Où est donc pas­sée la reva­lo­ri­sa­tion « historique » ?

2 Oct, 2023AESH, Com­mu­ni­qué, Reforme retraites, Retraites, Salaires

Dès juin der­nier et encore en cette ren­trée sco­laire, les ministres qui se sont suc­cé­dé ain­si que le pré­sident Macron n’ont eu de cesse d’annoncer à grands ren­forts média­tiques une revalorisation

« his­to­rique » des per­son­nels de l’Éducation natio­nale. Le ministre Attal conti­nue d’affirmer que ce seraient « entre 125 et 250 € net de plus qu’à la ren­trée pré­cé­dente » que les per­son­nels ensei­gnants devraient toucher.

Les bul­le­tins de paie du mois de sep­tembre démontrent que les pro­pos du ministre sont un nou­veau men­songe, comme l’était d’ailleurs l’annonce d’une aug­men­ta­tion de 10% pour tous les ensei­gnants annon­cée par le pré­sident Macron durant la der­nière cam­pagne des élec­tions présidentielles.

Quelques miettes indem­ni­taires en guise de reva­lo­ri­sa­tion « historique » !

La réa­li­té c’est que la grande majo­ri­té des per­son­nels ensei­gnants ne béné­fi­cie­ront que du dou­ble­ment de l’indemnité de sui­vi et d’accompagnement ou d’orientation des élèves (ISAE ou ISOE) soit moins de 100 € par mois. Une mino­ri­té d’enseignants, ceux qui sont dans les 7 pre­miers éche­lons de la classe nor­male, dis­po­se­ront en outre d’une aug­men­ta­tion de la prime d’attractivité.

Et enfin, une prime sera ver­sée aux ensei­gnants qui accep­te­ront des tâches sup­plé­men­taires dans le cadre du « Pacte », ce qui ne consti­tue donc pas une revalorisation.

Quant aux autres per­son­nels, RIEN ! Si ce n’est la déci­sion d’augmenter de 1,5% la valeur du point – c’est-à-dire bien en deçà de l’inflation ! Et quelques mesu­rettes « Fonc­tion publique « : prime pou­voir d’achat, GIPA, mesures « bas de grille » pour les trois grades de la caté­go­rie C et les deux pre­miers grades de la caté­go­rie B qui les main­tient à peine au-des­sus du SMIC, 5 points en plus sur toute la grille de toutes les caté­go­ries, soit envi­ron 25 € brut par mois à comp­ter du 1er jan­vier 2024.

« Prime excep­tion­nelle de pou­voir d’achat » : une nou­velle trom­pe­rie du ministre

Jeu­di 28 sep­tembre, le ministre Attal a annon­cé avec tam­bours et trom­pettes le ver­se­ment d’une « prime excep­tion­nelle de pou­voir d’achat » à cer­tains per­son­nels de l’Éducation natio­nale… sauf que cette prime concerne tous les fonc­tion­naires et que cette infor­ma­tion avait déjà été déci­dée par le ministre Gué­ri­ni en juin dernier !

Rien de neuf donc… sauf que les per­son­nels comp­taient sur cette prime (ver­sée une seule fois) dès le mois de sep­tembre et qu’elle ne sera ver­sée qu’au mois d’octobre, prime qui d’après le décret est com­prise entre 300 € et 800 € pour les per­son­nels qui tou­che­raient moins de 39 000 € brut annuels toutes rému­né­ra­tions confon­dues (trai­te­ment, primes, indemnités…)

Ain­si on aurait pu croire, par exemple, que les AESH, per­son­nels situés sous le seuil de pau­vre­té, tou­che­raient le maxi­mum de cette prime… Mais c’est sans comp­ter sur une petite ligne qui spé­ci­fie que les 800 € seront pro­ra­ti­sés sur la base de la quo­ti­té tra­vaillée ! Les AESH per­ce­vront donc 500 € au lieu de 800 €… Pour le gou­ver­ne­ment, il n’y a pas de petites économies !

Dès la ren­trée, déjà des pro­blèmes de paie pour cer­tains personnels !

Le 27 sep­tembre, jour de la paie, qu’ont consta­té de nom­breux per­son­nels de l’Éducation nationale ?

La grande majo­ri­té d’entre eux sont bien loin de tou­cher 125€ de plus que lors de la ren­trée pré­cé­dente comme le ministre Attal le claironne !

Pire, des AESH se sont vus ver­ser un acompte en lieu et place d’un salaire. Ain­si, dans les Hauts-de-Seine, trois jours avant le ver­se­ment de leur paye, des dizaines d’AESH ont reçu un cour­riel les infor­mant qu’ils ne tou­che­raient que 80% de leur salaire en guise d’acompte et que, dans ce cadre-là, ils n’auraient pas de bul­le­tin de salaire pour le mois de septembre.

Dans le Rhône, des ensei­gnants contrac­tuels non encore réem­bau­chés n’ont tou­jours pas reçu l’attestation Édu­ca­tion natio­nale leur per­met­tant de béné­fi­cier des allo­ca­tions Pôle Emploi et se retrouvent sans revenu !

À Mayotte, il y a autant de pro­blèmes de paye que d’établissements et de per­son­nels : des rem­bour­se­ments de frais de dépla­ce­ment en attente depuis deux ans, des heures sup­plé­men­taires non payées pour les pro­fes­seurs et les AED voire des dimi­nu­tions d’indices !

Assez des men­songes minis­té­riels ! Tous aux réunions et assem­blées FO !

Pour la FNEC FP-FO, la situa­tion n’est plus tenable ! Assez des men­songes ministériels !

Dans une situa­tion où l’inflation explose (ali­men­ta­tion +11,2% ; éner­gie +6,8% ; élec­tri­ci­té + 18% sur un an ; gaz +7,6% ; essence +7%…), ce dont ont besoin les per­son­nels, ce n’est pas de quelques miettes indem­ni­taires, mais d’une aug­men­ta­tion immé­diate de 10% de la valeur du point d’indice comme l’exige la Confé­dé­ra­tion FO !

Alors que le comi­té confé­dé­ral natio­nal de Force Ouvrière a déci­dé « d’une cam­pagne média­tique, de mee­tings et d’assemblées dans les dépar­te­ments avec au centre l’action reven­di­ca­tive sur les salaires, les ser­vices publics, la pro­tec­tion sociale et les retraites », la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir pour réaf­fir­mer les reven­di­ca­tions et les moyens de les faire aboutir !

Elle les invite à par­ti­ci­per à toutes les assem­blées que Force Ouvrière orga­ni­se­ra à tous les niveaux dans les semaines qui viennent.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.