« Assises de la san­té sco­laire » : de nou­velles attaques contre les PsyEN

24 Avr, 2025Com­mu­ni­qué

Plu­sieurs réunions avec le minis­tère ont eu lieu sur la ques­tion des « assises de la san­té sco­laire » dans le cadre de la « grande cause » de la san­té men­tale ini­tiée par l’ancien Ministre Attal et des mesures que l’actuelle Ministre Borne a pré­vu d’annoncer le 14 mai prochain.

Le Minis­tère pro­pose la créa­tion d’un poste de « psy­cho­logue-conseiller tech­nique en san­té men­tale » auprès des DASEN…

Ain­si, la ministre pro­pose de créer ce poste pour l’associer au « pôle san­té social » avec les autres conseillers tech­niques des 3 autres corps (les infir­mières sco­laires, les méde­cins sco­laires et les assis­tantes sociales) auprès de chaque DASEN.

Avec la créa­tion de ce conseiller tech­nique dépar­te­men­tal PsyEN, les PsyEN EDA ver­raient leurs mis­sions modi­fiées car ils devront appli­quer la poli­tique dépar­te­men­tale éta­blie par le DASEN après la concer­ta­tion auprès des 4 conseillers tech­niques. C’est une refonte de leurs mis­sions qui met fin à l’au­to­no­mie rela­tive des PsyEN, tant en termes d’or­ga­ni­sa­tion et de sui­vis des cohortes qu’en termes de réfé­rences théo­riques et moda­li­tés de pra­tiques pro­fes­sion­nelles. C’est une mise au pas de ces personnels.

En effet, avec le « pôle san­té social » ain­si créé, le DASEN ou les Agences régio­nales de san­té pour­raient leur don­ner de nou­velles inter­ven­tions au motif de cam­pagnes de pré­ven­tion ou de pro­mo­tion de la san­té, ou de bilan éma­nant à la fois des pla­te­formes de coor­di­na­tion (PCO) et d’orientation et pôle d’appui à la sco­la­ri­té (PAS).

De plus, comme il l’avait envi­sa­gé dans des pro­jets pré­cé­dents (pro­jet de loi 4DS par exemple), le gou­ver­ne­ment revient à la charge en vou­lant assi­mi­ler les PsyEN aux per­son­nels médi­co-sociaux alors qu’ils n’appartiennent pas à la filière des per­son­nels admi­nis­tra­tifs, sociaux et de san­té (ATSS).

Avec cette ges­tion par un conseiller tech­nique, la sec­to­ri­sa­tion de leurs inter­ven­tions sera remise en ques­tion et per­met­trait de répondre au pro­blème des postes vacants des PsyEN EDA.

N’oublions pas que le ques­tion­naire mis en ligne sur Edus­col avait défi­ni clai­re­ment les objec­tifs et l’organisation de ce « pôle san­té social » : pro­po­ser aux PsyEN la pos­si­bi­li­té d’un « exer­cice par­ta­gé » avec des acti­vi­tés hos­pi­ta­lières, libé­rales, en centre muni­ci­pal de san­té, en ESMS.

Ce seront donc revoir les mis­sions des PsyEN afin de les trans­fé­rer à terme aux pôles départementaux.

… au lieu de répondre aux reven­di­ca­tions des PsyEN EDA !

En effet, lors de ces réunions avec le Minis­tère, à aucun moment il n’a été ques­tion de répondre aux demandes des PsyEN EDA en termes de créa­tions de postes, de condi­tions de tra­vail ou de reva­lo­ri­sa­tion salariale.

La FNEC FP-FO n’a ces­sé d’indiquer que pour amé­lio­rer la san­té sco­laire, il fal­lait créer davan­tage de postes de PsyEN ain­si que des postes de méde­cins sco­laires, d’infirmières sco­laires et d’assistantes sociales.

Pour cela, la reva­lo­ri­sa­tion des salaires et l’amélioration des condi­tions de tra­vail (maté­riel, locaux, sec­teurs, rem­pla­ce­ment, …) doivent être au centre des mesures du ministère.

Force est de consta­ter que dans le contexte du bud­get de guerre impo­sé par le pré­sident Macron, la ministre pré­fère revoir les mis­sions des PsyEN EDA en gérant la pénu­rie créée depuis la mise en place du nou­veau corps des PsyEN en 2017.

Face à ces nou­velles attaques, la FNEC FP-FO appelle à la mobi­li­sa­tion des personnels

La FNEC FP-FO ne se résout pas à cette situa­tion inac­cep­table et exige plus que jamais :

  • L’abandon de la créa­tion du conseil tech­nique PsyEN auprès du DASEN ;

  • Le recru­te­ment de tous les per­son­nels néces­saires, à hau­teur des besoins, pour avoir un RASED com­plet et une bri­gade de rem­pla­ce­ment de PsyEN EDA dans chaque département ;

  • L’augmentation immé­diate de la valeur du point d’indice de 10 % pour cou­vrir l’inflation des der­nières années et un rat­tra­page à hau­teur des pertes subies (31,5 % depuis 2000) ;

  • Le res­pect et le main­tien des mis­sions des PsyEN dans le cadre de la Fonc­tion Publique d’Etat ;

  • L’abandon de l’Acte 2 de l’Ecole inclu­sive et du décret visant à dis­soudre les éta­blis­se­ments et ser­vices médi­co sociaux.

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir, à prendre posi­tion contre ces mesures et à rejoindre les mani­fes­ta­tions du 1er mai.

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