Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

4 Fév, 2026Com­mu­ni­qué, Défense du statut

L’article 145 de la loi du 21 février 2022 rela­tive à la dif­fé­ren­cia­tion, la décen­tra­li­sa­tion, la décon­cen­tra­tion et por­tant diverses mesures de sim­pli­fi­ca­tion de l’ac­tion publique locale, dite « Loi 3DS » s’est atta­quée à l’administration de l’Éducation natio­nale en pla­çant les adjoints-ges­tion­naires des EPLE (désor­mais appe­lés « Secré­taires géné­raux d’EPLE ») sous l’autorité fonc­tion­nelle des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales de rat­ta­che­ment. Les rec­teurs conservent l’autorité hié­rar­chique sur ces per­son­nels qui res­tent des per­son­nels de l’Éducation natio­nale et fonc­tion­naires d’État, les chefs d’établissement demeurent leurs supé­rieurs hié­rar­chiques directs.

Dès les réunions pré­pa­ra­toires à la mise en œuvre de ces dis­po­si­tions, la FNEC FP-FO a clai­re­ment dénon­cé cette double tutelle comme une pré­fi­gu­ra­tion de la décen­tra­li­sa­tion de la ges­tion de l’ensemble des per­son­nels des EPLE, y com­pris les ensei­gnants, vers les col­lec­ti­vi­tés territoriales.

C’est d’ailleurs en appli­ca­tion de l’article 144 de la loi 3DS que l’IGAS (Ins­pec­tion Géné­rale des Affaires Sociales) a éta­bli en juin 2023 un rap­port sur des pers­pec­tives de trans­fert de la méde­cine sco­laire aux dépar­te­ments (méde­cins, infir­miers, assis­tants sociaux et PsyEn).

La FNEC FP-FO réaf­firme tou­jours son exi­gence d’abrogation de la loi 3DS

Dès 2022, de nom­breux col­lègues ont par­ta­gé l’analyse de la FNEC FP-FO et se sont oppo­sés à cette auto­ri­té par­ta­gée en votant contre les nou­velles conven­tions (ou les ave­nants aux conven­tions exis­tantes) inté­grant les dis­po­si­tions de la loi 3DS dans les conseils d’administration. Ils ont eu rai­son ! En effet, cette nou­velle étape de décen­tra­li­sa­tion, de déna­tio­na­li­sa­tion de l’Enseignement public, a engen­dré des situa­tions conflic­tuelles et d’ingérence de col­lec­ti­vi­tés locales dans des mis­sions rele­vant de l’autorité des chefs d’établissement. Cette ingé­rence fait inter­ve­nir des inté­rêts polé­miques et poli­tiques qui n’ont pas lieu d’être dans une ins­ti­tu­tion laïque res­pec­tueuse de la neu­tra­li­té due aux élèves.

Cette ana­lyse s’est véri­fiée par des dérives inac­cep­tables allant jusqu’à la tenue par un élu local de pro­pos vio­lents, humi­liants et mena­çants à l’encontre des col­lègues, accom­pa­gnés de pres­sions assi­mi­lables à du chan­tage et d’une remise en cause agres­sive de leur pro­fes­sion­na­lisme et de leur légi­ti­mi­té, à l’occasion d’une réunion des SG et des chefs d’établissement des col­lèges publics d’un département.

La FNEC FP-FO exige que le ministre de l’Éducation natio­nale réaf­firme le carac­tère natio­nal de l’Éducation et se posi­tionne enfin en défense de tous les per­son­nels sous sta­tut de fonc­tion­naire d’État et de leurs mis­sions. Pour la FNEC FP-FO, les pro­pos infa­mants et les com­por­te­ments inad­mis­sibles d’élus locaux à l’encontre de per­son­nels de l’Éducation natio­nale appellent des réac­tions fortes des DASEN et des rec­teurs en pro­tec­tion des collègues.

Aujourd’hui c’est le Sénat qui porte ouver­te­ment un pro­jet de décen­tra­li­sa­tion des SG d’EPLE, et donc leur trans­fert vers les col­lec­ti­vi­tés locales de rat­ta­che­ment, par le biais de la pro­po­si­tion de loi « visant à mettre la com­mande publique au ser­vice de la sou­ve­rai­ne­té économique ».

