Des ministres tout dési­gnés pour par­ache­ver la des­truc­tion de l’École publique

23 Sep, 2024Com­mu­ni­qué

Près de trois mois après le résul­tat des élec­tions légis­la­tives, l’insupportable déni de démo­cra­tie mis en œuvre par le pré­sident Macron se confirme.

En dépit des mobi­li­sa­tions des sala­riés, en dépit du résul­tat des urnes, le pré­sident Macron entend coûte que coûte pour­suivre sa poli­tique d’austérité, de remise en cause des droits et garan­ties col­lec­tives, d’attaque contre les ser­vices publics. L’Éducation natio­nale n’échappe pas à cette logique.

La dépu­tée Gene­tet est ain­si nom­mée ministre de l’Éducation natio­nale. Elle a été membre de la com­mis­sion Défense, et coor­di­na­trice poli­tique de la loi de pro­gram­ma­tion mili­taire 2024–2030 attri­buant à l’armée un bud­get de 413 mil­liards d’euros au moment les ser­vices publics manquent de tout, au moment où les salaires sont blo­qués… Ce n’est donc pas éton­nant qu’elle se soit décla­rée « favo­rable à la géné­ra­li­sa­tion du ser­vice natio­nal uni­ver­sel (SNU) pour nour­rir « l’es­prit de rési­lience » de la jeu­nesse ». Elle inter­ro­geait d’ailleurs en mai der­nier le ministre des Armées sur son déploie­ment à l’en­semble des élèves de seconde ce à quoi M. Lecor­nu (tou­jours ministre des armées) avait répon­du qu’il conve­nait « d’éclairer et d’anticiper sans tar­der » cette géné­ra­li­sa­tion éva­luée à 10 mil­liards d’euros.

La ministre sera accom­pa­gnée d’un « ministre délé­gué de la réus­site sco­laire et de l’enseignement pro­fes­sion­nel. » Il s’agit du dépu­té Por­tier, connu pour avoir cosi­gné une tri­bune en défense « de l’enseignement pri­vé indé­pen­dant ou sous contrat » et pour avoir repro­ché à l’ex-ministre Ndiaye, de ne pas réagir face à la « menace de l’entrisme isla­miste à l’école ». Tout un programme…

Arti­san d’un rap­port consa­cré à l’instruction des enfants en situa­tion de han­di­cap, il indi­quait notamment :

« Il faut arri­ver à inté­grer le médi­co-social dans le sco­laire et arrê­ter de les oppo­ser. Pro­fi­tons, par exemple, d’enregistrer une baisse de la démo­gra­phie sco­laire avec de nom­breux locaux vacants et délo­ca­li­sons cer­tains dis­po­si­tifs médi­co-sociaux dans l’école en y ins­tal­lant des pro­fes­sion­nels. » Il est donc tout dési­gné pour pour­suivre la poli­tique des gou­ver­ne­ments pré­cé­dents qui, dans le cadre de l’Acte 2 de l’École inclu­sive, se refusent à créer les places néces­saires dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux (esti­mées à 24 000 par le minis­tère) et au contraire dis­soudre ceux-ci dans les écoles et les EPLE !

Ces nomi­na­tions confirment le pro­lon­ge­ment et l’aggravation de la poli­tique de Macron de des­truc­tion de l’École publique et des droits des personnels.

Face à ces ministres, la FNEC FP-FO réaf­firme l’intégralité de ses revendications :

  • Créa­tion des postes néces­saires dans les écoles, les éta­blis­se­ments et les services !
  • Stop à l’économie de guerre ! L’argent pour les ser­vices publics pas pour la guerre !
  • Fonds public à l’École publique ! Fonds pri­vés à l’École privée !
  • Aban­don de l’Acte 2 de l’École inclu­sive, du « choc des savoirs », du SNU, et de toutes les mesures qui détruisent l’École !
  • Aug­men­ta­tion immé­diate de 10% de la valeur du point d’indice !
  • Abro­ga­tion de la réforme des retraites !

Pro­po­si­tion de loi sur l’enseignement à la défense : STOP à la pro­pa­gande mili­taire dans nos écoles !

Le 25 février 2026, l’As­sem­blée natio­nale a adop­té en com­mis­sion une pro­po­si­tion de loi visant à ren­for­cer « l’en­sei­gne­ment à la défense » dans les col­lèges et lycées, avec l’in­ter­ven­tion de mili­taires non qua­li­fiés dans nos éta­blis­se­ments. La FNEC FP-FO dénonce fer­me­ment cette ten­ta­tive d’embrigadement de nos élèves et appelle les dépu­tés à voter CONTRE cette loi qui trans­forme l’é­cole en lieu de pro­pa­gande mili­taire, alors que des postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més par­tout. Avec la FSU, la CGT Educ’ac­tion et Sud Edu­ca­tion, nous exi­geons le retrait du guide « Accul­tu­rer les jeunes à la défense » et l’a­ban­don des « classes défense » : l’é­cole doit res­ter un lieu neutre, d’é­man­ci­pa­tion et de liber­té, pas une caserne !

30 000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés en ESMS n’y sont pas faute de place… 50 000 élèves noti­fiés n’ont aucun sui­vi AESH… Ça suf­fit ! Construi­sons le rap­port de force !

Alors que le nombre d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap sco­la­ri­sés a qua­dru­plé depuis 2006, la FNEC FP-FO alerte sur les consé­quences d’une inclu­sion sans moyens adap­tés. Entre le déploie­ment mas­sif des nou­veaux Pôles d’Appui à la Sco­la­ri­té et l’at­tente de mil­liers de places en éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, décou­vrez les enjeux de cette confron­ta­tion avec le minis­tère. Cet article détaille les reven­di­ca­tions syn­di­cales pour pro­té­ger l’en­sei­gne­ment spé­cia­li­sé et le sta­tut des personnels.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.