13 septembre 2025

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Stop à la répression des lycéens et étudiants mobilisés !

Mer­cre­di 10 sep­tembre, un élève du lycée Vol­taire à Paris, mobi­li­sé dans le cadre du mou­ve­ment « Blo­quons tout » a été arrê­té et pla­cé 30 heures en garde à vue.

Jeu­di 11 sep­tembre, alors que des élèves du lycée Paul Louis Cou­rier de Tours mani­fes­taient devant l’établissement sans en blo­quer tota­le­ment l’accès, des forces de police les ont char­gés, frap­pés et ont fait usage de gaz lacry­mo­gènes à leur encontre. Dans plu­sieurs villes, depuis mer­cre­di, les arres­ta­tions et les gardes à vue se multiplient.

La FNEC FP-FO par­tage la colère des élèves et per­son­nels du lycée Vol­taire qui se mobi­lisent en sou­tien au lycéen arrê­té. Elle par­tage l’indignation des per­son­nels du lycée Louis Cou­rier qui dénoncent dans une motion adop­tée le jour même « l’intervention dis­pro­por­tion­née et bru­tale dont (leurs) élèves ont été vic­times de la part des forces de l’ordre » et déplorent que « plu­sieurs élèves (ont été) bles­sés et tous sont en état de choc ».

La répres­sion à tour de bras est le der­nier recours d’un pou­voir en déroute. La « fer­me­té » du ministre de l’Intérieur appar­te­nant à un gou­ver­ne­ment illé­gi­time, ren­ver­sé le 8 sep­tembre par un vote des deux tiers des dépu­tés, n’effacera ni la colère ni les reven­di­ca­tions qui se sont expri­mées le 10 sep­tembre et qui conti­nue­ront à s’exprimer contre le bud­get de guerre et l’austérité.

Les lycéens et les étu­diants n’en peuvent plus des poli­tiques d’austérité qui sup­priment des classes, des postes de pro­fes­seurs, et des contre-réformes, à com­men­cer par les réformes Blan­quer du lycée et du bac­ca­lau­réat, Par­cour­sup, qui les privent des moyens et condi­tions néces­saires pour exer­cer leur droit égal d’accès à l’instruction et aux études supé­rieures. Ils refusent la marche à la guerre qui entraîne le monde dans le chaos, et à laquelle contri­buent lar­ge­ment le pré­sident Macron et son nou­veau pre­mier ministre Lecor­nu. Ils refusent l’embrigadement dans lequel Macron veut les enfer­mer avec le SNU et son ser­vice mili­taire réno­vé. Au contraire, ils exigent le ces­sez-le-feu à Gaza et l’arrêt du géno­cide des Palestiniens.

Pour la FNEC FP-FO, la répres­sion des lycéens et étu­diants mobi­li­sés est inac­cep­table. Leur colère et leurs reven­di­ca­tions sont légi­times et doivent être enten­dues et satis­faites ! Sou­tien total aux reven­di­ca­tions des lycéens et étu­diants ! Aucune sanc­tion ! Aucune poursuite !

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se tenir à leurs côtés.

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