Non à la ter­ri­to­ria­li­sa­tion de l’École publique ! Oui à la satis­fac­tion des revendications !

24 Nov, 2025Com­mu­ni­qué

En mai der­nier, le pré­sident Macron a confié au Conseil éco­no­mique, social et envi­ron­ne­men­tal l’organisation d’une Conven­tion citoyenne sur les temps de l’enfant : « Com­ment mieux struc­tu­rer les dif­fé­rents temps de la vie quo­ti­dienne des enfants afin qu’ils soient plus favo­rables à leurs appren­tis­sages, à leur déve­lop­pe­ment et à leur santé ? »

Le pré­sident Macron a lan­cé cette opé­ra­tion de com­mu­ni­ca­tion dans un contexte où les mesures prises par ses gou­ver­ne­ments suc­ces­sifs visant à détruire l’École publique ne passent ni auprès des per­son­nels ni auprès des parents d’élèves.

Per­sonne n’accepte l’avalanche de sup­pres­sions de postes déci­dées ces der­nières années, et en par­ti­cu­lier les 4 000 annon­cées par le gou­ver­ne­ment Lecor­nu-Gef­fray pour la pro­chaine ren­trée, qui ne man­que­ront pas d’aggraver à nou­veau les condi­tions de tra­vail des per­son­nels et les condi­tions d’apprentissage des élèves.

Per­sonne n’accepte la situa­tion révol­tante que subissent les élèves en situa­tion de han­di­cap qui se voient pri­vés de leur droit à béné­fi­cier de condi­tions de sco­la­ri­sa­tion adap­tées. Il manque au moins 24 000 places dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux pour y accueillir les élèves qui en ont besoin. Il manque des mil­liers de postes d’AESH. Par­tout ça craque !

Per­sonne n’accepte les contre-réformes suc­ces­sives qui, du « choc des savoirs » aux éva­lua­tions d’établissement, remettent en cause le sta­tut des per­son­nels et le fonc­tion­ne­ment de l’École publique.

Des pro­jets édu­ca­tifs de ter­ri­toire « nou­velle géné­ra­tion » ren­dus obligatoires !

De ces mesures qui rendent l’École publique exsangue et l’instruction des élèves de plus en plus dif­fi­cile, le rap­port de la Conven­tion citoyenne sur les temps de l’enfant, publié ce dimanche 23 novembre, ne dit pas un mot.

Par contre, sous cou­vert d’amélioration des temps de l’enfant, il pro­pose d’aller encore plus loin dans la remise en cause de l’École publique laïque et répu­bli­caine en accé­lé­rant tous les pro­ces­sus de ter­ri­to­ria­li­sa­tion déjà en place.

Il s’agit notam­ment de créer « un minis­tère de l’enfance » et de « rendre obli­ga­toire l’élaboration de Pro­jets édu­ca­tifs de ter­ri­toire nou­velle géné­ra­tion sur l’ensemble du ter­ri­toire national »

Le rap­port indique « Aujourd’hui, les Pro­jets édu­ca­tifs de ter­ri­toire (PEdT) doivent per­mettre d’assurer une conti­nui­té entre les temps sco­laires, péri­sco­laires et extra­s­co­laires, en réunis­sant autour d’un même pro­jet les ensei­gnants, les com­munes, les asso­cia­tions et les familles. Dans les faits, leur mise en œuvre reste très inégale (…) De plus, ce dis­po­si­tif n’est pas obli­ga­toire et repose sur la bonne volon­té des acteurs locaux (…) Ain­si, nous pro­po­sons d’inscrire dans la loi l’obligation pour chaque ter­ri­toire d’élaborer un nou­veau PEdT selon le cadre défi­ni par l’État. L’échelle ter­ri­to­riale est à déter­mi­ner en fonc­tion des contextes locaux. »

C’est à cette aune qu’il faut appré­cier les pro­po­si­tions du rapport :

