Pro­té­ger l’École, ses per­son­nels et ses élèves, c’est d’abord arrê­ter l’austérité !

8 Avr, 2025Com­mu­ni­qué

Depuis les décla­ra­tions de la ministre Borne le 21 février annon­çant des fouilles de sacs à l’entrée des éta­blis­se­ments et le dis­cours va-t-en-guerre du pré­sident Macron le 5 mars, l’étau de la répres­sion se res­serre sur la jeunesse.

Le 6 mars, le Sénat a adop­té la pro­po­si­tion de loi « Pro­té­ger l’école de la Répu­blique et les per­son­nels qui y tra­vaillent » dont l’article 6 dis­pose que « en cas de menace pour l’ordre et la sécu­ri­té » au sein d’un éta­blis­se­ment, les per­son­nels de direc­tion et le CPE (qui ne sont pas deman­deurs) pour­ront pro­cé­der à « l’inspection » voire à « la fouille des effets per­son­nels » d’un élève.

Le 26 mars, un « télé­gramme » conjoint des ministres Borne et Retailleau aux pré­fets et rec­teurs les exhorte à « mettre en œuvre immé­dia­te­ment », dans le cadre d’une « dyna­mique glo­bale de lutte contre les vio­lences », des mesures visant « la réa­li­sa­tion d’un conti­nuum « dis­sua­sion, sanc­tion », par­mi les­quelles l’organisation de « contrôles aléa­toires aux abords des éta­blis­se­ments sco­laires par les forces de sécu­ri­té inté­rieure sous l’autorité des par­quets et en rela­tion étroite avec la com­mu­nau­té édu­ca­tive ».

Lut­ter contre les vio­lences aux abords des éta­blis­se­ments ? Par­lons-en : les 19 et 21 mars, des parents et ensei­gnants du lycée Dide­rot à Paris, mobi­li­sés contre la carte sco­laire 2025 avec la FCPE, la FSU, SUD, la CGT et FO ont assis­té aux inter­pel­la­tions bru­tales de plu­sieurs lycéens ras­sem­blés pour un blo­cage sym­bo­lique de l’établissement. Plu­sieurs lycéens ont été pla­cés en garde à vue.

Si les ministres Borne et Retailleau veulent lut­ter contre les vio­lences aux abords des éta­blis­se­ments, qu’ils com­mencent donc par faire ces­ser cette répres­sion débri­dée contre les lycéens qui se mobi­lisent. Com­ment, en effet, ce gou­ver­ne­ment illé­gi­time peut-il jus­ti­fier une telle vio­lence à l’encontre de la jeu­nesse si ce n’est par la crainte que lui ins­pire la résis­tance des lycéens et étu­diants contre ses mesures d’austérité et de marche à la guerre ?

Le 27 mars, plu­sieurs mil­liers d’étudiants mani­fes­taient à Paris contre les 1,5 mil­liard d’euros de coupes dans les uni­ver­si­tés et pour exi­ger « l’argent pour l’université, pas pour l’armée » ! Ils ont raison !

Pour pro­té­ger l’école de la Répu­blique, ses per­son­nels et ses élèves, l’urgence, c’est d’abord de répondre aux reven­di­ca­tions ! Des écoles aux uni­ver­si­tés, les per­son­nels ne veulent pas d’une sur­en­chère de répres­sion contre les élèves dont ils ont la charge, mais le res­pect de leurs sta­tuts, de leurs mis­sions, l’annulation des sup­pres­sions de postes, des fer­me­tures de classes et la créa­tion de tous les postes sta­tu­taires néces­saires de toutes catégories.

Dans ces condi­tions, la FNEC FP-FO renou­velle son appel aux per­son­nels à se tenir aux côtés des lycéens et étu­diants qui refusent de sacri­fier leur droit à l’instruction, leur droit à suivre les études de leur choix dans l’enseignement supé­rieur à l’économie de guerre et à la marche à la guerre et à la barbarie !

Bas les pattes devant nos jeunes ! À bas l’austérité !

Créa­tion des postes nécessaires !

De l’argent pour l’École, pas pour la guerre !

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.

À bas la guerre ! À bas les bud­gets de guerre ! Satis­fac­tion des revendications !

Alors que l’a­gres­sion mili­taire amé­ri­caine au Vene­zue­la ouvre l’an­née sous le signe de la guerre, la FNEC FP-FO tire la son­nette d’a­larme sur la mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’É­cole fran­çaise. Entre bud­gets de guerre en hausse et aus­té­ri­té impo­sée aux ser­vices publics, le syn­di­cat appelle à la mobi­li­sa­tion sous le mot d’ordre : « Pain, paix, liberté ! »

20e Congrès de la FNEC FP-FO réuni à Angers : Motion de sou­tien aux ensei­gnants de Cis­jor­da­nie en grève

Depuis plus de deux mois, les ensei­gnants de Cis­jor­da­nie sont en grève pour le paie­ment inté­gral et régu­lier des salaires, pour le droit de tra­vailler à temps plein et pour l’autorisation de consti­tuer leur syn­di­cat indé­pen­dant de l’Autorité palestinienne.…

Retrait du guide visant à « accul­tu­rer » nos élèves à la défense !

« Accul­tu­rer les jeunes à la défense », tel est le titre du guide adres­sé par le minis­tère de l’Éducation natio­nale « à l’ensemble de la com­mu­nau­té édu­ca­tive, aux armées et à leurs par­te­naires enga­gés dans le déve­lop­pe­ment du lien Armée-Jeu­nesse et la…