en 2025 au niveau mon­dial). Cette course à l’armement inter­vient dans un contexte de géné­ra­li­sa­tion des guerres : avec le conflit qui se per­pé­tue entre l’Ukraine et la Rus­sie, la guerre menée contre l’Iran et le Liban par Trump et Neta­nya­hou, les mas­sacres en Pales­tine per­pé­trés par les mêmes.

Tout cela rend encore plus urgente la néces­si­té d’intensifier nos ini­tia­tives contre la guerre, contre le géno­cide dans la bande de Gaza. D’autant que ces guerres sont menées avec la com­pli­ci­té et le sou­tien du gou­ver­ne­ment Macron-Lecornu.

La CEF se féli­cite que de nom­breux syn­di­cats de la fédé­ra­tion sou­tiennent et par­ti­cipent au mee­ting inter­na­tio­nal contre la guerre à Londres le 20 juin 2026. Une délé­ga­tion du SF par­ti­ci­pe­ra à une ren­contre de syn­di­ca­listes et de mili­tants euro­péens dans les locaux du NEU (Natio­nal Édu­ca­tion Union) à Londres pour jus­te­ment dis­cu­ter des ini­tia­tives à prendre.

La CEF réaf­firme sa reven­di­ca­tion d’arrêt des dis­po­si­tifs « classes défense et sécu­ri­té glo­bale » et de tout pro­jet repo­sant sur un par­te­na­riat entre École et Armée, d’abandon du ser­vice natio­nal volon­taire et de la conscrip­tion, d’abandon du pro­jet de loi sur l’enseignement à la défense. La CEF invite à faire signer mas­si­ve­ment la péti­tion « Ecole contre la guerre » : https://c.org/cKbbPgpwxP

La CEF refuse l’autoritarisme et à la répres­sion d’État. Elle refuse toutes les manœuvres de divi­sions racistes mises en œuvre par le gou­ver­ne­ment Macron. La CEF s’opposera à tout retour du pro­jet de loi Yadan qui vise­rait à cri­mi­na­li­ser toute cri­tique de l’État d’Israël et ins­tau­rer un délit d’opinion. Elle rap­pelle son exi­gence de retrait du vade-mecum ” agir contre le racisme, l’antisémitisme et les dis­cri­mi­na­tions liées à l’origine ” et du plan « Bien­ve­nue en France » géné­rant des droits dif­fé­ren­ciés pour les étu­diants extra-communautaires.

Le com­bat contre la guerre est indis­so­ciable du com­bat pour les reven­di­ca­tions. L’un ne va pas sans l’autre. Ces guerres ont des consé­quences immé­diates sur le pou­voir d’achat, les ser­vices publics, sur l’emploi, et y com­pris nos liber­tés fondamentales.

La CEF exige le retrait de la loi de pro­gram­ma­tion mili­taire qui pré­voit une nou­velle aug­men­ta­tion de 36 mil­liards d’euros du bud­get de l’armée, et la cir­cu­laire du ministre Amiel qui appelle à réduire tous les bud­gets des autres minis­tères. Elle sou­tient les ras­sem­ble­ments orga­ni­sés en ce sens.

Le gou­ver­ne­ment pour­suit les sup­pres­sions de postes par mil­liers et les fer­me­tures de classes. Il pour­suit la des­truc­tion de l’Ecole, de la Culture et de la For­ma­tion professionnelle.

Les per­son­nels ne l’acceptent pas et ne veulent pas faire la ren­trée dans ces conditions !

La CEF salue la grève mas­sive et recon­duite des ensei­gnants espa­gnols avec le sou­tien de la popu­la­tion qui a per­mis d’arracher des aug­men­ta­tions de salaire signi­fi­ca­tives et des créa­tions de postes et qui se pour­suit dans plu­sieurs régions auto­nomes. Ils nous montrent la voie.

