Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

12 Jan, 2026Com­mu­ni­qué

La cam­pagne de recru­te­ment débu­te­ra offi­ciel­le­ment le 12 jan­vier, a annon­cé la ministre des Armées. Ce ser­vice réno­vé vise à recru­ter prio­ri­tai­re­ment des jeunes de 18–19 ans, autre­ment dit des lycéens ou des étu­diants, à rai­son de 3 000 volon­taires dès l’été 2026, dans l’objectif de 10 000 inté­gra­tions par an en 2030, et 50 000 en 2035… pour un coût annuel esti­mé à 2 mil­liards d’euros, alors que Macron et Lecor­nu pré­parent de nou­velles coupes bud­gé­taires dans l’Éducation natio­nale et l’Enseignement supérieur.

Les jeunes seront invi­tés, lors de la « jour­née de défense et de citoyen­ne­té », rebap­ti­sée « jour­née de mobi­li­sa­tion », à rem­plir « un ques­tion­naire dans lequel on leur deman­de­ra s’ils seraient inté­res­sés par un ser­vice mili­taire volon­taire ». Puis ils seront invi­tés à un entre­tien, pas­se­ront un test spor­tif et seront contrô­lés par les ser­vices de renseignement.

Les sélec­tion­nés seront avi­sés en mai, afin, comme l’a expli­qué la ministre Vau­trin, que « le calen­drier cor­res­ponde à celui de Par­cour­sup ». Si au moment des résul­tats ils choi­sissent le ser­vice natio­nal, ils conser­ve­ront leur vœu d’affectation Par­cour­sup l’année suivante.

Sachant que chaque année, des dizaines de mil­liers de jeunes se trouvent sans affec­ta­tion dans le supé­rieur à l’issue des phases d’admission Par­cour­sup (103 000 en juillet 2025), on ima­gine sans mal où le gou­ver­ne­ment espère trou­ver sa réserve de volontaires.

Ache­ter les jeunes pour les pous­ser vers l’armée

Les can­di­dats rete­nus effec­tue­ront un ser­vice de 10 mois durant les­quels ils tou­che­ront une solde men­suelle de 800 euros brut par mois (hors primes éven­tuelles). L’hébergement et la res­tau­ra­tion seront pris en charge pen­dant toute la durée du ser­vice. Ils seront affec­tés dans les trois armées (Terre, Mer et Air) où, selon le pré­sident Macron, « Ils acquer­ront l’esprit de dis­ci­pline, se for­me­ront au manie­ment des armes, à la marche au pas… » Ces dix mois seront consi­dé­rés comme une année de césure dans les études. Outre la pos­si­bi­li­té de repor­ter les vœux Par­cour­sup, elle don­ne­ra droit à l’attribution d’environ 15 cré­dits ECTS, équi­va­lant à un demi-semestre uni­ver­si­taire. Le gou­ver­ne­ment indique que les jurys de l’enseignement supé­rieur seront inci­tés à « valo­ri­ser » leur expé­rience lors des déli­bé­ra­tions de concours.

C’est donc tout un sys­tème qui se met en place

Avec les « classes défense », les « ral­lyes citoyens », les stages de décou­verte en lycée et les périodes de for­ma­tion en milieu pro­fes­sion­nel en CAP et Bac pro, en par­te­na­riat avec l’armée pour « accul­tu­rer la jeu­nesse à la défense », avec l’alignement des calen­driers du ser­vice natio­nal et de Par­cour­sup, l’École et l’Université n’auraient plus pour mis­sion d’instruire les jeunes et de leur don­ner accès à des qua­li­fi­ca­tions et diplômes natio­naux, mais de les pous­ser dans les rangs de l’armée pour les pré­pa­rer à la guerre. D’ores et déjà, des séances de recru­te­ment s’organisent dans des lycées.

À l’heure où la marche à la guerre s’accélère, la FNEC FP-FO condamne fer­me­ment cette entre­prise de mili­ta­ri­sa­tion de l’École, de l’Université et de la Jeu­nesse ! Elle appelle les per­son­nels à refu­ser que leurs éta­blis­se­ments soient uti­li­sés pour le recru­te­ment mili­taire ! Elle se tien­dra aux côtés de tous ceux, per­son­nels, parents, lycéens, qui refusent et résistent à ces dis­po­si­tifs d’embrigadement !

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.