Non à l’acte 2 de l’École inclu­sive, satis­fac­tion immé­diate des revendications !

20 Sep, 2024AESH, Com­mu­ni­qué, Défense du sta­tut, Ensei­gne­ment spécialisé

Depuis la ren­trée, la ques­tion de l’inclusion sco­laire est sur le devant de la scène : articles de presse qui pointent le manque d’AESH, publi­ca­tion au BO d’un texte sur le déploie­ment des DAR, rap­port de la Cour des comptes sur l’inclusion scolaire…

Le gou­ver­ne­ment lui-même recon­naît les dif­fi­cul­tés, comme N. Bel­lou­bet qui rap­pelle les 24000 élèves à qui on refuse une sco­la­ri­sa­tion faute de place dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­caux-sociaux (ESMS), comme les IME, les IMPRO, les IEM, les ITEP…

Mais au lieu d’en tirer les conclu­sions qui s’imposent et de ren­for­cer l’enseignement spé­cia­li­sé, le gou­ver­ne­ment veut pour­suivre la fuite en avant de l’acte 2 de l’École inclu­sive qui abou­tit à tou­jours moins de prise en charge pour les élèves et tou­jours plus de condi­tions de tra­vail dégradées.

La Cour des comptes dresse un constat fort juste…

Un rap­port de la Cour des comptes publié en sep­tembre 2024 indique par exemple : « Les effec­tifs d’élèves en situa­tion de han­di­cap en milieu sco­laire ont tri­plé : 155361 élèves à la ren­trée 2006 et 436085 en 2022… Les mai­sons dépar­te­men­tales des per­sonnes han­di­ca­pées (MDPH) pres­crivent des affec­ta­tions en éta­blis­se­ments médi­co-sociaux qui n’aboutissent pas tou­jours, faute de places ou en rai­son du choix des familles. De telles situa­tions conduisent les écoles et les éta­blis­se­ments sco­laires, en rai­son de l’obligation de sco­la­ri­sa­tion qui incombe au minis­tère de l’Éducation natio­nale, à accueillir des élèves pré­sen­tant des troubles face aux­quels les inter­ve­nants édu­ca­tifs se sentent dému­nis. » On ne sau­rait mieux dire…

Et d’ajouter : « Il faut éga­le­ment rele­ver le manque de tra­vaux qui per­met­traient d’analyser en quoi la sco­la­ri­sa­tion des élèves en situa­tion de han­di­cap est béné­fique pour eux en termes de réus­site sco­laire et, plus lar­ge­ment, édu­ca­tive, ain­si que l’impossibilité de dis­tin­guer les par­cours ou les dis­po­si­tifs les plus effi­caces et effi­cients. Il en résulte qu’il n’est guère pos­sible de se pro­non­cer sur les per­for­mances du modèle fran­çais d’inclusion sco­laire des élèves en situa­tion de han­di­cap. » Le véri­table « béné­fice » ne serait-il donc pas plu­tôt pécu­niaire, sachant un élève sco­la­ri­sé en classe ordi­naire coûte entre 3 et 10 fois moins cher qu’un élève dans l’enseignement spécialisé ?

Concer­nant les AESH, le rap­port relève « d’importants pro­blèmes de recru­te­ment et une insa­tis­fac­tion de ces agents par rap­port à leurs condi­tions de tra­vail… La dis­per­sion des ser­vices des accom­pa­gnants d’élèves en situa­tion de han­di­cap entre plu­sieurs éta­blis­se­ments montre les limites des pôles inclu­sifs d’accompagnement loca­li­sés qui font l’objet de cri­tiques récur­rentes. »

Forts de ces constats, on s’attend donc à ce que le rap­port pro­pose de recru­ter les ensei­gnants spé­cia­li­sés pour répondre aux noti­fi­ca­tions de la MDPH, de recru­ter les AESH néces­saires avec un Sta­tut de la Fonc­tion publique, un vrai salaire et l’abandon des PIAL… Et bien non ! Bien au contraire…

Mais des pré­co­ni­sa­tions désastreuses !

Les places manquent dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­caux sociaux ? C’est parce que « Le dis­po­si­tif actuel souffre de cloi­son­ne­ment, même si le déve­lop­pe­ment d’unités exter­na­li­sées (uni­tés médi­co-sociales implan­tées dans les éta­blis­se­ments sco­laires) ouvre une pers­pec­tive favo­rable. Il paraît indis­pen­sable de revoir les objec­tifs et les moda­li­tés de mise en œuvre de la sco­la­ri­sa­tion des élèves en situa­tion de han­di­cap en les ins­cri­vant dans une concep­tion plus fluide entre sec­teurs édu­ca­tif et médi­co-social. » C’est pré­ci­sé­ment ce que pro­pose le décret sur l’externalisation des ESMS paru en juillet 2024. Rap­pe­lons l’objectif de fer­me­ture totale des ESMS clai­re­ment affi­ché par E. Macron lors de la confé­rence natio­nale du Han­di­cap du 26 avril 2023 : « Notre ambi­tion est de mettre fin aux éta­blis­se­ments fer­més dans les­quels les enfants vivent à part. »

