Parcoursup et Service National main dans la main pour militariser la jeunesse !
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Dans la marche à la guerre enclenchée par le gouvernement Macron/Lecornu, les jeunes sont les premiers visés. Les mesures les concernant ont un rôle central : dans les collèges et lycées, avec notamment la multiplication des « classes défense », le projet d’un enseignement de la défense, mais aussi l’enseignement supérieur…
50 000 places en moins sur Parcoursup !
Le budget de guerre Macron/Lecornu, c’est en effet le noyage des universités dans les déficits. Ceux-ci équivalent à des centaines de milliers d’heures d’enseignement : – 28 000 heures de TD à Lyon 2 ; – 54 000 à Amiens par exemple ; à des dizaines de postes statutaires partout (le taux d’encadrement des étudiants a baissé de presque 20 % en 15 ans). Parmi les remèdes pour faire face à cette purge budgétaire, la réduction du nombre de places offertes, notamment en 1re année. Ainsi, en deux ans, plus de 50 000 places ont été supprimées sur Parcoursup !
Ceci viendra s’ajouter aux 100 000 bacheliers qui, chaque année, ont des réponses négatives à leurs vœux sur Parcoursup. De quoi nourrir les rangs des « volontaires » du service militaire.
Engagez-vous ! Rengagez-vous !
En parallèle, tout est fait en effet pour diriger les jeunes vers l’armée :
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multiplication des conférences de hauts gradés dans les universités ;
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conventions diverses entre des commandements militaires et des universités pour « acculturer » les étudiants à l’armée, avec « bonus » sur les notes à la clé (université de Lorraine, Aix-Marseille Université…) ;
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mission interarmées « Orion », à laquelle sont associées des formations universitaires diverses, escortée de sa déclinaison « Bellatrix », qui embarque de chatoyants jeux de cybersécurité…
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octroi par la LPM (loi de programmation militaire) de divers avantages pour les « volontaires » du service national : un quart d’année universitaire en cadeau et un examen plus favorable du dossier sur Parcoursup pour les engagés du SNV, « bonus » sur les notes pour ceux qui accepteront d’être réservistes, périodes de césures ménagées pour ceux qui feront des allers-retours armées/études ;
La boucle est bouclée : « vous ne pouvez pas poursuivre vos études à l’université ? Engagez-vous ! » « Vous voulez bénéficier d’avantages pour poursuivre vos études supérieures ? Rengagez-vous ! »
Abrogation de Parcoursup ! Non au budget de guerre, tous les moyens nécessaires pour ouvrir les places universitaires, en termes de postes statutaires, de bâtiments et d’équipements ! Retrait de toutes les mesures d’embrigadement de la jeunesse !
En France, des centaines de jeunes ont lancé un appel. « Nous n’irons pas à la guerre ».
La FNEC FP-FO appelle à le faire connaître : contrelaguerre.fr/appeljeunes2026 Nous ferons tout pour qu’ils n’y aillent pas.