Face à l’accumulation d’attaques contre l’Ecole, nos salaires et nos Sta­tuts, la CEF consi­dère qu’il n’y a pas d’autre choix que la grève mas­sive, tous ensemble, dans toutes les écoles, les éta­blis­se­ments et les services.

Tout en pour­sui­vant les mobi­li­sa­tions dès main­te­nant pour les reven­di­ca­tions (annu­la­tion des fer­me­tures et créa­tion des postes néces­saires, reva­lo­ri­sa­tion des salaires, refus de la mili­ta­ri­sa­tion de l’Ecole et de la loi de pro­gram­ma­tion mili­taire …), la CEF décide d’organiser une cam­pagne d’assemblées géné­rales, de réunions avec les parents, de tour­nées syn­di­cales pour pré­pa­rer la grève et le blo­cage à la rentrée.

Elle invite tous les syn­di­cats à ouvrir les dis­cus­sions et faire prendre posi­tion dans toutes les écoles, sec­teurs, éta­blis­se­ments, ser­vices. La FNEC FP-FO fera connaître toutes les prises de posi­tion, les déci­sions de se mettre en grève à la rentrée.

La CEF décide de s’adresser aux autres OS pour construire dans l’unité la plus large un mou­ve­ment d’ampleur dès la rentrée.

I. Abro­ga­tion de Par­cour­sup et de Monmaster !

Alors que viennent de tom­ber les pre­miers résul­tats sur les pla­te­formes d’admission à la pour­suite d’études, la CEF rap­pelle qu’en deux ans, plus de 50 000 places ont été sup­pri­mées sur Par­cour­sup, qu’en 2025, plus de 100 000 bache­liers ont des réponses néga­tives à leurs vœux, et que Mon­mas­ter n’offre qu’une place pour 1,8 candidat.

En paral­lèle, tout est fait en effet pour diri­ger les jeunes vers l’armée, notam­ment dans le cadre de la Loi de pro­gram­ma­tion mili­taire, avec l’octroi de divers avan­tages pour les « volon­taires » du ser­vice natio­nal : un quart d’année uni­ver­si­taire en cadeau et un exa­men plus favo­rable du dos­sier sur Par­cour­sup pour les enga­gés du SMV, « bonus » sur les notes pour ceux qui accep­te­ront d’être réser­vistes, périodes de césures ména­gées pour ceux qui feront des allers-retours armées/études…

La CEF ne l’accepte pas et appelle ses syn­di­cats à se tenir aux côtés des jeunes lycéens et étu­diants qui se mobi­lisent pour leur droit à un ave­nir et contre l’augmentation des frais d’inscription. Leurs reven­di­ca­tions sont légitimes :

Abro­ga­tion de Par­cour­sup et Mon­mas­ter ! Non au bud­get de guerre : tous les moyens néces­saires pour ouvrir les places uni­ver­si­taires, en termes de postes sta­tu­taires, de bâti­ments et d’équipements ! Abro­ga­tion du SMV et arrêt de sa pro­mo­tion au sein des éta­blis­se­ments scolaires !

II. Mobi­li­sa­tions en défense de l’École publique et laïque

Alors que l’Ecole manque de tout, le bud­get de guerre et d’austérité Macron-Lecor­nu pro­voque une sai­gnée à laquelle il faut encore ajou­ter les postes pré­emp­tés pour les Pôle d’Appui à la Sco­la­ri­té (PAS). Dans le cadre de l’examen du pro­jet de loi « visant à ren­for­cer le par­cours inclu­sif des enfants à besoins édu­ca­tifs par­ti­cu­liers », les dépu­tés ont voté contre la géné­ra­li­sa­tion des pôles d’appui à la sco­la­ri­té (PAS). L’Assemblée natio­nale a donc reje­té ces dis­po­si­tifs dont nous deman­dons l’abandon et qui ne répondent en rien aux besoins des per­son­nels et des élèves en situa­tion de han­di­cap, bien au contraire.