Les AESH sont en nombre insuf­fi­sant ? Il suf­fit de « revoir la situa­tion actuelle qui est mar­quée par un recours pré­pon­dé­rant à l’accompagnement » et au lieu de cela « amé­lio­rer les pro­cé­dures d’acquisition de maté­riels péda­go­giques et de sup­ports d’enseignement adap­tés aux élèves en situa­tion de han­di­cap, et pré­voir des actions de for­ma­tion des inter­ve­nants édu­ca­tifs. »

Des for­ma­tions et du maté­riel au lieu de moyens humains, la mise en place des pôles d’appui à la sco­la­ri­té (PAS) pour ren­for­cer la mutua­li­sa­tion et réduire le nombre d’AESH, des dis­po­si­tifs inté­grés au lieu des places néces­saires dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux … Voi­là tout le conte­nu de l’acte 2 de l’École inclusive !

Un autre exemple du chaos impul­sé par l’acte 2 : « l’autorégulation en milieu scolaire »

Le 5 sep­tembre 2024 est éga­le­ment paru au B.O. un texte inti­tu­lé « déploie­ment de l’autorégulation en milieu sco­laire ». Il s’agit de géné­ra­li­ser les « Dis­po­si­tifs d’autorégulation » (DAR) expé­ri­men­tés dans cer­tains dépar­te­ments. Ces dis­po­si­tifs per­mettent d’inclure en classe ordi­naire des élèves avec des troubles du neu­ro­dé­ve­lop­pe­ment : trouble du spectre de l’autisme (TSA), trouble défi­cit de l’attention avec ou sans hyper­ac­ti­vi­té (TDAH), trouble du déve­lop­pe­ment intel­lec­tuel (TDI) par exemple…

Il pré­voit la mise en place d’une salle dédiée dans laquelle peuvent aller et venir les élèves de l’école ou de l’établissement dans le cadre de l’ « auto­ré­gu­la­tion ». Un ensei­gnant (le B.O. pré­cise bien non spé­cia­li­sé) est affec­té au DAR. L’équipe ensei­gnante est « for­mée » pour inté­grer dans ses pra­tiques péda­go­giques et son fonc­tion­ne­ment « l’autorégulation » pour tous les élèves de l’école ou de l’établissement… Des per­son­nels spé­cia­li­sés des ESMS liés à ce DAR pour­ront inter­ve­nir auprès des per­son­nels ensei­gnants en tant que « per­sonnes ressources ».

Tout cela en lieu et place d’une vraie prise en charge des élèves à besoins par­ti­cu­liers dans une classe ou une struc­ture spé­cia­li­sée ou adaptée.

Signons mas­si­ve­ment la péti­tion FO et réunis­sons-nous pour faire valoir les revendications !

La FNEC FP-FO n’accepte ni les remises en cause des droits des élèves en situa­tion de han­di­cap ou à besoins par­ti­cu­liers, ni la dégra­da­tion conti­nue des condi­tions de tra­vail des per­son­nels. Elle invite les per­son­nels à se réunir avec le syn­di­cat afin de faire un état des lieux pré­cis des besoins et afin de prendre toutes les ini­tia­tives néces­saires pour faire valoir les reven­di­ca­tions urgentes.

La FNEC FP-FO, la FNAS-FO, la FSPS-FO et la FAGE-FO invitent d’ores et déjà les per­son­nels à signer mas­si­ve­ment la péti­tion FO pour exiger :

  • La défense de l’enseignement spé­cia­li­sé et adapté ;
  • Le main­tien et la créa­tion des places dans les éta­blis­se­ments sociaux et médico-sociaux ;
  • Le retrait du décret visant à géné­ra­li­ser l’externalisation des ESMS ;
  • Le recru­te­ment d’enseignants spé­cia­li­sés et d’AESH ;
  • Un sta­tut de fonc­tion­naire et un vrai salaire pour les AESH ;
  • Le retrait de l’acte 2 de l’École inclu­sive, l’abandon des PAS et des PIAL ;
  • La recon­nais­sance, sécu­ri­sa­tion et reva­lo­ri­sa­tion de tous les pro­fes­sion­nels en lien avec la sco­la­ri­sa­tion des élèves en situa­tion de handicap.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.

À bas la guerre ! À bas les bud­gets de guerre ! Satis­fac­tion des revendications !

Alors que l’a­gres­sion mili­taire amé­ri­caine au Vene­zue­la ouvre l’an­née sous le signe de la guerre, la FNEC FP-FO tire la son­nette d’a­larme sur la mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’É­cole fran­çaise. Entre bud­gets de guerre en hausse et aus­té­ri­té impo­sée aux ser­vices publics, le syn­di­cat appelle à la mobi­li­sa­tion sous le mot d’ordre : « Pain, paix, liberté ! »

20e Congrès de la FNEC FP-FO réuni à Angers : Motion de sou­tien aux ensei­gnants de Cis­jor­da­nie en grève

Depuis plus de deux mois, les ensei­gnants de Cis­jor­da­nie sont en grève pour le paie­ment inté­gral et régu­lier des salaires, pour le droit de tra­vailler à temps plein et pour l’autorisation de consti­tuer leur syn­di­cat indé­pen­dant de l’Autorité palestinienne.…