  • Pas­ser la semaine à 5 jours du lun­di au vendredi
  • Éta­blir un socle com­mun d’apprentissages obli­ga­toires com­pre­nant des appren­tis­sages théo­riques, pla­cés le matin, et des appren­tis­sages pra­tiques, pla­cés l’après-midi avec des pro­jets interdisciplinaires,
  • Rendre obli­ga­toire l’or­ga­ni­sa­tion par les éta­blis­se­ments sco­laires, en par­te­na­riat, de plu­sieurs temps de rup­ture dans l’année : au moins un séjour/voyage par an
  • Ouvrir les éta­blis­se­ments sco­laires pour pro­po­ser de nou­velles activités

Pour la semaine de 4 jours dans toutes les écoles ! Aban­don des décrets Peillon, Hamon et Blanquer !

La FNEC FP-FO n’accepte pas cette aggra­va­tion de la ter­ri­to­ria­li­sa­tion de l’École publique, la confu­sion tou­jours plus grande entre le sco­laire et le péri ou l’extra-scolaire. L’École doit res­ter l’École, la même par­tout avec des appren­tis­sages dis­pen­sés par des ensei­gnants fonc­tion­naires d’État, pro­té­gés de toutes les pres­sions locales par leur statut !

La FNEC FP-FO n’accepte pas l’immixtion tou­jours plus impor­tante des asso­cia­tions ou des col­lec­ti­vi­tés locales dans le fonc­tion­ne­ment de l’École publique laïque et républicaine !

Avec l’immense majo­ri­té des per­son­nels, elle reven­dique un rythme solaire natio­nal unique dans les écoles : la semaine de 4 jours sur 36 semaines et donc l’abrogation des décrets Peillon, Hamon et Blanquer.

La FNEC FP-FO exige ain­si du gou­ver­ne­ment qu’il ne retienne pas les pro­po­si­tions du rap­port sur la Conven­tion citoyenne des temps de l’enfant, Conven­tion à laquelle elle a refu­sé de par­ti­ci­per pour ne pas lui don­ner la moindre caution.

Pour la FNEC FP-FO, l’amélioration des condi­tions d’apprentissage des élèves passe par la satis­fac­tion des reven­di­ca­tions des per­son­nels. Elle exige ain­si en par­ti­cu­lier l’annulation des sup­pres­sions de postes et les créa­tions de postes néces­saires dans les écoles, col­lèges, lycées, éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux et ser­vices, ain­si qu’un sta­tut de fonc­tion­naire avec un temps plein de 24h pour les AESH. Elle reven­dique éga­le­ment l’abrogation des contre-réformes qui remettent en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels, et le droit égal d’accès à l’instruction des élèves : réforme Blan­quer du lycée et du bac­ca­lau­réat, Par­cour­sup, acte 2 de l’école inclu­sive, « choc des savoirs »…

Elle invite les per­son­nels à se réunir et à déci­der de toutes les ini­tia­tives pour faire valoir leurs reven­di­ca­tions, et notam­ment l’abandon des pro­po­si­tions du rap­port de la Conven­tion citoyenne. Elle a dépo­sé un pré­avis de grève qui court jusqu’aux vacances d’hiver.

Ren­trée 2026 : sou­tien aux per­son­nels mobi­li­sés pour leurs revendications !

Dès la ren­trée sco­laire, les mobi­li­sa­tions des per­son­nels de l’é­du­ca­tion rem­portent des vic­toires concrètes face aux fer­me­tures de classes et au manque de moyens. La FNEC FP-FO appelle à inten­si­fier la mobi­li­sa­tion pour contes­ter les bud­gets d’aus­té­ri­té qui sacri­fient l…

AESH : NON au tas­se­ment de la grille ! Satis­fac­tion des revendications !

Avec la reva­lo­ri­sa­tion du SMIC en juin 2026, les AESH font face à un nou­veau tas­se­ment de leur grille sala­riale, ren­for­çant les inéga­li­tés au sein de la pro­fes­sion. La FNEC FP-FO dénonce ce mépris de l’É­tat et appelle à une mobi­li­sa­tion natio­nale pour exi­ger un vrai sta…

Des moyens réels pour pro­té­ger les per­son­nels, pas de répres­sion contre les élèves !