La CEF exige l’abandon défi­ni­tif de ce dis­po­si­tif. Alors que 480 PAS ont été créés à la ren­trée 2025 et que le minis­tère crée plus de 1 000 PAS à la ren­trée 2026, la CEF exige que les postes uti­li­sés pour la mise en place de ces pôles soient res­ti­tués immé­dia­te­ment afin d’annuler les fer­me­tures de classes et ouvrir les postes spé­cia­li­sés et de rem­pla­çants. La CEF invite ses struc­tures à pro­po­ser aux autres orga­ni­sa­tions syn­di­cales d’intervenir en com­mun en ce sens comme cela a déjà été fait dans le Rhône, en Gironde, dans l’Yonne, dans le Val-de-Marne, en Mayenne, dans l’Eure, …

Ces condi­tions inac­cep­tables pro­voquent la colère et la résis­tance des per­son­nels, des parents d’élèves, des lycéens et étu­diants, par­fois en lien avec les comi­tés des écoles et éta­blis­se­ments mobilisés.

Dans le même temps, le ministre de l’Éducation natio­nale annonce mettre en place « une expé­ri­men­ta­tion inédite de construc­tion de la carte sco­laire dans 18 départements ».

Cette annonce fait suite au pre­mier ate­lier « pros­pec­tif » concer­nant la « baisse démo­gra­phique et l’anticipation des évo­lu­tions de l’offre sco­laire » auquel la FNEC FP-FO a refu­sé de par­ti­ci­per et dont elle a pro­po­sé le boy­cott aux autres orga­ni­sa­tions syndicales.

Pour la CEF, baisse démo­gra­phique ou pas, l’urgence est de bais­ser signi­fi­ca­ti­ve­ment les effec­tifs par classe et de créer les mil­liers de postes qui font défaut aujourd’hui !

Face à la résis­tance qui s’exprime de manière plus achar­née chaque année face aux fer­me­tures de classes, le minis­tère vou­drait asso­cier les élus locaux et les syn­di­cats aux futures sup­pres­sions de classes, d’écoles…

Cette méthode s’inscrit dans la logique du pro­to­cole d’accord signé en avril 2025 entre le minis­tère de l’Éducation natio­nale et l’Association des maires de France et des pré­si­dents d’intercommunalité et de la mise en place des “obser­va­toires des dyna­miques rurales et ter­ri­to­riales”, désor­mais éten­dus à l’ensemble du ter­ri­toire natio­nal (BO de jan­vier 2026).

La FNEC FP-FO n’a pas déci­dé d’acter le bud­get d’austérité 2026. Elle ne par­ti­ci­pe­ra pas non plus à la pla­ni­fi­ca­tion des sup­pres­sions de postes dans un cadre territorialisé.

La CEF réaf­firme ses posi­tions de défense d’un ser­vice public de l’Éducation natio­nale garant de l’égalité de trai­te­ment de tous ses agents sur l’ensemble du ter­ri­toire natio­nal. La CEF rap­pelle son exi­gence d’abrogation de la loi dite « 3DS » qui ins­taure une auto­ri­té fonc­tion­nelle des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales sur les secré­taires géné­raux d’EPLE.

La CEF appelle tous les per­son­nels à se réunir pour dis­cu­ter des moyens effi­caces de faire abou­tir les revendications :

  • annu­la­tion de toutes les sup­pres­sions de postes

  • créa­tion de tous les postes sta­tu­taires néces­saires dans toutes les catégories

  • titu­la­ri­sa­tion pour tous les contrac­tuels qui le souhaitent

  • un sta­tut, un vrai salaire pour un temps plein de 24H pour les AESH

  • aban­don des PIAL et des PAS

  • créa­tion de tous les postes spé­cia­li­sés néces­saires, créa­tion des places néces­saires dans les éta­blis­se­ments sociaux et médico-sociaux.

