« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

20 Jan, 2026AESH, Com­mu­ni­qué

Le Pre­mier ministre Lecor­nu a déci­dé d’imposer par le 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre au terme de trac­ta­tions poli­ti­ciennes. C’est dans ce cadre qu’il a effec­tué ses der­nières annonces pré­sen­tées comme des concessions.

La prime d’activité, com­plé­ment de res­sources octroyé à ceux qui se trouvent en bas de l’échelle des reve­nus alors qu’ils occupent un poste, devrait aug­men­ter de 50€, mais la baisse du bud­get du minis­tère du Tra­vail est main­te­nue, tout comme est main­te­nue la nou­velle année de blo­cage des salaires dans le pri­vé comme dans le public avec le gel de la valeur du point d’indice.

Le main­tien des bourses étu­diantes et la géné­ra­li­sa­tion du repas uni­ver­si­taire à 1 € sont pré­sen­tés comme des avan­cées sociales. En réa­li­té, cette mesure est une fausse conces­sion, elle coûte 100 mil­lions d’euros, alors que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’euros. Sans recru­te­ments mas­sifs ni inves­tis­se­ments sup­plé­men­taires, la géné­ra­li­sa­tion du repas à 1 € met­tra les CROUS et leurs per­son­nels en grande dif­fi­cul­té : res­tau­rants satu­rés, files d’attente inter­mi­nables, dégra­da­tion des condi­tions de tra­vail et du ser­vice ren­du aux étudiants.

LA FNEC FP-FO défend le déve­lop­pe­ment des œuvres uni­ver­si­taires et sociales, mais refuse une poli­tique d’affichage menée au détri­ment des agents et du ser­vice public. Une véri­table poli­tique sociale étu­diante exige des moyens pérennes, des créa­tions de postes et un finan­ce­ment à la hau­teur des besoins.

Quant à l’Éducation natio­nale, les 2 000 postes créés sont bien des postes d’AESH, per­son­nels main­te­nus sous le seuil de pau­vre­té. Rap­pe­lons que les 2 000 postes pré­ten­du­ment créés par l’ex-premier ministre Bay­rou s’étaient avé­rés être une mys­ti­fi­ca­tion ! Jamais le manque d’AESH n’a été aus­si impor­tant dans les écoles et les éta­blis­se­ments, par­tout ça craque ! Les 4 000 sup­pres­sions de postes d’enseignants sont, elles, bel et bien maintenues !

Quant au ministre Gef­fray, il conti­nue son chan­tage en expli­quant que, faute de bud­get, les concours d’enseignement 2026, aux­quels 88 000 étu­diants sont ins­crits, ne pour­raient avoir lieu…

Les dis­po­si­tions inac­cep­tables du bud­get Lecor­nu sont donc main­te­nues. Ce der­nier s’est d’ailleurs empres­sé de ras­su­rer les chefs d’entreprise dans un cour­rier qu’il leur a adressé.

Il est un minis­tère qui échappe à l’austérité, aux coupes bud­gé­taires, c’est celui des armées. Le pré­sident Macron, qui lors de ses vœux aux armées appelle à un « sur­saut mili­taire », rap­pelle que : « La loi de pro­gram­ma­tion mili­taire (…) pré­voit pour la période 2026–2030 un effort sup­plé­men­taire de 36 mil­liards d’eu­ros pour accé­lé­rer notre réar­me­ment, dont 3,5 mil­liards d’eu­ros dès 2026. » Tout cela, tou­jours selon le pré­sident Macron « pour être prêt pour un enga­ge­ment majeur d’i­ci à 3 ou 4 ans ».

La FNEC FP-FO n’est pas dupe des der­nières annonces du Pre­mier ministre Lecor­nu : son bud­get, c’est tou­jours plus d’argent pour l’armée, des cadeaux fis­caux aux grandes entre­prises et une offen­sive inédite contre la Sécu, contre l’École publique, contre l’hôpital public, contre les droits et les garan­ties col­lec­tives des salariés.

Pire, c’est par l’article 49–3 que le Pre­mier ministre entend impo­ser son bud­get de guerre !

La FNEC FP-FO ne l’accepte pas. Elle oppose toutes ses reven­di­ca­tions au bud­get Lecor­nu. Elle invite les per­son­nels à se réunir dans les écoles et les éta­blis­se­ments pour dis­cu­ter de cette situa­tion et déci­der d’initiatives pour faire valoir leurs exi­gences en termes de postes, de salaires, de garan­ties col­lec­tives, de condi­tions de travail…

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