27 mai 2026

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Non à la nouvelle loi de programmation militaire ! Non à la militarisation de la jeunesse !

Le pro­jet d’actualisation de la loi de pro­gram­ma­tion mili­taire (LPM) a été adop­té en pre­mière lec­ture à l’Assemblée natio­nale par 440 voix contre 122.

Celui-ci pré­voit une ral­longe de 36 mil­liards d’euros pour les armées, d’ici à 2030

Dans le même temps, le pre­mier ministre décide de reti­rer plus de 6 mil­liards d’euros sup­plé­men­taires dans le bud­get de l’Etat et de la Sécu, en rai­son de « l’activité de nos forces armées au Moyen-Orient ».

Le gou­ver­ne­ment uti­lise la guerre et l’augmentation sans fin des dépenses mili­taires pour tour­ner le dos à nos revendications :

  • Refus d’augmenter le point d’indice alors que des cen­taines de mil­liers de fonc­tion­naires sont payés sous le SMIC,

  • Refus de blo­quer les prix du car­bu­rant alors que les sala­riés se saignent pour aller travailler,

  • Pré­pa­ra­tion d’un plan de fer­me­tures de classes alors que les per­son­nels et parents d’élèves se mobi­lisent depuis des mois contre les 4 000 sup­pres­sions de postes à l’Education nationale.

Ce pro­jet de loi mili­taire, ce sont aus­si plu­sieurs mesures visant à mili­ta­ri­ser la socié­té, et en par­ti­cu­lier la jeunesse :

  • Un nou­veau régime d’exception, « l’état d’alerte de sécu­ri­té natio­nale », qui per­met au gou­ver­ne­ment de déro­ger, pour une durée indé­fi­nie, aux lois et règle­ments dans divers domaines de la vie éco­no­mique et sociale dont le droit du tra­vail et les liber­tés fon­da­men­tales, et ce fai­sant, de sou­mettre toute la socié­té aux besoins de la défense ;

  • La trans­for­ma­tion de la « jour­née défense et citoyen­ne­té » en « jour­née de mobi­li­sa­tion », où les jeunes de 16 ans devront rem­plir un ques­tion­naire des­ti­né à appré­cier leur dis­po­ni­bi­li­té, leur moti­va­tion et leurs apti­tudes pour ser­vir. Après avoir été recen­sés, et jusqu’à l’âge de cin­quante ans, ils devront décla­rer à l’administration char­gée du ser­vice natio­nal tout chan­ge­ment sur leur situa­tion fami­liale, sco­laire, uni­ver­si­taire et pro­fes­sion­nelle et leurs com­pé­tences attestées ;

  • A cela s’ajoutent tous les dis­po­si­tifs de mili­ta­ri­sa­tion de l’Ecole et de l’Université, visant à embri­ga­der et enrô­ler les jeunes, dans un contexte où le pré­sident Macron et son chef d’état-major vou­draient que notre pays se tienne prêt « à accep­ter de perdre ses enfants. »

Nous ferons tout pour que les tra­vailleurs et leurs enfants n’aillent pas à la guerre !

La FNEC FP-FO sou­tient toutes les ini­tia­tives prises pour le retrait de cette loi de pro­gram­ma­tion mili­taire, pour l’augmentation des salaires et la pré­ser­va­tion des ser­vices publics. Elle invite à signer mas­si­ve­ment l’appel du col­lège de Jean Lolive (93) : Non à la mili­ta­ri­sa­tion de l’Ecole !

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Non à la nouvelle loi de programmation militaire ! Non à la militarisation de la jeunesse !

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