Les par­le­men­taires doivent reje­ter cette pro­po­si­tion de loi, il en va de la défense du cadre natio­nal de l’École publique !

La FNEC FP-FO et ses syn­di­cats res­tent en défense de tous les col­lègues qui subissent des pres­sions de la part des col­lec­ti­vi­tés locales. La FNEC FP-FO exige que toutes les mesures de pro­tec­tion des col­lègues soient mises en œuvre par les direc­tions dépar­te­men­tales et académiques.

Les SG d’EPLE comme l’ensemble des per­son­nels de l’Éducation natio­nale doivent gar­der leur Sta­tut de fonc­tion­naires d’État, parce que leurs mis­sions relèvent de l’État.

C’est leur Sta­tut qui leur per­met de résis­ter aux dérives locales qu’ils subissent depuis la loi 3DS.

Dans une situa­tion où le gou­ver­ne­ment sup­prime des mil­liers de postes et s’attaque à tous les sta­tuts, la FNEC FP-FO appelle l’ensemble des per­son­nels à faire bloc contre le plan de des­truc­tion de l’École publique.

Des grèves, des ras­sem­ble­ments, des occu­pa­tions d’écoles et d’établissements sont déci­dés… Les per­son­nels réunis en AG envoient des délé­ga­tions dans les DSDEN et les rec­to­rats pour aller cher­cher les revendications.

Dans tous les éta­blis­se­ments, l’heure est à la réunion de tous les per­son­nels et à l’action com­mune pour blo­quer les pro­jets du gouvernement.

Pro­po­si­tion de loi sur l’enseignement à la défense : STOP à la pro­pa­gande mili­taire dans nos écoles !

Le 25 février 2026, l’As­sem­blée natio­nale a adop­té en com­mis­sion une pro­po­si­tion de loi visant à ren­for­cer « l’en­sei­gne­ment à la défense » dans les col­lèges et lycées, avec l’in­ter­ven­tion de mili­taires non qua­li­fiés dans nos éta­blis­se­ments. La FNEC FP-FO dénonce fer­me­ment cette ten­ta­tive d’embrigadement de nos élèves et appelle les dépu­tés à voter CONTRE cette loi qui trans­forme l’é­cole en lieu de pro­pa­gande mili­taire, alors que des postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més par­tout. Avec la FSU, la CGT Educ’ac­tion et Sud Edu­ca­tion, nous exi­geons le retrait du guide « Accul­tu­rer les jeunes à la défense » et l’a­ban­don des « classes défense » : l’é­cole doit res­ter un lieu neutre, d’é­man­ci­pa­tion et de liber­té, pas une caserne !

30 000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés en ESMS n’y sont pas faute de place… 50 000 élèves noti­fiés n’ont aucun sui­vi AESH… Ça suf­fit ! Construi­sons le rap­port de force !

Alors que le nombre d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap sco­la­ri­sés a qua­dru­plé depuis 2006, la FNEC FP-FO alerte sur les consé­quences d’une inclu­sion sans moyens adap­tés. Entre le déploie­ment mas­sif des nou­veaux Pôles d’Appui à la Sco­la­ri­té et l’at­tente de mil­liers de places en éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, décou­vrez les enjeux de cette confron­ta­tion avec le minis­tère. Cet article détaille les reven­di­ca­tions syn­di­cales pour pro­té­ger l’en­sei­gne­ment spé­cia­li­sé et le sta­tut des personnels.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Non à la mili­ta­ri­sa­tion de l’Ecole !

La FNEC FP-FO réaf­firme avec force son atta­che­ment à une École publique, laïque et éman­ci­pa­trice, pla­cée au ser­vice de la réus­site de tous les élèves et non au ser­vice d’in­té­rêts étran­gers à sa mis­sion fon­da­men­tale. C’est au nom de ces prin­cipes intan­gibles, et face à une dérive inquié­tante qui tend à faire de l’É­cole un ins­tru­ment de pro­mo­tion mili­taire, que nous nous adres­sons à vous aujourd’hui.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.