Motion pour le retrait de l’obligation vac­ci­nale, pour l’abrogation de la loi du 5 août 2021 et la réin­té­gra­tion de tous les suspendus

29 Nov, 2021Défense du sta­tut, Droit syn­di­cal

(adop­tée par 220 per­son­nels, réunis le 28 novembre, syn­di­qués FO, CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA, Action et Démo­cra­tie, et non syn­di­qués, vac­ci­nés et non vac­ci­nés, parents d’élèves)

Nous sommes 221 infir­miers, psy­cho­logues, méde­cins, per­son­nels admi­nis­tra­tifs, ensei­gnants, AESH, AED, CPE et chefs d’é­ta­blis­se­ment de l’Éducation natio­nale, ceux qui les sou­tiennent, syn­di­qués FO, CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA, Action et démo­cra­tie, non syn­di­qués, vac­ci­nés, non vac­ci­nés et parents d’élèves, réunis pour la 4ème fois en visio à l’i­ni­tia­tive du Syn­di­cat Natio­nal FO des Infir­miers de l’Éducation natio­nale (SNFOIEN) et de la FNEC FP-FO pour faire suite aux sus­pen­sions pro­non­cées du fait de la non vac­ci­na­tion de nos col­lègues, les condui­sant à des situa­tions psy­cho­lo­giques, sociales et finan­cières très inquiétantes.

Nous dénon­çons fer­me­ment ces sus­pen­sions qui vont à l’encontre du droit du tra­vail, du Sta­tut des fonc­tion­naires et deman­dons l’a­bro­ga­tion de la loi du 5 août 2021 pro­lon­gée par celle du 10 novembre 2021.

Nous deman­dons que tous les per­son­nels sus­pen­dus à ce motif soient réin­té­grés dans leurs fonc­tions sans délai et que leur trai­te­ment leur soit ver­sé de façon rétro­ac­tive : infir­miers et méde­cins de l’EN, Psy EN, per­son­nels admi­nis­tra­tifs tra­vaillant dans les mêmes locaux (notam­ment en CIO et CMS) et ensei­gnants tra­vaillant en IME, en ITEP, tous les per­son­nels tra­vaillant dans les éta­blis­se­ments spécialisés.

Nous deman­dons la res­ti­tu­tion des trai­te­ments rete­nus et le réta­blis­se­ment de tous les droits sus­pen­dus (retraites, avan­ce­ment…). Il est inac­cep­table que l’Éducation natio­nale qui forme les futurs citoyens et tra­vailleurs traite ain­si ses per­son­nels. Les réaf­fec­ta­tions sont rares mal­gré le texte qui les auto­rise et par­fois le cumul d’ac­ti­vi­té est refu­sé. Aucune res­source ne leur est lais­sée en cas de sus­pen­sion : inter­dic­tion de per­ce­voir le RSA ou le chô­mage. C’est bien mal­trai­ter des per­son­nels qui ont vu leur charge de tra­vail explo­ser depuis mai 2020 sans aucune rétri­bu­tion supplémentaire !

Cer­tains per­son­nels de la Fonc­tion publique notam­ment de la Pro­tec­tion Judi­ciaire de la Jeu­nesse, de l’Aide Sociale à l’En­fance, et des crèches peuvent béné­fi­cier d’une déro­ga­tion afin d’être exemp­tés de cette vac­ci­na­tion obli­ga­toire contre la Covid-19. Nous consi­dé­rons que tous les per­son­nels doivent en être exemptés.

Aujourd’­hui les sus­pen­sions sont liées à l’o­bli­ga­tion vac­ci­nale, mais c’est la porte ouverte aux licen­cie­ments de fonc­tion­naires. Il n’y pas de recours pos­sible en com­mis­sion pari­taire, c’est une atteinte inac­cep­table au Statut.

Par­fois, les annonces de sus­pen­sions se sont faites de façon vio­lente et arbi­traire, sans entre­tien, ou sur simple coup de télé­phone : c’est inadmissible !

Depuis le 15 sep­tembre, ce sont des mil­liers d’enfants et d’a­do­les­cents qui sont, par cette situa­tion, pri­vés des soins ou de l’ac­com­pa­gne­ment de ces pro­fes­sion­nels, dans un contexte où la souf­france psy­cho­lo­gique des jeunes est en aug­men­ta­tion inquié­tante, lais­sant les équipes péda­go­giques concer­nées com­plè­te­ment démunies.

Selon l’ar­ticle 12 ali­néa IV de cette loi du 5 août 2021 rela­tive à la ges­tion de la crise sani­taire, le gou­ver­ne­ment peut sus­pendre l’obligation vac­ci­nale de ces per­son­nels grâce à un décret pris après avis de la Haute Auto­ri­té de San­té. Nous deman­dons sa mise en application.

Ensemble, met­tons fin à ces souf­frances liées aux sus­pen­sions et aux menaces ! Ce sont actuel­le­ment plus de 20 000 soi­gnants en France qui sont sus­pen­dus et d’autres non-soi­gnants et non comp­ta­bi­li­sés. C’est une accé­lé­ra­tion de la casse de la Fonc­tion publique ! Cela doit ces­ser ! C’est une ques­tion de civi­li­sa­tion. C’est aus­si une ques­tion de défense de nos liber­tés indi­vi­duelles et collectives.

Fai­sons en sorte de retrou­ver un cli­mat de séré­ni­té dans nos éta­blis­se­ments sco­laires et services.

Nous invi­tons tous nos col­lègues vac­ci­nés, non vac­ci­nés, infir­miers, méde­cins, Psy EN, per­son­nels admi­nis­tra­tifs, ensei­gnants et tous les per­son­nels, à se sai­sir de cette motion et à la dif­fu­ser lar­ge­ment, y com­pris aux parents d’élèves.

Nous sou­te­nons la mobi­li­sa­tion et les reven­di­ca­tions des sala­riés et des agents de Gua­de­loupe et de Mar­ti­nique en grève géné­rale avec leurs orga­ni­sa­tions syndicales.

Nous deman­dons en urgence une audience au ministre Blan­quer sur cette question.

Motion adop­tée (220 voix pour,1 contre).

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.