29 juin 2026

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Appel de la conférence internationale contre la guerre adopté à Londres le 19 juin

Non à la mili­ta­ri­sa­tion et à la conscrip­tion
Des moyens pour le bien-être, pas pour la guerre

Depuis cette Confé­rence inter­na­tio­nale contre la guerre, nous éle­vons nos voix unies : contre la guerre et le géno­cide, contre la menace nucléaire gran­dis­sante, et pour la paix. Nous sommes réunis pour tirer la son­nette d’alarme : pour arrê­ter la marche à la guerre, ain­si que le natio­na­lisme et le racisme qu’elle engendre. Ensemble, nous disons NON au réar­me­ment et à la conscrip­tion, et OUI à des sys­tèmes de san­té, d’éducation et des ser­vices publics cor­rec­te­ment finan­cés, à des emplois décents et à des salaires plus élevés.

Nous recon­nais­sons et condam­nons la com­pli­ci­té des gou­ver­ne­ments qui ont faci­li­té et conti­nuent de per­mettre le géno­cide en Pales­tine, qui ont ali­men­té l’horrible bain de sang et fait obs­tacle à un ces­sez-le-feu en Ukraine, qui ont atta­qué l’Iran sou­ve­rain, le Liban et le Yémen, et qui conti­nuent de mener des guerres et des inter­ven­tions mili­taires à tra­vers le monde. Des mil­lions de per­sonnes sont mortes ou bles­sées, les infra­struc­tures sont détruites, des vies et des espoirs sont anéan­tis, afin de sau­ver le sys­tème capi­ta­liste qui engendre la guerre et la barbarie.

Nous n’acceptons pas la des­cente dans le chaos et la guerre, dont une grande part peut être impu­tée à l’impérialisme amé­ri­cain. Nous reje­tons abso­lu­ment l’intervention poli­tique et mili­taire de Trump au Vene­zue­la, ses menaces guer­rières contre Cuba, et nous affir­mons notre soli­da­ri­té avec les peuples de tous les pays mena­cés par Trump et ses alliés.

Nous recon­nais­sons et condam­nons éga­le­ment le rôle des gou­ver­ne­ments euro­péens, en par­ti­cu­lier ceux de Star­mer, Macron et Merz, dans l’escalade de la marche à la guerre : nous reje­tons leur pré­pa­ra­tion active à la guerre, qui se déploie sur tout le conti­nent, l’augmentation constante des dépenses mili­taires de l’OTAN, et nous nous enga­geons à nous y oppo­ser et à les faire reculer.

Nous reje­tons la dégé­né­res­cence de nos socié­tés pro­vo­quée par le pillage des richesses publiques, arra­chées à nos ter­ri­toires et à nos ser­vices publics pour être ver­sées dans les poches des fabri­cants d’armes. Nous ne sommes pas dupes du faux récit selon lequel les dépenses d’armement per­met­traient de régé­né­rer nos indus­tries et nos éco­no­mies. Nous sou­tien­drons et encou­ra­ge­rons la mobi­li­sa­tion syn­di­cale contre les dépenses militaires.

Nous défen­dons de véri­tables inves­tis­se­ments dans nos socié­tés, afin de garan­tir une sécu­ri­té réelle aux tra­vailleurs et à toute la popu­la­tion : pour nos sys­tèmes de san­té, pour des salaires et des condi­tions de tra­vail décents, pour les trans­ports, l’éducation et le loge­ment. Nous n’accepterons ni la conscrip­tion mili­taire ni la mili­ta­ri­sa­tion de l’éducation : nous ne per­met­trons pas que nos fils et nos filles soient envoyés tuer et se faire tuer.

Nous fai­sons face à des obs­tacles redou­tables et à des défis sans pré­cé­dent. Aujourd’hui, nous recon­nais­sons que la seule manière d’être effi­caces face aux forces puis­santes qui se dressent contre nous est de nous orga­ni­ser inter­na­tio­na­le­ment et d’agir de manière stra­té­gique dans l’intérêt des peuples. La soli­da­ri­té est cru­ciale, comme l’est tout autant la coor­di­na­tion inter­na­tio­nale, avec le mou­ve­ment ouvrier, pour ripos­ter aux gou­ver­ne­ments bel­li­cistes et à l’augmentation des dépenses mili­taires. Nous tra­vaille­rons ensemble à l’élaboration d’un cadre per­met­tant d’aller de l’avant.

Construire ce mou­ve­ment est essen­tiel pour garan­tir un ave­nir à notre pla­nète et à l’humanité. Tel est notre enga­ge­ment aujourd’hui : orga­ni­ser un mou­ve­ment irré­sis­tible pour la paix, contre le pro­jet impé­ria­liste amé­ri­cain, et lut­ter pour la vie et les moyens d’existence de tous les tra­vailleurs, pour un autre monde, meilleur.

Nous appe­lons à par­ti­ci­per à :

  • la jour­née du 10 octobre pour la Pales­tine, pour mettre fin à trois années de géno­cide et à des décen­nies d’occupation et d’apartheid ;
  • un week-end d’action contre la mili­ta­ri­sa­tion et la conscrip­tion, les 21 et 22 novembre ;
  • la jour­née d’action des dockers contre la guerre, en octobre, dont la date reste à confirmer.

Nous appe­lons éga­le­ment à pro­mou­voir le logo de la confé­rence — de Paris et de Londres — afin de don­ner à nos actions une visi­bi­li­té et un conte­nu inter­na­tio­naux, et de sou­te­nir les réunions et ini­tia­tives s’appuyant sur cet appel.

Londres, 19 juin 2026

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Appel de la conférence internationale contre la guerre adopté à Londres le 19 juin

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