III. Aug­men­ta­tion géné­rale des salaires et des pensions

La CEF réaf­firme son refus d’une nou­velle année de blo­cage des salaires dans le pri­vé comme dans le public avec le gel de la valeur du point d’indice.

Avec la nou­velle hausse du SMIC (+ 2,41 %), une ten­dance s’accélère : la rému­né­ra­tion de la grande majo­ri­té des fonc­tion­naires est blo­quée au SMIC ou s’en rap­proche. C’est toute la logique des car­rières publiques qui est abolie.

Avec la FGF-FO, la CEF réaf­firme sa reven­di­ca­tion d’une aug­men­ta­tion de 33% de la valeur du point d’indice afin de com­pen­ser la perte du pou­voir d’achat accu­mu­lée depuis 2000. La CEF réaf­firme sa reven­di­ca­tion a mini­ma de 10% d’augmentation immé­diate de la valeur du point d’indice et l’ouverture de négo­cia­tions pour l’amélioration de toutes les grilles indiciaires.

La CEF réaf­firme, avec sa confé­dé­ra­tion, son exi­gence de rame­ner les prix du gaz à un niveau au moins équi­valent à celui obser­vé avant le déclen­che­ment du conflit au Moyen-Orient, de pla­fon­ner à 1,5€ le prix des car­bu­rants, de reva­lo­ri­ser les salaires et les pen­sions du public et du pri­vé les barèmes, notam­ment celui des indem­ni­tés kilo­mé­triques. La CEF reven­dique éga­le­ment l’augmentation de l’ISSR et des frais de dépla­ce­ment. L’augmentation de 3,2% du tableau kilo­mé­trique, qui plus est tem­po­raire, ne per­met pas de com­pen­ser la hausse du prix du car­bu­rant éta­bli par l’INSEE.

La FNEC-FP-FO s’oppose à toute nou­velle attaque contre le code des pen­sions civiles et militaires.

La CEF invite ses syn­di­cats à par­ti­ci­per aux ini­tia­tives que prennent les Unions dépar­te­men­tales sur ces reven­di­ca­tions : De l’argent pour les salaires ! Non aux 449 mil­liards pour la guerre !

IV. Défense du Sta­tut, défense de l’École et défense des condi­tions de travail

La CEF réaf­firme ses reven­di­ca­tions du congrès d’Angers d’abrogation de toutes les contre-réformes.

La CEF réaf­firme son refus de « Col­lèges en pro­grès » du ministre Gef­fray qui pré­voit un « accom­pa­gne­ment ren­for­cé » et des « ins­pec­tions en rési­dence » pour 15% d’établissements pour les­quels les résul­tats des élèves ne sont pas jugés assez bons. La CEF se tien­dra aux côtés des per­son­nels qui refusent d’être poin­tés du doigt comme res­pon­sables des dif­fi­cul­tés sco­laires de leurs élèves.

Concer­nant la réforme de la voie pro­fes­sion­nelle, la CEF refuse le main­tien du par­cours Y avec deux semaines à pla­cer avant mars, au gré de chaque éta­blis­se­ment. La FNEC FP-FO, avec le SNETAA-FO, s’oppose à ce réajus­te­ment à la marge d’une réforme qui n’a aucun sens et a voté contre lors du CSE du 26 mars.

La CEF réaf­firme son refus de la réforme des concours. Le concours spé­cial PE pour les can­di­dats ayant sui­vi une licence PE a pour voca­tion de deve­nir la voie prin­ci­pale de recru­te­ment des PE, obli­geant ain­si les jeunes à choi­sir dès le lycée le métier de pro­fes­seur des écoles en pos­tu­lant via Par­cour­sup en licence PE. Le décret est éga­le­ment un pré­texte pour sup­pri­mer la pos­si­bi­li­té d’avoir recours aux listes com­plé­men­taires pour pour­voir à la vacance des postes en cours d’année.

