Pro­tec­tion Sociale Com­plé­men­taire : Il faut dénon­cer l’accord et renégocier !

28 Nov, 2025Com­mu­ni­qué

Inter­ro­gé mar­di par le dépu­té Paul Van­nier sur des ques­tions de liber­té d’adhésion et de coût du régime de la Pro­tec­tion Sociale Com­plé­men­taire, notam­ment pour les pré­caires et les familles, le ministre de l’Éducation natio­nale Edouard Gef­fray a répon­du que la PSC se met­tait en place sur la base d’un accord majo­ri­taire signé par six syn­di­cats sur sept. La FNEC FP-FO est l’organisation qui n’a pas signé cet accord à l’Éducation natio­nale, à l’Enseignement Supé­rieur et la Recherche et Jeu­nesse Sport.

Pour le reste, le ministre a nié l’évidence.

Alors qu’il annonce que tous les agents vont béné­fi­cier d’un gain du pou­voir d’achat d’en moyenne 480 euros, il a déci­dé d’ignorer la colère des per­son­nels qui com­prennent aujourd’hui que ce régime est obli­ga­toire et va entraî­ner pour eux une perte men­suelle de leur pou­voir d’achat.

Mal­gré la par­ti­ci­pa­tion employeur, les plus pré­caires gagnant 1500 ou 1800 euros brut, voire même des familles avec un trai­te­ment plus consé­quent, n’ont eu qu’à faire une simu­la­tion sur le site de l’opérateur pour réa­li­ser qu’à la fin du mois, ils auront encore moins d’argent qu’avant pour vivre. Et cela sans comp­ter le sur­coût des options de la com­plé­men­taire pré­voyance encore en phase d’élaboration…

Les agents ne sont pas dupes de ce pré­ten­du cadeau qui, à la manière des cou­ver­tures sociales des entre­prises amé­ri­caines, cor­res­pond au « paquet sala­rial ». Celui-ci com­prend les 10% de pré­lè­ve­ments sup­plé­men­taires sur les arrêts mala­die et le gel du point d’indice du bud­get Lecor­nu. De la même manière, les uni­ver­si­tés devront com­pen­ser le coût de la part employeur aux dépens de leur bud­get, des ensei­gne­ments et de leur fonctionnement.

Les mil­liers de retrai­tés exclus de l’accord seront éga­le­ment les din­dons de la farce. Tout comme le décou­plage san­té-pré­voyance, cette exclu­sion est une remise en cause inac­cep­table du Sta­tut géné­ral de la Fonc­tion publique.

Une nou­velle fois nous assis­tons aux entour­loupes des gou­ver­ne­ments Macron qui s’attaquent à la Sécu­ri­té sociale et favo­risent la pri­va­ti­sa­tion et le mar­ché, qui s’en prennent aux tra­vailleurs et aux agents sous pré­texte d’avancée sociale.

Le 27 novembre, toutes les orga­ni­sa­tions syn­di­cales ont cla­qué la porte de la Com­mis­sion Pari­taire de Pilo­tage et de Sui­vi. En cause, le scan­dale de la non-com­pen­sa­tion du coût de la PSC pour les uni­ver­si­tés. Toutes ont éga­le­ment sou­li­gné les pro­blèmes de sur­coût pour les familles et les pré­caires, le décou­plage santé/prévoyance. Dès lors, pour­quoi ne pas dénon­cer cet accord ?

Face à la colère des agents, à la baisse pré­vi­sible du pou­voir d’achat des pré­caires, face aux dérives consta­tées d’un tel régime qui s’attaque à la Sécu­ri­té sociale de 1945 et au Sta­tut, il n’y a qu’une réponse : dénon­cer l’accord, exi­ger une rené­go­cia­tion sur la base de la liber­té d’adhésion à la com­plé­men­taire, garan­tis­sant le cou­plage san­té-pré­voyance ain­si que la soli­da­ri­té inter­gé­né­ra­tion­nelle. C’est ce que la FNEC FP-FO a pro­po­sé aux autres orga­ni­sa­tions syndicales.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.