17 novembre 2025

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STOP à la militarisation de l’Ecole et à la mise au pas de la jeunesse !

Jeu­di 6 novembre, des élèves de seconde, de pre­mière année de CAP, et des troi­sièmes « décou­verte pro­fes­sion­nelle » du lycée pro­fes­sion­nel Jules Miche­let à Fon­te­nay-sous-Bois (Val-de-Marne) ont été ame­nés à par­ti­ci­per à des ate­liers de pro­mo­tion des métiers de la défense dans le cadre d’un « ral­lye citoyen » orga­ni­sé par le « tri­nôme aca­dé­mique » de l’académie de Cré­teil (asso­ciant le rec­to­rat, les auto­ri­tés mili­taires ter­ri­to­riales et l’association régio­nale des audi­teurs de l’Institut des hautes études de la défense natio­nale). Par­mi les acti­vi­tés pro­po­sées, outre des stands de tir au laser avec des répliques de fusil d’assaut, des élèves pre­nant part à un ate­lier ani­mé par les équipes locales de sécu­ri­té péni­ten­tiaire (ELSP) de Fresnes ont été pla­cés dans la situa­tion de déte­nus « pour vivre le quo­ti­dien d’un sur­veillant de péni­ten­cier ».

À cette occa­sion, des lycéens ont été invi­tés à frap­per à coups de pieds et de matraque un de leur cama­rade muni d’équipements de pro­tec­tion (casque, pro­tège-tibias, bou­clier…). L’un d’eux a alors été « pla­qué au sol, (…) menot­té face contre terre puis (…) pla­qué au mur comme pour une fouille au corps » par deux per­son­nels péni­ten­tiaires. Selon une ensei­gnante, « à la fin, deux des élèves s’étaient bles­sés, le bou­clier était macu­lé de sang ». Les per­son­nels péni­ten­tiaires ont expli­qué que « leur but était de mon­trer qu’il ne ser­vait à rien de s’opposer aux forces de l’ordre, car ces der­nières auraient tou­jours le des­sus. » (Média­part, 11 novembre 2025).

Aler­tées par des pro­fes­seurs, les auto­ri­tés aca­dé­miques, qui avaient jus­ti­fié cette jour­née par la volon­té de « déve­lop­per l’esprit de défense », ont déclen­ché une enquête administrative.

Selon le minis­tère, les « ral­lyes citoyens », orga­ni­sés dans le cadre du « Par­cours citoyen » visant à « apprendre les valeurs de la Répu­blique », « regroupent des jeunes sur une demi-jour­née ou une jour­née » afin de par­ti­ci­per en petits groupes à des ate­liers « ani­més par les corps en uni­formes du minis­tère des armées ou de l’intérieur, des asso­cia­tions natio­nales agréées de sécu­ri­té civile et du per­son­nel du minis­tère de l’Éducation natio­nale. ».

Avec les « classes défense » (créées en 2005) par­rai­nées par des uni­tés mili­taires ou de la sécu­ri­té civile, et les « classes enga­gées » inté­grant la par­ti­ci­pa­tion à un séjour de cohé­sion du ser­vice natio­nal uni­ver­sel (SNU), ces « ral­lyes » s’inscrivent par­mi les dis­po­si­tifs d’embrigadement de la jeu­nesse que mul­ti­plient Macron et son gou­ver­ne­ment dans le cadre de leurs poli­tiques va-t-en-guerre en lien avec la marche à la guerre au plan euro­péen et mon­dial (actuel­le­ment plus de 500 « classe défense » concernent plus de 12 500 élèves dont 20% en édu­ca­tion prio­ri­taire).

Dans le même temps, le bud­get des armées aug­mente de 7 mil­liards d’euros pour 2026, dépas­sant celui de l’Éducation natio­nale qui pré­voit 4 000 sup­pres­sions de postes, et les lycéens et étu­diants qui dénoncent l’escalade guer­rière et le géno­cide des Pales­ti­niens sont bru­ta­le­ment réprimés.

La FNEC FP-FO par­tage la conster­na­tion et la colère des per­son­nels du lycée pro­fes­sion­nel Miche­let face aux vio­lences com­mises contre des élèves, ou aux­quelles des élèves ont été inci­tés, lors de ce « ral­lye citoyen » du 6 novembre. Pour la FNEC FP-FO, ces inci­dents inac­cep­tables confirment que ni l’armée ni les forces de l’ordre n’ont leur place dans les écoles et éta­blis­se­ments sco­laires. De même, le rôle de l’École et de ses per­son­nels est d’instruire les jeunes, pas de se trans­for­mer en lieu de recru­te­ment pour la guerre ou de mise au pas de la jeunesse !

La FNEC FP-FO réaf­firme son oppo­si­tion ferme à la marche à la guerre et à tout dis­po­si­tif de mili­ta­ri­sa­tion de l’école et d’embrigadement de la jeu­nesse, ain­si qu’à toute mesure de répres­sion contre les jeunes et tous ceux qui se mobi­lisent pour la paix.

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STOP à la militarisation de l’Ecole et à la mise au pas de la jeunesse !

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