La CEF réaf­firme ses revendications :

  • Aban­don de la « mas­te­ri­sa­tion », concours au niveau licence (hors agré­ga­tion) avec une for­ma­tion rému­né­rée à plein temps sous sta­tut, pou­vant être recon­nue comme valant grade de master

  • La prise en compte des années de for­ma­tion pour l’avancement de carrière

  • Retour à des épreuves dis­ci­pli­naires pour les concours, avec en amont des licences disciplinaires

  • Aucune inéga­li­té devant le concours, non au concours spé­ci­fique de licence PE

  • Sup­pres­sion de l’engagement de 4 ans post-titu­la­ri­sa­tion pour les élèves

La CEF réaf­firme son refus des consé­quences des « Assises » de la san­té sco­laire et son oppo­si­tion à la créa­tion de la fonc­tion de Conseiller Tech­nique de PsyEN en san­té men­tale et au regrou­pe­ment des quatre corps des INFENES, ASS, PSY EN et méde­cins sous l’autorité du DASEN, à « l’officialisation » des glis­se­ments de mis­sions pour com­pen­ser la pénu­rie de personnel.

La CEF refuse toute exten­sion du champ d’intervention de ses per­son­nels vers les éta­blis­se­ments sco­laires pri­vés pré­vu par le plan « Bri­sons le silence »

L’accord de la réforme de la Pro­tec­tion Sociale Com­plé­men­taire en san­té et pré­voyance a été signé par toutes les orga­ni­sa­tions syn­di­cales sauf la FNEC FP-FO. Les inquié­tudes gran­dissent et les scan­dales s’annoncent, notam­ment pour ce qui concerne le fonds d’accompagnement social (le FAS) du régime et la pré­voyance des agents en arrêt long au moment du chan­ge­ment de régime.

Pour la CEF, il faut dénon­cer l’accord pour impo­ser une rené­go­cia­tion sur la base de la liber­té d’adhésion, d’une seule et unique offre cou­plant san­té et pré­voyance et basée sur une véri­table soli­da­ri­té entre agents, débou­chant sur une pres­ta­tion unique. La CEF man­date le SF pour pro­duire un nou­veau 4 pages et une péti­tion à des­ti­na­tion des personnels.

La CEF rap­pelle que la géné­ra­li­sa­tion du repas à un euro ne peut se faire sans moyens sup­plé­men­taires pour les CROUS. Alors que cer­tains sites enre­gistrent déjà une hausse de fré­quen­ta­tion de 35% et que les plus grandes struc­tures dépassent 85% d’augmentation par rap­port à l’an der­nier. La CEF exige le finan­ce­ment inté­gral de cette mesure par l’État et reven­dique une aug­men­ta­tion immé­diate du pla­fond d’emploi du réseau.

Les per­son­nels et des parents d’élèves sont tou­jours confron­tés au chaos pro­vo­qué par la logique de l’inclusion sys­té­ma­tique et for­cée, avec la mutua­li­sa­tion des moyens, la flexi­bi­li­sa­tion des per­son­nels et le déman­tè­le­ment de l’enseignement et des struc­tures spé­cia­li­sés et adap­tés. Un nou­veau pro­jet de loi est en pré­pa­ra­tion pour accé­lé­rer la géné­ra­li­sa­tion de l’externalisation des ESMS. Confor­mé­ment au man­dat du congrès, le SF est man­da­té pour orga­ni­ser « en lien avec la confé­dé­ra­tion, les unions dépar­te­men­tales et les syn­di­cats force ouvrière des sec­teurs du social, du médi­co-social et de la san­té, une nou­velle ini­tia­tive natio­nale, si pos­sible dans l’action com­mune, par la grève, avec comme pre­mière étape une nou­velle mani­fes­ta­tion natio­nale à Paris. » La CEF pro­pose que la date de la mon­tée à Paris soit fixée au len­de­main du CNF, soit le jeu­di 5 novembre 2026.

