Non à la nouvelle loi de programmation militaire ! Non à la militarisation de la jeunesse !
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Le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale par 440 voix contre 122.
Celui-ci prévoit une rallonge de 36 milliards d’euros pour les armées, d’ici à 2030
Dans le même temps, le premier ministre décide de retirer plus de 6 milliards d’euros supplémentaires dans le budget de l’Etat et de la Sécu, en raison de « l’activité de nos forces armées au Moyen-Orient ».
Le gouvernement utilise la guerre et l’augmentation sans fin des dépenses militaires pour tourner le dos à nos revendications :
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Refus d’augmenter le point d’indice alors que des centaines de milliers de fonctionnaires sont payés sous le SMIC,
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Refus de bloquer les prix du carburant alors que les salariés se saignent pour aller travailler,
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Préparation d’un plan de fermetures de classes alors que les personnels et parents d’élèves se mobilisent depuis des mois contre les 4 000 suppressions de postes à l’Education nationale.
Ce projet de loi militaire, ce sont aussi plusieurs mesures visant à militariser la société, et en particulier la jeunesse :
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Un nouveau régime d’exception, « l’état d’alerte de sécurité nationale », qui permet au gouvernement de déroger, pour une durée indéfinie, aux lois et règlements dans divers domaines de la vie économique et sociale dont le droit du travail et les libertés fondamentales, et ce faisant, de soumettre toute la société aux besoins de la défense ;
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La transformation de la « journée défense et citoyenneté » en « journée de mobilisation », où les jeunes de 16 ans devront remplir un questionnaire destiné à apprécier leur disponibilité, leur motivation et leurs aptitudes pour servir. Après avoir été recensés, et jusqu’à l’âge de cinquante ans, ils devront déclarer à l’administration chargée du service national tout changement sur leur situation familiale, scolaire, universitaire et professionnelle et leurs compétences attestées ;
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A cela s’ajoutent tous les dispositifs de militarisation de l’Ecole et de l’Université, visant à embrigader et enrôler les jeunes, dans un contexte où le président Macron et son chef d’état-major voudraient que notre pays se tienne prêt « à accepter de perdre ses enfants. »
Nous ferons tout pour que les travailleurs et leurs enfants n’aillent pas à la guerre !
La FNEC FP-FO soutient toutes les initiatives prises pour le retrait de cette loi de programmation militaire, pour l’augmentation des salaires et la préservation des services publics. Elle invite à signer massivement l’appel du collège de Jean Lolive (93) : Non à la militarisation de l’Ecole !