« Gre­nelle » Le ministre Blan­quer confirme l’enfumage La FNEC FP-FO réaf­firme les revendications

14 Oct, 2020Salaires

Le minis­tère a pré­sen­té mar­di 13 octobre ce qu’il appelle « la reva­lo­ri­sa­tion des ensei­gnants et assi­mi­lés » dans le cadre de son « Grenelle ».

Il reprend, avec quelques nou­veau­tés, ce qu’il a pré­sen­té en début d’année 2020 – qui rap­pe­lons-le – se situait dans le cadre du pro­jet de réformes des retraites, tou­jours prête à sor­tir du car­ton du gou­ver­ne­ment, et tou­jours reje­tée par les salariés.

Ces mesures, qui cor­res­pondent à une enve­loppe fer­mée de 400 mil­lions d’euros ins­crite au Bud­get 2021, ne pèsent pas lourd par rap­port à l’enveloppe de 7,5 mil­liards déblo­quée pour les per­son­nels des hôpi­taux (dont 900 000 fonc­tion­naires hos­pi­ta­liers) et des EPHAD, suite à leur mobilisation.

Sau­pou­drer pour mieux diviser !

Des mesures indem­ni­taires concen­trées sur les débuts et milieux de car­rière : une prime dégres­sive et dif­fé­ren­ciée selon les corps (PE, cer­ti­fiés et PLP, agré­gés), une prime d’équipement infor­ma­tique de… 150 euros par an, uni­que­ment pour les per­son­nels devant élèves, des mesures indem­ni­taires pour les direc­teurs d’école et les per­son­nels de direc­tion, une aug­men­ta­tion mini­ma­liste du taux de pro­mo­tion à la Hors-Classe (de 17% à 18%). Les autres per­son­nels (AESH, AED, admi­nis­tra­tifs, per­son­nels médi­co-sociaux) ne sont pas concer­nés par ces mesures.

Les deux scé­na­rii pri­vi­lé­giés par le ministre ne concer­ne­raient que 22% à 31% des enseignants :

➢ Scé­na­rio « 2 » :

  • pour les PE, une prime allant de 121 euros nets par mois sur les éche­lons 2 et 3, à 35 euros

sur l’échelon 6, et rien sur les autres échelons.

  • pour les cer­ti­fiés « et assi­mi­lés » : une prime allant de 114 euros nets par mois sur les éche­lons 2 et 3, à 28,50 euros sur l’échelon 6, et rien sur les
  • pour les agré­gés : une prime allant de 106 euros nets par mois sur les éche­lons 2 et 3, à 21,33

euros sur l’échelon 6 et rien sur les autres.

➢ Scé­na­rio « 3 » :

  • pour les PE, une prime allant de 100 euros nets par mois sur le seul éche­lon 2, à 35 euros sur le sep­tième éche­lon, et rien sur les autres échelons.
  • pour les cer­ti­fiés « et assi­mi­lés » : une prime allant de 92 euros nets par mois sur le deuxième éche­lon, à 28,50 euros sur le sep­tième éche­lon, et rien sur les
  • pour les agré­gés : une prime allant de 85,50 euros nets par mois sur le deuxième éche­lon, à 21 euros sur le sep­tième éche­lon, et rien sur les

FO a rap­pe­lé que l’augmentation des trai­te­ments et des salaires est la reven­di­ca­tion cen­trale de tous les per­son­nels de l’Éducation natio­nale. Le scé­na­rio du « Gre­nelle des pro­fes­seurs, » tota­le­ment imbri­qué dans l’agenda social et les contre-réformes, n’est pas la réponse attendue.

L’agenda de Blan­quer, c’est aus­si la refon­da­tion-des­truc­tion des sta­tuts, l’accompagnement PPCR, la redé­fi­ni­tion des mis­sions de cha­cun, et le mana­ge­ment « à la France Télé­com ». Ces mesures vont se tra­duire par davan­tage de pres­sions sur les per­son­nels, le tout avec un point d’indice tou­jours gelé.

En outre, tous les per­son­nels de l’Éducation natio­nale ont été en pre­mière ligne pen­dant la crise. Ils attendent tous une aug­men­ta­tion de leur salaire et de leur trai­te­ment, en par­ti­cu­lier les plus pré­caires, les per­son­nels non-titu­laires et, notam­ment, les AESH dont le salaire est, en moyenne, infé­rieur au seuil de pau­vre­té. Il serait incom­pré­hen­sible et inac­cep­table d’opérer par­mi les per­son­nels un tri en fonc­tion de leur âge, de leur caté­go­rie ou de leur corps.

La FNEC FP-FO revendique :

  • l’intégration des 49 points d’indice net sup­plé­men­taire dans la grille de tous les personnels

titu­laires et 183 euros nets sup­plé­men­taires pour les contrac­tuels, sans contrepartie !

  • l’ouverture immé­diate de négo­cia­tions en vue d’un rat­tra­page de la perte de pou­voir d’achat subie depuis 2000, soit 20% d’augmentation de la valeur du point d’indice
  • la prime d’équipement infor­ma­tique – indi­gente – ne doit pas sub­sti­tuer aux obli­ga­tions de l’employeur dans le cadre du télé­tra­vail : mise à dis­po­si­tion du maté­riel, par­ti­ci­pa­tion aux frais de connexion… Elle ne doit pas ser­vir de pré­texte à la géné­ra­li­sa­tion du télé- ensei­gne­ment ou du télé­tra­vail déréglementé.

La FNEC FP-FO oppose les reven­di­ca­tions à la mys­ti­fi­ca­tion du Gre­nelle de Blan­quer et appelle les per­son­nels à mul­ti­plier les HIS, les AG pour rédi­ger les reven­di­ca­tions et dis­cu­ter des moyens de les faire aboutir.

Elle s’adresse à l’ensemble des autres fédé­ra­tions pour consti­tuer le rap­port de force à la hau­teur des enjeux.

à Mon­treuil, le 14 octobre 2020

30 000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés en ESMS n’y sont pas faute de place… 50 000 élèves noti­fiés n’ont aucun sui­vi AESH… Ça suf­fit ! Construi­sons le rap­port de force !

Alors que le nombre d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap sco­la­ri­sés a qua­dru­plé depuis 2006, la FNEC FP-FO alerte sur les consé­quences d’une inclu­sion sans moyens adap­tés. Entre le déploie­ment mas­sif des nou­veaux Pôles d’Appui à la Sco­la­ri­té et l’at­tente de mil­liers de places en éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, décou­vrez les enjeux de cette confron­ta­tion avec le minis­tère. Cet article détaille les reven­di­ca­tions syn­di­cales pour pro­té­ger l’en­sei­gne­ment spé­cia­li­sé et le sta­tut des personnels.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.