La CEF a pris connais­sance du rap­port de l’Inspection géné­rale concer­nant le « rôle et les mis­sions des AESH » qui aborde la ques­tion du « Sta­tut » des AESH.

Le rap­port pré­co­nise la « créa­tion d’un corps d’« assis­tant d’accessibilité », fonc­tion­naires de caté­go­rie B à temps plein (1607h/an), avec un temps d’accompagnement des élèves (non pas de manière indi­vi­duelle mais dans un ser­vice à la classe) et d’autres mis­sions en com­plé­ment. Cela ne concer­ne­rait au mieux que 20 % des AESH. Et pour les 80 % qui res­tent ? « Main­tien d’AESH contrac­tuels [tou­jours à temps par­tiel impo­sé donc tou­jours sous-payées] pour exer­cer la mis­sion d’accompagnement des élèves en situa­tion de han­di­cap afin de main­te­nir un recru­te­ment au fil de l’eau. »

Cette fonc­tion d’« assis­tant d’accessibilité » serait cha­peau­tée par une autre nou­velle fonc­tion : le « conseiller prin­ci­pal acces­si­bi­li­té (CPA), res­pon­sable du déve­lop­pe­ment de l’accessibilité au sein de la cir­cons­crip­tion ou de l’EPLE, avec auto­ri­té fonc­tion­nelle sur les per­son­nels res­sources de l’école inclu­sive (notam­ment ERSEH, for­ma­teurs, per­son­nels RASED et AESH), en lien avec le PAS. »

La CEF refuse ces annonces extrê­me­ment dan­ge­reuses qui ne répondent en rien aux reven­di­ca­tions des per­son­nels. Elle réaf­firme ses revendications :

  • un Sta­tut de fonc­tion­naire pour toutes les AESH à 24 heures temps plein

  • l’augmentation immé­diate des salaires des AESH

  • l’abandon des PAS, des PIAL et de la poli­tique de mutualisation

  • la mise en place immé­diate de la subrogation

  • l’octroi effec­tif des jours de

Lors du CSA minis­té­riel du mar­di 5 mai, sur le sujet des grilles d’avancement des AED en CDI, le minis­tère a confir­mé avoir annon­cé aux aca­dé­mies qu’il n’abonderait aucun bud­get pour les reva­lo­ri­sa­tions des AED, même pour les aca­dé­mies où ces grilles ont déjà été actées en CSA.

Il revien­dra aux aca­dé­mies de trou­ver sur leurs fonds propres des moyens éven­tuels pour acter cette grille et rendre effec­tif l’avancement finan­cier de nos col­lègues AED. Autre­ment dit, l’État ne res­pecte même plus les lois qu’il promulgue !

La CEF sou­tient les mobi­li­sa­tions en cours des AED et invite tous les per­son­nels à se réunir pour faire valoir les revendications :

  • Aug­men­ta­tion immé­diate des salaires et une grille de rému­né­ra­tion natio­nale des AED per­met­tant une pro­gres­sion auto­ma­tique de leur salaire sur la base de leur ancienneté ;

  • Aug­men­ta­tion du nombre de postes d’AED à hau­teur des besoins, créa­tion des postes et recru­te­ment des AED nécessaires ;

  • Accès au CDI selon des règles natio­nales pour les AED qui le sou­haitent et la garan­tie de réem­ploi pour tous.

La CEF constate avec gra­vi­té que l’inaction des pou­voirs publics et le sous-inves­tis­se­ment dans le bâti exposent chaque année davan­tage les per­son­nels à dif­fé­rents risques : amiante, radon, iso­la­tion insuf­fi­sante face de cha­leur ou de froid. La CEF affirme que la prise en compte de ces risques est de la res­pon­sa­bi­li­té de l’employeur et non pas des per­son­nels. C’est à l’employeur de pro­té­ger les per­son­nels. La CEF exige des bud­gets urgents à hau­teur des besoins pour la réno­va­tion du bâti ain­si que pour le maté­riel néces­saire. L’État employeur ne peut pas se défaus­ser de sa res­pon­sa­bi­li­té sur les col­lec­ti­vi­tés territoriales.

