24 novembre 2025

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Pas touche à nos enfants ! Non à la guerre ! Non à la propagande guerrière !

Chaque jour qui passe, Macron, ses ministres et sou­tiens dans les som­mets de l’État et ailleurs, s’enfoncent dans la sur­en­chère guer­rière, cher­chant à entraî­ner le pays der­rière eux.

Ain­si, Fabien Man­don Chef d’État-major des armées, s’est adres­sé au congrès des maires de France pour leur deman­der, devant une situa­tion inter­na­tio­nale qui se dégrade, « de pré­pa­rer la popu­la­tion aux futurs conflits, pour que le pays soit prêt, d’ici 3–4 ans et qu’il ait la force d’âme d’accepter le risque de perdre ses enfants, de souf­frir éco­no­mi­que­ment ». Il pré­cise que les maires sont le meilleur relai pour s’adresser aux habi­tants et qu’il leur reve­nait de libé­rer, pour d’éventuels mou­ve­ments de troupes, des espaces tels que des écoles, des loge­ments, des crèches !

Tan­dis que le pré­sident Macron res­tait silen­cieux, la ministre des Armées Cathe­rine Vau­trin s’empressait de vali­der ces pro­pos en expli­quant le 20 novembre qu’ils s’inscrivaient « dans la suite du dis­cours du pré­sident de la Répu­blique (…) le 13 juillet der­nier » et qu’il n’y aurait « pas de place pour la polé­mique » qui n’aurait « qu’une fina­li­té, nuire aux inté­rêts de notre pays ».

De fait, le dis­cours bel­li­ciste du géné­ral Man­don s’inscrit dans le cadre de la Revue Natio­nale Stra­té­gique 2025, docu­ment défi­nis­sant les orien­ta­tions de défense et de sécu­ri­té de la France. Par­tant de « la per­ma­nence d’une menace russe, aux fron­tières de l’Europe », la revue prône pour « tous les citoyens », un « enga­ge­ment, sous toutes ses formes au sein des armées ou d’un dis­po­si­tif de mobi­li­sa­tion civile » devant « être ancré dans le par­cours citoyen de cha­cun », et pas­sant notam­ment par « l’adaptation des dis­po­si­tifs adres­sés aux jeunes (classes et lycées enga­gés, esca­drilles air jeu­nesse, cadets de la sécu­ri­té civile, ser­vice civique, etc.) » afin « d’acculturer près de dix mil­lions de jeunes de 13 à 25 ans aux enjeux de défense et de sécu­ri­té natio­nale ».

C’est donc très clair : pour Macron, ses ministres et ses géné­raux va-t-en-guerre, l’École devrait deve­nir un lieu d’embrigadement et de mili­ta­ri­sa­tion de la jeu­nesse. D’ores et déjà, les « classes défense et sécu­ri­té glo­bales », créées en 2005, se mul­ti­plient sur tout le ter­ri­toire, allant jusqu’à s’implanter dans l’enseignement pri­maire. Le minis­tère des Armées en comp­tait 958 en France métro­po­li­taine au pre­mier tri­mestre 2025, aux­quelles s’ajoutent 100 classes défense en Outre-mer et 6 à l’étranger (réseau AEFE). Dans le même temps, les per­son­nels sont de plus en plus appe­lés à par­ti­ci­per à des for­ma­tions orga­ni­sées par les tri­nômes aca­dé­miques (asso­ciant les auto­ri­tés de l’Éducation natio­nale et les auto­ri­tés mili­taires ter­ri­to­riales) et por­tant sur l’« Édu­ca­tion à la défense ». Ces dis­po­si­tions s’articulent enfin avec le pro­jet pré­si­den­tiel d’un « ser­vice mili­taire volon­taire réno­vé » visant, selon le jour­nal La Tri­bune, à recru­ter 50 000 jeunes de 18 ans dès 2026.

La FNEC FP-FO pro­pose une inter­syn­di­cale en urgence suite aux décla­ra­tions du Chef d’État-Major des Armées, pour prendre posi­tion net­te­ment :  

  • Refus de la pro­pa­gande guer­rière et oppo­si­tion totale à l’objectif avoué de se pré­pa­rer à envoyer nos élèves, nos étu­diants se faire massacrer ! 
  • Refus de tout dis­po­si­tif de mili­ta­ri­sa­tion de l’École et d’embrigadement de la jeunesse !

La FNEC FP-FO se trou­ve­ra tou­jours aux côtés de ceux qui refusent la marche à la guerre, c’est pour­quoi elle appelle à rejoindre mas­si­ve­ment la mani­fes­ta­tion natio­nale, same­di 29 novembre (14h), Place de la Répu­blique à Paris, pour l’arrêt du géno­cide des Palestiniens !

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