L’État pro­tège l’institution catho­lique… Ren­dez l’argent à l’École publique !

21 Avr, 2025Com­mu­ni­qué

Depuis février 2025 et les men­songes de Fran­çois Bay­rou pour pro­té­ger Notre-Dame-de-Béthar­ram, les témoi­gnages met­tant en cause l’enseignement catho­lique se mul­ti­plient et visent de nom­breux éta­blis­se­ments pri­vés sous contrat. Vio­lences phy­siques, agres­sions sexuelles, com­por­te­ments racistes et homo­phobes de la part de per­son­nels : les faits sont acca­blants. Un grand nombre d’acteurs sont audi­tion­nés par la Com­mis­sion d’enquête par­le­men­taire « Spille­bout-Van­nier », après une omer­ta qui aura duré des années.

Pen­dant ce temps, la Ve Répu­blique conti­nue de ver­ser 12 à 15 mil­liards d’euros d’argent public tous les ans aux éta­blis­se­ments pri­vés sous contrat en vio­la­tion totale du prin­cipe de Laïcité.

La ministre Eli­sa­beth Borne annonce un ren­for­ce­ment des « contrôles », c’est-à-dire la dota­tion de fonds publics sup­plé­men­taires visant à contrô­ler les crimes et abus sexuels dans les écoles pri­vées confes­sion­nelles. Ain­si la loi Debré conti­nue de détour­ner les fonds dont l’en­sei­gne­ment public a besoin dans tous les dépar­te­ments, là où aujourd’­hui les per­son­nels et les parents d’élèves refusent les fer­me­tures de classes, pro­duits du bud­get Bayrou.

Plus de contrôles ? A Béthar­ram, il n’y a eu aucun contrôle ces trente der­nières années. Aucun… sauf pour les lycées musul­mans sous contrat. Qua­torze contrôles pour le lycée Aver­roès de Lille qui a vu son contrat rom­pu avec l’État sur déci­sion du pré­fet, et sans préavis.

L’établissement Sta­nis­las (Paris) a fait l’objet d’un contrôle. Plus exac­te­ment d’une enquête de l’Inspection géné­rale, super­vi­sée par Caro­line Pas­cal, actuel­le­ment numé­ro 2 du minis­tère. Le rap­port parle « des pro­pos tenus lors de confé­rences d’éducation à la sexua­li­té sur les dan­gers de la contra­cep­tion ». Des reli­gieux y donnent des cours, on y apprend aux femmes à « cacher leur corps ». Plu­sieurs élèves ont témoi­gné de com­por­te­ments homo­phobes et racistes de la part des per­son­nels, mais Caro­line Pas­cal a tout juste admis que le lycée pari­sien ne res­pec­tait pas la loi en obli­geant tous ses élèves à suivre un cours d’éducation reli­gieuse. Cette ex-cheffe de l’inspection géné­rale s’est expri­mée dans les médias et devant la com­mis­sion d’enquête par­le­men­taire pour rela­ti­vi­ser les accu­sa­tions… « Le bazoo­ka qui consiste à sup­pri­mer le contrat d’association, on ne le sort pas à la pre­mière alerte », a‑t- elle décla­ré, mal­gré les mul­tiples révé­la­tions sur Stanislas.

Au nom du « carac­tère propre » des éta­blis­se­ments pri­vés, qu’ils soient contrô­lés ou pas, l’État conti­nue de pro­té­ger l’institution catho­lique. Les sub­ven­tions sont main­te­nues et les contrats d’association jamais rom­pus. Aver­tie des graves dérives au sein de Sta­nis­las, Valé­rie Pécresse n’a jamais vou­lu stop­per ses sub­ven­tions facul­ta­tives. En plus des dota­tions de fonc­tion­ne­ment de 1,3 mil­lion d’euros, la région est allée « au-delà des obli­ga­tions légales » avec 487 000 euros sup­plé­men­taires en juillet 2023 ! Quant à la mai­rie de Paris, après l’avoir sus­pen­due « dans l’attente de cla­ri­fi­ca­tions », elle a fina­le­ment réta­bli sa sub­ven­tion annuelle de 1,3 mil­lion d’euros. Pour rap­pel, 500 classes ont été fer­mées à Paris en 3 ans dans l’enseignement public, et le rec­to­rat compte sup­pri­mer 110 postes d’enseignants dans le pri­maire et 92 dans le secon­daire à la ren­trée 2025.

Comme le dit notre syn­di­cat natio­nal de corps d’inspection FO (le SNCI-FO) : « Il y a un risque que d’importants moyens publics soient consa­crés à contrô­ler l’école pri­vée, pour contri­buer à son attrac­ti­vi­té ». Plus que jamais le res­pect de la Loi de 1905 pose la néces­si­té de l’abrogation de la loi Debré.

Que les sommes astro­no­miques reçues par les Sta­nis­las, Béthar­ram et tous les autres soient immé­dia­te­ment res­ti­tuées au bud­get de l’État pour finan­cer l’École publique étran­glée par les sup­pres­sions de postes !

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.