15 mars 2024

2 min de lecture

Face au rejet que suscitent ses décisions, isolé, Gabriel Attal multiplie les provocations et enfonce le clou sur le « choc des savoirs »

Plu­tôt que de répondre à la colère géné­rale pro­vo­quée par les sup­pres­sions de postes et les fer­me­tures de classes, les 700 mil­lions de coupes bud­gé­taires, les contre-réformes, le gel du point d’indice, Gabriel Attal conti­nue de mettre la pres­sion sur l’École publique et ses personnels.

Sur le « choc des savoirs », contre lequel les per­son­nels sont tou­jours plus mobi­li­sés, le Pre­mier ministre enfonce le clou : « les groupes de niveaux seront la règle à la rentrée ». 

Comme à la ren­trée 2023, il tente de camou­fler son entre­prise de des­truc­tion avec sa ren­gaine : « la laï­ci­té est plus que jamais mena­cée à l’École ». Après les équipes « valeurs de la Répu­blique » de M. Blan­quer, voi­ci les « cel­lules d’ap­pui péda­go­giques » de M. Attal, pour culpa­bi­li­ser les per­son­nels qui ne feraient pas res­pec­ter « les valeurs de la Répu­blique ». Est-ce pour faire res­pec­ter ces « valeurs » que le Rec­to­rat de Cré­teil convoque 4 ensei­gnants d’un lycée à Sevran qui ont par­ti­ci­pé avec leurs élèves à une vidéo où ils réclament plus de moyens pour leur éta­blis­se­ment en voie d’effondrement ?

Non, Mon­sieur Attal, les pro­fes­seurs n’acceptent pas cette école de la mise au pas. Ils ne demandent pas à être inves­tis des mêmes mis­sions que les « forces de l’ordre » pour impo­ser ce qui s’apparente à une idéo­lo­gie d’État. Ils ne demandent pas non plus à être asso­ciés à l’armée dans le cadre du SNU, dont le pré­sident Macron annonce la géné­ra­li­sa­tion sur le temps scolaire.

Ils refusent de par­ti­ci­per à la mise en place du tri sco­laire qui condam­ne­rait des mil­liers d’élèves à l’échec et à l’exploitation dès le plus jeune âge.

Ce que veulent les per­son­nels, c’est pou­voir ins­truire. C’est le res­pect de leur digni­té, de leur sta­tut, de leur indé­pen­dance péda­go­gique, pro­té­gée par des corps d’inspection eux-mêmes indé­pen­dants, sans manuels sco­laires impo­sés par l’État, avec une méde­cine du tra­vail réelle et le retour des CHSCT. Ils veulent de petits effec­tifs par classes, et une vraie reva­lo­ri­sa­tion par l’augmentation du point d’indice pour tous, le tout dans des locaux salubres et agréables, sans enca­dre­ment de leur liber­té syn­di­cale, sans res­tric­tion du droit de grève. Ils veulent l’abandon des groupes de niveaux.

Les per­son­nels sont de plus en plus nom­breux à suivre la mobi­li­sa­tion puis­sante ini­tiée en Seine-Saint-Denis, avec le sou­tien des parents d’élèves.

Par­tout s’exprime la même recherche : com­ment gagner ? Com­ment les arrêter ? 

Dans ce contexte, la FNEC FP-FO constate que se mul­ti­plient les appels à faire grève le 19 mars et à en faire autre chose qu’une jour­née d’action sans lendemain. 

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir en AG et à déci­der col­lec­ti­ve­ment la grève pour gagner sur leurs revendications.

Document

PDF

Face au rejet que suscitent ses décisions, isolé, Gabriel Attal multiplie les provocations et enfonce le clou sur le « choc des savoirs »

Dernières actualités

Communiqués, Libertés démocratiques

19 octobre 2026

Près de 8 000 interpellations en trois semaines, dont 85 % de mineurs : dans un courrier au ministre Geffray, la FNEC FP-FO dénonce des interventions policières dans les lycées et réclame la fin des sanctions contre les élèves mobilisés. Elle sollicite une audience pour exposer les situations.

Action, Communiqués

19 octobre 2026

Vie chère, salaires gelés, répression : le 17 octobre, des foules immenses ont défilé partout en France. La FNEC FP-FO détaille ses sept revendications, de Parcoursup aux AESH, et appelle à préparer une grève massive le 5 novembre.

Communiqués

16 octobre 2026

Police dans les établissements, interpellations en masse, professeurs déplacés « comme des pions » : la FNEC FP-FO dénonce un cran franchi et appelle à se réunir pour décider de la suite, avec des rendez-vous les 17 octobre et 5 novembre.