V. AFPA

La CEF prend acte de la situa­tion par­ti­cu­liè­re­ment grave tra­ver­sée par l’AF­PA. Elle exprime sa totale soli­da­ri­té avec les sala­riés, dont les condi­tions de tra­vail et la san­té se dégradent de manière alar­mante, comme en témoignent les chiffres acca­blants d’ab­sen­téisme et la détresse humaine rap­por­tée par nos mili­tants sur le terrain.

La CEF exige de la direc­tion géné­rale une trans­pa­rence pleine et entière sur les contours du sché­ma de réor­ga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale en cours, et condamne fer­me­ment la méthode consis­tant à dis­til­ler des infor­ma­tions par­cel­laires et non offi­cielles sans infor­ma­tion loyale et sin­cère avec les ins­tances repré­sen­ta­tives du per­son­nel et des orga­ni­sa­tions syn­di­cales représentatives.

Tou­te­fois la der­nière audience au minis­tère laisse clai­re­ment entre­voir des sup­pres­sions de postes

  • des fer­me­tures ou regrou­pe­ments de GRN ou de centres

  • des mobi­li­tés forcées

  • des réor­ga­ni­sa­tions brutales

  • une dégra­da­tion des condi­tions de travail

La CEF ne l’accepte et réaf­firme que l’AF­PA est un ser­vice public de la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle qua­li­fiante irrem­pla­çable, dont les mis­sions d’in­té­rêt géné­ral doivent être pré­ser­vées. En consé­quence, la CEF man­date ses repré­sen­tants pour être pré­sents, avec le plein sou­tien de la confé­dé­ra­tion, au Conseil d’Ad­mi­nis­tra­tion du 30 juin, afin de peser de tout leur poids sur les déci­sions à venir. Elle exige que toute restruc­tu­ra­tion donne lieu à de véri­tables négo­cia­tions garan­tis­sant les droits des sala­riés, le déve­lop­pe­ment des mis­sions publiques, le main­tien du maillage ter­ri­to­rial, des pla­teaux tech­niques, des centres et des emplois, l’accompagnement des publics les plus éloi­gnés de l’emploi.

VI. Elec­tions et développement

La CEF invite toutes ses struc­tures à pour­suivre le ren­for­ce­ment du syn­di­ca­lisme libre et indé­pen­dant en conti­nuant notre cam­pagne d’implantation et de syn­di­ca­li­sa­tion, en tenant régu­liè­re­ment nos ins­tances, en orga­ni­sant les tour­nées d’écoles, éta­blis­se­ments et ser­vices, en réunis­sant les per­son­nels lors des réunions d’information syn­di­cale, les assem­blées géné­rales pour éta­blir les cahiers de revendications.

Cela doit nous per­mettre d’aborder les élec­tions pro­fes­sion­nelles de 2026 avec déter­mi­na­tion pour confir­mer, élar­gir la repré­sen­ta­ti­vi­té de la fédé­ra­tion et confor­ter la pre­mière place de FO dans la fonc­tion publique de l’État.

Res­pon­sa­bi­li­té de l’État employeur face aux situa­tions de fortes cha­leurs et de canicule

Face à une cani­cule intense et des tem­pé­ra­tures dépas­sant les 35°C dans les écoles, la FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat employeur et réclame des mesures concrètes. La fédé­ra­tion syn­di­cale rap­pelle que le Code du tra­vail impose une obli­ga­tion de sécu­ri­té et évoque…

Non à la nou­velle loi de pro­gram­ma­tion mili­taire ! Non à la mili­ta­ri­sa­tion de la jeunesse !