Un nou­veau décret per­met désor­mais d’af­fec­ter des élèves dans d’autres éta­blis­se­ments en fonc­tion du com­por­te­ment de leurs parents. La FNEC FP-FO dénonce une mesure répres­sive qui risque de péna­li­ser les enfants pour les actes de leurs familles et appelle à des solution…

Faire la ren­trée dans ces condi­tions ? C’EST NON !

À quelques jours de la ren­trée sco­laire, la FNEC FP-FO dénonce un chaos sans pré­cé­dent : 4 000 sup­pres­sions de postes sup­plé­men­taires, des mil­liers d’é­lèves sans affec­ta­tion, et des sys­tèmes infor­ma­tiques défaillants mena­çant même le paie­ment des per­son­nels. Face à cett…

Cybe­rat­taques, fuites de don­nées : le ministre res­pon­sable du chaos !

Les sys­tèmes infor­ma­tiques du minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale s’ef­fondrent après une série de cybe­rat­taques mas­sives ayant expo­sé plus de 346 mil­lions de don­nées per­son­nelles. Face à ce chaos qui menace les salaires et les condi­tions de tra­vail, la FNEC FP-FO appelle…

Sou­tien aux mili­tants et membres du CNAPESTE, Conseil Natio­nal Auto­nome du Per­son­nel Ensei­gnant de l’Enseignement Secon­daire et Tech­nique, mena­cé de dissolution

La FNEC FP-FO apporte son sou­tien inter­na­tio­na­liste au CNAPESTE algé­rien, mena­cé de dis­so­lu­tion par les auto­ri­tés de son pays pour avoir exer­cé le droit de grève. Un mes­sage de soli­da­ri­té qui dénonce les attaques contre le syn­di­ca­lisme indé­pen­dant et l’en­sei­gne­ment publ…

À la ren­trée aux côtés des lycéens et étu­diants : Tous doivent accé­der à la filière de leur choix !

Face à la crise de l’ac­cueil dans l’en­sei­gne­ment supé­rieur, la FNEC FP-FO mobi­lise ensei­gnants, lycéens et étu­diants pour exi­ger des places et l’a­bro­ga­tion de Par­cour­sup. Décou­vrez com­ment le syn­di­cat s’op­pose à la sélec­tion à l’u­ni­ver­si­té et orga­nise la riposte pour se…

Céré­mo­nie du 11 novembre : Pas de pro­pa­gande guer­rière à l’École !

Le ministre Gef­fray impose une nou­velle céré­mo­nie mili­taire obli­ga­toire dans toutes les écoles à par­tir de 2026. La FNEC FP-FO dénonce cette ins­tru­men­ta­li­sa­tion de l’É­cole et appelle à l’ar­rêt immé­diat de la mili­ta­ri­sa­tion de l’é­du­ca­tion nationale.

La cani­cule, pré­texte à la pri­va­ti­sa­tion de l’École ?

Face à la cani­cule qui étouffe les éta­blis­se­ments sco­laires, EDF et d’autres grandes entre­prises annoncent des aides finan­cières mas­sives. Mais la FNEC FP-FO dénonce un leurre : ces dis­po­si­tifs frag­men­tés ne règlent rien et masquent le véri­table désen­ga­ge­ment de l’État …

Pro­lon­ga­tion du pré­avis de grève à la rentrée

Face à l’aus­té­ri­té bud­gé­taire, aux sup­pres­sions de postes mas­sives et à des éta­blis­se­ments inadap­tés aux crises cli­ma­tiques, la FNEC FP-FO pro­longe son pré­avis de grève jus­qu’en octobre 2026. Une mobi­li­sa­tion d’en­ver­gure pour défendre les salaires gelés, les conditions …