Reven­di­ca­tions des AESH

17 Nov, 2025AESH, Com­mu­ni­qué

à l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés, Mes­dames les séna­trices, Mes­sieurs les sénateurs

Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés, Mes­dames les séna­trices, Mes­sieurs les sénateurs,

Les Assis­tants d’Élèves en Situa­tion de Han­di­cap (AESH) sont deve­nus depuis 2015 un rouage essen­tiel de l’Éducation natio­nale, recon­nu par tous, y com­pris la repré­sen­ta­tion natio­nale. En nombre, elles seraient le deuxième corps de l’Institution. Elles sont pour la très grande majo­ri­té des femmes.

Depuis des années, la FNEC FP-FO alerte les ministres de l’Éducation natio­nale et la repré­sen­ta­tion natio­nale sur la pré­ca­ri­té et les condi­tions de tra­vail extrê­me­ment dégra­dées que subissent les AESH. Notre fédé­ra­tion reven­dique à leur côté l’obtention d’un sta­tut de caté­go­rie B leur garan­tis­sant vingt-quatre heures d’accompagnement comme obli­ga­tions régle­men­taires de ser­vice à temps plein.

Nous deman­dons éga­le­ment l’abandon des Pôles Inclu­sifs d’Accompagnement Loca­li­sés (PIAL) et des Pôles d’Appui à la Sco­la­ri­té), vec­teurs d’une mutua­li­sa­tion abu­sive pour les élèves qui ne res­pectent pas les noti­fi­ca­tions des Mai­sons dépar­te­men­tales des per­sonnes han­di­ca­pées et de souf­frances au tra­vail pour les personnels.

L’accès au sta­tut de fonc­tion­naire ne doit pas être une coquille vide : il est urgent d’accéder aux reven­di­ca­tions des AESH.

La grande majo­ri­té d’entre-elles exercent une quo­ti­té de 62% d’un temps com­plet, cor­res­pon­dant à 24 heures, temps d’accompagnement de la plu­part des élèves dans le pre­mier degré qui est deve­nu la norme pour ce qui est de leurs obli­ga­tions de ser­vice. Elles ont par ailleurs des obli­ga­tions de ser­vice dites connexes qui couvrent le tra­vail invi­sible : les pré­pa­ra­tions, les dif­fé­rentes réunions, le tra­vail admi­nis­tra­tif en lien avec les élèves sui­vis, etc.

Ce temps incom­plet les main­tient de fait dans une pré­ca­ri­té invi­vable puisqu’elles se retrouvent, bien que payées au SMIC, à gagner des salaires en des­sous du seuil de pau­vre­té et se voient contraintes pour beau­coup à cou­rir après d’autres emplois ou contrats. Les quelques reva­lo­ri­sa­tions et la créa­tion d’une indem­ni­té leur ont tout juste per­mis de suivre les évo­lu­tions du SMIC.

Quant à leurs condi­tions de tra­vail, les PIAL et les PAS, la mutua­li­sa­tion et l’inclusion sys­té­ma­tique et for­cée les conduisent à une souf­france qui se tra­duit par les mil­liers de registres de san­té et sécu­ri­té au tra­vail ren­sei­gnés par les AESH, comme d’autres per­son­nels. Plus de 80% de ces fiches ren­sei­gnées dans les écoles concernent des pro­blèmes liés à l’inclusion, selon les propres remon­tées du minis­tère. Les condi­tions de tra­vail en sont extrê­me­ment dégradées.

Le manque de places dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux (ESMS), orga­ni­sé par la poli­tique d’inclusion sys­té­ma­tique et for­cée, conduit de plus en plus d’AESH à devoir accom­pa­gner des élèves ingé­rables, ultra-vio­lents (donc dan­ge­reux), car en grande souf­france, une classe ordi­naire n’étant pas adap­tée pour eux, même accompagnés.

C’est le droit pour tout élève en situa­tion de han­di­cap de béné­fi­cier d’une sco­la­ri­sa­tion spé­cia­li­sée et adap­tée à son han­di­cap qui, pour des consi­dé­ra­tions bud­gé­taires, est bafoué.

Par ailleurs, l’avancée que devait repré­sen­ter la mise en place de la pause méri­dienne n’a fait qu’ajouter à la dégra­da­tion des condi­tions de tra­vail et se tra­duit, dans la plu­part des cas, par la baisse du temps d’accompagnement des élèves. Cela entraine éga­le­ment de fait une baisse de reve­nu par la perte des contrats avec les collectivités.

Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés, Mes­dames les séna­trices, Mes­sieurs les séna­teurs, le rap­port social unique dis­cu­té lors du der­nier CSA minis­té­riel pointe que par­mi les 50 237 per­son­nels AESH en exer­cice à la ren­trée 2017, 32 % avaient quit­té leur fonc­tion à l’éducation natio­nale à la ren­trée 2022. Quel corps de fonc­tion­naire per­drait presque un tiers de sa popu­la­tion en cinq ans sans que cela devienne une urgence natio­nale ? Les AESH manquent par­tout, le minis­tère n’arrivent plus à recru­ter et les ser­vices sont contraints d’organiser voire d’institutionnaliser la pénu­rie. Par exemple, dans le seul dépar­te­ment des Landes, d’après les ren­sei­gne­ments chif­frés recueillis par FO auprès de 8 coor­don­na­teurs de PIAL, et il y en a 50 dans ce dépar­te­ment, le manque d’heures d’accompagnement en res­pect des noti­fi­ca­tions de la MLPH s’élève déjà à 1000 heures, ce qui cor­res­pond à une qua­ran­taine d’AESH (embau­chés avec une quo­ti­té de temps de tra­vail de 60%, soit 23h30 heb­do­ma­daires d’accompagnement).

Les AESH sont pour­tant des agents de l’État. Il est temps de tirer les consé­quences de la poli­tique d’inclusion sys­té­ma­tique et de mutua­li­sa­tion, de mettre un terme à la souf­france au tra­vail qu’elles subissent. Il est temps de leur per­mettre de gagner un trai­te­ment digne pour leur travail.

Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés, Mes­dames les séna­trices, Mes­sieurs les séna­teurs, la FNEC FP-FO vous demande de consi­dé­rer enfin ces per­son­nels à la hau­teur de leur rôle essen­tiel pour le ser­vice public en pré­voyant l’évolution du sché­ma d’emplois dans le PLF 2026 et les moyens bud­gé­taires de pro­cé­der à la créa­tion d’un sta­tut de caté­go­rie B por­tant les obli­ga­tions régle­men­taires de ser­vice à 24 heures. Notre fédé­ra­tion vous demande éga­le­ment de vous sai­sir de la poli­tique de mutua­li­sa­tion et du pro­blème de l’inclusion sys­té­ma­tique et for­cée, et de mettre fin aux PIAL et aux PAS qui détruisent les éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, privent les élèves de leurs noti­fi­ca­tions, du droit aux soins et à un ensei­gne­ment adap­té et créent in fine tant de souf­france par­mi les élèves et les per­son­nels. Toutes les places néces­saires doivent être créées dans les ESMS (ITEP, IME, IM-Pro…).

En espé­rant que ce cour­rier retien­dra toute votre atten­tion, nous vous prions de croire, Mes­dames et Mes­sieurs les Dépu­tés, Mes­dames et Mes­sieurs les Séna­teurs, en notre pro­fonde considération.

Clé­ment Poullet

Secré­taire géné­ral, FNEC FP-FO

Pro­po­si­tion de loi sur l’enseignement à la défense : STOP à la pro­pa­gande mili­taire dans nos écoles !

Le 25 février 2026, l’As­sem­blée natio­nale a adop­té en com­mis­sion une pro­po­si­tion de loi visant à ren­for­cer « l’en­sei­gne­ment à la défense » dans les col­lèges et lycées, avec l’in­ter­ven­tion de mili­taires non qua­li­fiés dans nos éta­blis­se­ments. La FNEC FP-FO dénonce fer­me­ment cette ten­ta­tive d’embrigadement de nos élèves et appelle les dépu­tés à voter CONTRE cette loi qui trans­forme l’é­cole en lieu de pro­pa­gande mili­taire, alors que des postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més par­tout. Avec la FSU, la CGT Educ’ac­tion et Sud Edu­ca­tion, nous exi­geons le retrait du guide « Accul­tu­rer les jeunes à la défense » et l’a­ban­don des « classes défense » : l’é­cole doit res­ter un lieu neutre, d’é­man­ci­pa­tion et de liber­té, pas une caserne !

30 000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés en ESMS n’y sont pas faute de place… 50 000 élèves noti­fiés n’ont aucun sui­vi AESH… Ça suf­fit ! Construi­sons le rap­port de force !

Alors que le nombre d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap sco­la­ri­sés a qua­dru­plé depuis 2006, la FNEC FP-FO alerte sur les consé­quences d’une inclu­sion sans moyens adap­tés. Entre le déploie­ment mas­sif des nou­veaux Pôles d’Appui à la Sco­la­ri­té et l’at­tente de mil­liers de places en éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, décou­vrez les enjeux de cette confron­ta­tion avec le minis­tère. Cet article détaille les reven­di­ca­tions syn­di­cales pour pro­té­ger l’en­sei­gne­ment spé­cia­li­sé et le sta­tut des personnels.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Non à la mili­ta­ri­sa­tion de l’Ecole !

La FNEC FP-FO réaf­firme avec force son atta­che­ment à une École publique, laïque et éman­ci­pa­trice, pla­cée au ser­vice de la réus­site de tous les élèves et non au ser­vice d’in­té­rêts étran­gers à sa mis­sion fon­da­men­tale. C’est au nom de ces prin­cipes intan­gibles, et face à une dérive inquié­tante qui tend à faire de l’É­cole un ins­tru­ment de pro­mo­tion mili­taire, que nous nous adres­sons à vous aujourd’hui.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.