Face aux pro­vo­ca­tions du ministre Gué­ri­ni, Exi­geons au mini­mum + 10% tout de suite !

8 Jan, 2024Com­mu­ni­qué, Salaires

Ce ven­dre­di 5 jan­vier, le ministre de la Fonc­tion publique, Sta­nis­las Gué­ri­ni, pavoise sur Twit­ter : « Je m’y étais enga­gé : à par­tir de ce mois, les fonc­tion­naires ver­ront sur leur fiche de paie une reva­lo­ri­sa­tion sup­plé­men­taire : + 300 euros »… et en tout petit : …« en moyenne par an »… soit 25 euros bruts par mois !

Une insulte à tous les agents de la Fonc­tion publique

Alors que l’inflation atteint des som­mets, de qui se moque le ministre avec cette aumône ? Pour rap­pel, cette mesure (l’attribution de 5 points sur toute la grille au 1er jan­vier) fait par­tie des miettes dis­tri­buées en juin der­nier, dont l’augmentation de 1,5% de la valeur du point d’indice au 1er juillet 2023. Et six mois plus tard, à coups de 49–3, le gou­ver­ne­ment a impo­sé sa loi de Finances qui ne pré­voit aucune aug­men­ta­tion du point indi­ciaire en 2024.

Pour l’année 2023, la Banque de France chiffre l’inflation à + 5,8 %. En 2024, l’inflation est pré­vue à +3 %.

Cela fait presque 9 % d’inflation sur 2 ans, pen­dant que le point d’indice n’augmentera que de 1,5 %.

2023–2024 : Le gou­ver­ne­ment décide de faire bais­ser le pou­voir d’achat des fonc­tion­naires de 7,3 % !

Et le ministre pré­pare une offen­sive contre le Sta­tut avec sa contre-réforme visant à faire explo­ser la grille indi­ciaire, à ren­for­cer le « tra­vailler plus pour perdre moins », sur le modèle du Pacte ensei­gnant reje­té par la majo­ri­té des per­son­nels avec leurs syndicats.

Les per­son­nels n’acceptent pas l’effondrement de leur pou­voir d’achat et la liqui­da­tion de leur sta­tut, tout comme ils n’acceptent tou­jours pas les deux ans ferme impo­sés par la réforme des retraites.

Avec sa Confé­dé­ra­tion et sa Fédé­ra­tion Géné­rale de fonc­tion­naires, la FNEC FP-FO reven­dique l’augmentation immé­diate des salaires à hau­teur de l’inflation avec 10% d’augmentation du point d’indice immé­dia­te­ment et récu­pé­ra­tion de ce qui a été volé depuis 2000 (- 27,5% du pou­voir d’achat).

À nous de pour­suivre l’organisation du rap­port de force dans les assem­blées géné­rales, à tra­vers les cahiers de reven­di­ca­tions, et dans le ren­for­ce­ment de nos syn­di­cats FORCE OUVRIÈRE !

C’est ce qu’ont fait les sala­riés de Get­link (ex-Euro­tun­nel) il y a quelques jours, avec leurs syn­di­cats (FO, CGT, SUD-rail, CFE-CGC, CFDT et SACDC) : ils ont ces­sé le tra­vail, déci­dés à obte­nir une prime de par­tage de la valeur de 3 000 €. La direc­tion a fina­le­ment consen­ti à déli­vrer cette prime, alors qu’elle jugeait ce mon­tant « impos­sible à don­ner » quelques heures plus tôt…

Dès la ren­trée de jan­vier, la FNEC FP-FO invite les per­son­nels à se réunir et à réaf­fir­mer l’ensemble de leurs reven­di­ca­tions, à com­men­cer par l’augmentation des salaires :

Aug­men­ta­tion du point d’indice à hau­teur de l’inflation, soit au mini­mum + 10 % tout de suite !

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.