La FNEC FP-FO dénonce l’a­dop­tion d’une loi de pro­gram­ma­tion mili­taire dotée de 36 mil­liards d’eu­ros sup­plé­men­taires, qui s’ac­com­pagne de coupes bud­gé­taires mas­sives dans les ser­vices publics et d’une mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’é­cole et de la jeu­nesse. Le syn­di­cat ap…

Pro­tec­tion Sociale Com­plé­men­taire PSC : Décla­ra­tion de la FNEC FP-FO

À la pre­mière com­mis­sion pari­taire depuis l’en­trée en vigueur des accords PSC, la FNEC FP-FO dresse un bilan cri­tique : taux d’adhé­sion déce­vants, pro­blèmes tech­niques per­sis­tants et risques pour les agents les plus pré­caires. Décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat demande une …

Un sta­tut et de nou­velles mis­sions pour 20 % des AESH : ces pro­po­si­tions ne répondent pas aux revendications !

Un rap­port gou­ver­ne­men­tal sur les AESH pro­pose des mesures que la FNEC FP-FO juge inac­cep­tables : la créa­tion d’un sta­tut pour seule­ment 20 % d’entre eux tan­dis que les autres res­te­raient pré­caires. Décou­vrez com­ment le syn­di­cat s’op­pose à cette poli­tique d’in­clu­sion sy…

Face à la mili­ta­ri­sa­tion, orga­ni­ser l’École contre la guerre ! La FNEC FP-FO a été reçue au ministère

La FNEC FP-FO dénonce la mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’É­cole et l’embrigadement des élèves à tra­vers des dis­po­si­tifs « défense et sécu­ri­té glo­bale ». Après une audience au minis­tère res­tée sans résul­tats, la fédé­ra­tion appelle à mul­ti­plier les ini­tia­tives de résistance…

Aban­don des PAS et réabon­de­ment des postes

L’As­sem­blée natio­nale a voté l’a­ban­don des Pôles d’Ap­pui à la Sco­la­ri­té, une vic­toire pour la FNEC FP-FO qui dénonce depuis long­temps ce dis­po­si­tif. Mais le syn­di­cat exige main­te­nant que les mil­liers de postes mobi­li­sés soient res­ti­tués pour rou­vrir les classes fermées …

Sou­tien à la grève sco­laire en Alle­magne contre la conscrip­tion ven­dre­di 8 mai

La FNEC FP-FO apporte son sou­tien à une mobi­li­sa­tion sans pré­cé­dent de la jeu­nesse alle­mande qui refuse la conscrip­tion et la mili­ta­ri­sa­tion de l’é­cole. En France, des lycéens bloquent leurs éta­blis­se­ments pour dire non à la guerre, tan­dis que les syn­di­cats d’enseignant…

Halte à la répres­sion contre la flot­tille Glo­bal Sumud Libé­rez Saif Abu­ke­shek et Thia­go Ávila !

La FNEC FP-FO s’en­gage aux côtés de deux mili­tants arrê­tés lors d’une mis­sion huma­ni­taire vers Gaza. Décou­vrez le contexte de cette mobi­li­sa­tion inter­na­tio­nale et les enjeux sou­le­vés par cette action de soli­da­ri­té syndicale.

Sou­tien à Yous­sef Ajha – syn­di­ca­liste ensei­gnant de Cisjordanie

La FNEC-FP FO se mobi­lise pour défendre un syn­di­ca­liste ensei­gnant en Cis­jor­da­nie vic­time de repré­sailles. Décou­vrez com­ment le syn­di­cat dénonce les mesures puni­tives uti­li­sées pour bri­ser l’ac­tion syn­di­cale des ensei­gnants palestiniens.

Compte-ren­­du du CSA minis­té­riel du 5 mai 2026

Au sujet des six mil­liards de coupes bud­gé­taires sup­plé­men­taires pour ali­men­ter le bud­get de guerre, le minis­tère a répon­du n’avoir aucune infor­ma­tion sur les consé­quences dans l’éducation natio­nale. Grilles de reva­lo­ri­sa­tion des AED…