7 mai 2026

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Compte-rendu du CSA ministériel du 5 mai 2026

Mer­ci aux cama­rades la CGT d’avoir déci­dé ce ras­sem­ble­ment. Je vais dire un mot au nom de la FNEC FP-FO.

Alors que les per­son­nels, les parents et les jeunes se mobi­lisent depuis des semaines contre les sup­pres­sions d’heures et les fer­me­tures de classes, le ministre de l’Education de l’Education natio­nale annonce une expé­ri­men­ta­tion dans 18 dépar­te­ments pour accé­lé­rer les fer­me­tures d’écoles d’ici 2030.

Pour le gou­ver­ne­ment Macron-Lecor­nu, la prio­ri­té ne va pas à l’École publique, pas plus qu’elle ne va à l’Hôpital et aux ser­vices publics indis­pen­sables à la population.

Le Bud­get de la défense a dou­blé en 10 ans. Mais cela ne suf­fit pas pour Macron et pour le com­plexe mili­ta­ro-indus­triel. C’est pour­quoi le pro­jet d’actualisation de la loi de pro­gram­ma­tion mili­taire qui arrive à l’assemblée natio­nale pré­voit une ral­longe de 36 mil­liards d’euros pour les dépenses d’armement.

(…) Qu’on ne nous fasse pas croire que les bud­gets de guerre sont com­pa­tibles avec nos reven­di­ca­tions ! Le minis­tère des comptes publics vient d’ailleurs d’écrire que l’augmentation des dépenses de la défense néces­site de faire éco­no­mies par­tout ailleurs. Pour 2026, ce sont de nou­velles coupes de 4 mil­liards d’euros dans le bud­get de l’Etat et 2 Mds dans le bud­get de la Sécu.

L’histoire nous l’enseigne : l’économie de guerre débouche tou­jours sur la guerre.

C’est d’ailleurs ce vers quoi Macron nous entraîne, puisque ce pro­jet de loi s’accompagne de mesures visant à déve­lop­per la mili­ta­ri­sa­tion de la société :

  • trans­for­ma­tion de la jour­née défense et citoyen­ne­té en « jour­née de mobi­li­sa­tion », en lien avec le nou­veau ser­vice mili­taire de Macron ;
  • créa­tion d’un nou­veau régime d’exception avec « l’état d’alerte de sécu­ri­té natio­nale ».

Ne soyons pas naïfs : c’est un bas­cu­le­ment ! La cri­tique des choix mili­taires, bud­gé­taires ou géo­po­li­tiques sera pré­sen­tée comme irres­pon­sable, voire pas­sible, en temps de conflit, de « haute tra­hi­son ». On connait déjà la cri­mi­na­li­sa­tion de ceux qui cri­tiquent la poli­tique de l’Etat géno­ci­daire d’Israël, et le sinistre pro­jet de la dépu­tée Yadan.

Com­ment ne pas s’inquiéter quand les médias, nombre de par­tis de gou­ver­ne­ment et la pré­si­dence de la Répu­blique com­mu­nient dans la célé­bra­tion du grand réar­me­ment et de l’activité militaire ?

La pro­pa­gande bel­li­ciste bat son plein jusque dans les écoles notam­ment avec la mul­ti­pli­ca­tion de par­te­na­riats avec l’armée : les classes de défense, le pro­jet d’un ensei­gne­ment à la défense, l’intervention de ser­gents recru­teurs dans les lycées au moment des vœux sur la pla­te­forme Par­cour­sup… pour pré­sen­ter les divers avan­tages pour les « volon­taires » du ser­vice mili­taire : un quart d’année uni­ver­si­taire en cadeau, et un exa­men plus favo­rable du dos­sier sur Par­cour­sup pour les enga­gés du Ser­vice national…

Vous ne pou­vez pas pour­suivre vos études à l’université ? Engagez-vous !

Vous vou­lez béné­fi­cier d’avantages pour pour­suivre vos études ? Rengagez-vous !

Savez-vous qu’en classe de pri­maire on dis­tri­bue aux élèves une bro­chure « Ma pre­mière céré­mo­nie mili­taire », finan­cée par le fabri­cant de mis­siles MBDA, dont les pro­duits ont récem­ment fou­droyé écoles, mos­quées et camps de réfu­giés gazaouis, cau­sant la mort de plus de cinq cents per­sonnes, dont une cen­taine d’enfants ?

Parce que l’augmentation des bud­gets mili­taires n’apporteront que mort et des­truc­tion, nous n’avons pas d’autre choix que de mener cam­pagne et d’organiser la mobi­li­sa­tion, l’action concrète pour empê­cher cette folie guer­rière dans laquelle Macron veut nous entraîner.

Cer­tains nous ont mon­tré la voie :

Je vou­drais saluer les dockers de Gênes, mais aus­si de plu­sieurs villes d’Europe, qui ont orga­ni­sé grèves et mobi­li­sa­tions contre l’envoi des armes à Israël.

Je vou­drais saluer la jeu­nesse d’Allemagne qui par dizaines de mil­liers mani­festent contre la conscription.

Je vou­drais la jeu­nesse en France qui dit à Macron qui n’a ces­sé de détruire ses condi­tions de vie et d’études : « non au ser­vice mili­taire ! Macron, nous ne vou­lons pas de ta guerre ! Nous n’irons pas ! »

C’est cette même jeu­nesse qui dans les uni­ver­si­tés du monde entier, de Sciences Po à Colum­bia, se mobi­lisent pour dénon­cer le géno­cide en Pales­tine et ses com­plices, et exi­ger la fin des par­te­na­riats avec Israël. Cette jeu­nesse est notre espoir. Mais nous devons être à leurs côtés !

Nous devons comme syn­di­cats prendre toutes les ini­tia­tives néces­saires, y com­pris la grève, pour qu’ils n’aillent pas à la guerre, pour empê­cher la guerre. C’est l’objectif que se donnent les dizaines et dizaines de syn­di­cats en Europe qui sou­tiennent la confé­rence inter­na­tio­nale contre la guerre qui aura lieu le 20 juin à Londres. Tous ensemble, par la mobi­li­sa­tion, nous pou­vons faire recu­ler les gou­ver­ne­ments fau­teurs de guerre et com­plices du géno­cide à Gaza !

Retrait de la loi de pro­gram­ma­tion militaire !

Retrait des bud­gets de guerre !

De l’argent pour l’école et l’hôpital, pas pour les rafales !

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Compte-rendu du CSA ministériel du 5 mai 2026

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