Le gou­ver­ne­ment nous laisse-t-il le choix ? Assem­blées Géné­rales et réunions syn­di­cales par­tout pour déci­der et s’organiser en vue de le bloquer

4 Fév, 2024Com­mu­ni­qué

La grève très lar­ge­ment sui­vie le 1er février a expri­mé l’immense colère des per­son­nels de l’Éducation natio­nale face au sac­cage de l’École publique par le gou­ver­ne­ment Macron-Attal-Oudéa-Castéra.

Comme des mil­lions de sala­riés, ils refusent l’effondrement de leur pou­voir d’achat. Ils refusent leurs condi­tions de tra­vail insup­por­tables : les écoles, les éta­blis­se­ments et les ser­vices manquent de tout, partout.

Avec les parents d’élèves, avec les lycéens, ils refusent les contre-réformes à marche for­cée : Par­cour­sup, la casse des lycées pro­fes­sion­nels, la des­truc­tion de l’enseignement spé­cia­li­sé, le Ser­vice Natio­nal Uni­ver­sel, et le « choc des savoirs » qui sup­prime des heures, désor­ga­nise les éta­blis­se­ments et met en place le tri scolaire…

Le SNES-FSU, la Cgt-Educ’action, et Sud Édu­ca­tion appellent à la grève le 6 février.

FO a pro­po­sé aux Fédé­ra­tions de l’Éducation natio­nale d’appeler à la grève à par­tir du 6 février et d’organiser par­tout les AG pour déci­der des suites

Au len­de­main de la grève du 1er février, les reven­di­ca­tions de l’appel inter­syn­di­cal natio­nal demeurent : il faut de toute urgence de véri­tables aug­men­ta­tions sala­riales, l’abandon du Pacte, l’abandon des mesures de l’acte 2 de l’École inclu­sive, un sta­tut pour les AESH et les AED, l’annulation des sup­pres­sions de postes, et le retrait de la réforme de la voie pro­fes­sion­nelle, le retrait du choc des savoirs.

Le 2 février, confir­mant sa volon­té de pas­ser en force, le gou­ver­ne­ment publie sa contre-réforme des lycées professionnels.

Par­tout en France des mobi­li­sa­tions sont orga­ni­sées la semaine pro­chaine contre les sup­pres­sions de postes, de classes et d’heures annon­cées dans les CSA et dans les DHG pour la ren­trée pro­chaine. Dans les col­lèges, des per­son­nels réunis en AG dis­cutent de la pour­suite de la grève pour l’abandon du « choc des savoirs. »

Les per­son­nels recherchent les moyens de l’action effi­cace pour gagner ! Ils veulent en découdre !

Le gou­ver­ne­ment a été mis sous la pres­sion des agri­cul­teurs qui ont cher­ché à orga­ni­ser le blo­cage du pays et la mon­tée à Paris. Nous laisse-t-il un autre choix que celui de tout blo­quer ? Celui d’organiser la grève tous ensemble jusqu’à le faire céder ?

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir dès lun­di sur leur lieu de tra­vail pour éta­blir les cahiers de reven­di­ca­tions et déci­der de l’action effi­cace pour les faire aboutir.

Comme sa Fédé­ra­tion de fonc­tion­naires, la FNEC FP-FO a dépo­sé un pré­avis de grève jusqu’au mois de mars. Elle sou­tien­dra toutes les ini­tia­tives prises pour la satis­fac­tion des reven­di­ca­tions (recon­duc­tion de la grève, blo­cage d’écoles, ras­sem­ble­ments, délé­ga­tions pour por­ter les revendications…).

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.

À bas la guerre ! À bas les bud­gets de guerre ! Satis­fac­tion des revendications !

Alors que l’a­gres­sion mili­taire amé­ri­caine au Vene­zue­la ouvre l’an­née sous le signe de la guerre, la FNEC FP-FO tire la son­nette d’a­larme sur la mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’É­cole fran­çaise. Entre bud­gets de guerre en hausse et aus­té­ri­té impo­sée aux ser­vices publics, le syn­di­cat appelle à la mobi­li­sa­tion sous le mot d’ordre : « Pain, paix, liberté ! »