Cadre de ges­tion des AESH : Tou­jours pas de sta­tut, ni de vrai salaire !

29 Mai, 2024AESH, Com­mu­ni­qué, Salaires

Fin avril, la FNEC FP-FO a de nou­veau por­té les reven­di­ca­tions des AESH lors d’une audience au minis­tère. Cela a été l’occasion d’aborder des dos­siers pré­cis remon­tés des aca­dé­mies et des ques­tions urgentes comme le pro­blème des jours de frac­tion­ne­ment, les indem­ni­tés de dépla­ce­ment, les cédéi­sa­tions for­cées, celles qui ne res­pectent pas l’ancienneté ou les droits à congés acquis. Il nous a été par ailleurs confir­mé la mise en place de la subro­ga­tion dans toutes les aca­dé­mies début 2025 et la tenue d’un GT sur le cadre de gestion.

Jours de fractionnement

Pour ce qui est des jours de frac­tion­ne­ment, la FNEC FP-FO a dénon­cé le fait que la régle­men­ta­tion qui octroie ces jours de congé ne soit pas res­pec­tée par­tout et de la même manière. Tan­tôt les ser­vices imposent aux per­son­nels AESH le lis­sage de ces deux jour­nées sur les 1607 heures sans dis­cus­sion, par­fois même décomp­tées des heures connexes ou prises sur le temps des vacances scolaires.

Le minis­tère a ren­voyé la ques­tion à un pro­chain groupe de tra­vail et indi­qué qu’une note devrait paraître pour har­mo­ni­ser leur octroi dans les aca­dé­mies. Rap­pe­lons que selon la cir­cu­laire de 2019 pré­voit que ces deux jour­nées puissent être décomp­tées des 1607 heures ou prises sous la forme de deux jours de congé. Le minis­tère a éga­le­ment confir­mé qu’elles ne peuvent pas être décomp­tées des heures connexes ni prises sur le temps des vacances sco­laires. La FNEC FP-FO a condam­né cette injus­tice : les per­son­nels AESH doivent pou­voir béné­fi­cier de ces deux jour­nées de congés s’ils le sou­haitent, ne serait-ce qu’au regard de leur salaire et de leurs condi­tions de tra­vail. Selon le minis­tère, la plu­part des aca­dé­mies les octroient déjà, ce n’est pour­tant pas ce que font remon­ter les dépar­te­ments à la fédération.

Indem­ni­tés de dépla­ce­ment et PIAL

La FNEC-FP FO a éga­le­ment inter­ro­gé le minis­tère sur les pro­blèmes des indem­ni­tés de dépla­ce­ment des per­son­nels AESH qui sont un droit et a rap­pe­lé son exi­gence d’un rat­ta­che­ment admi­nis­tra­tif dans une école ou un EPLE en place et lieu du PIAL.

Consi­dé­rer les PIAL comme une rési­dence admi­nis­tra­tive n’est pas accep­table puisqu’ils peuvent par­fois s’étendre pour cer­tains sur tout un dépar­te­ment. Dans ce cas, comme pour les TZR, la FNEC FP-FO demande à ce que soit créée une indem­ni­té de frais de dépla­ce­ment du type ISSR. Il est clair que sans cela, impo­ser le PIAL comme rési­dence admi­nis­tra­tive reste un moyen de faire des éco­no­mies sur leur dos de ces per­son­nels. Le minis­tère a ren­voyé cela au groupe de tra­vail, tout en disant que le PIAL dis­pose d’un RNE. C’est inacceptable.

Ges­tion des contrats lors de la cédéisation

Pour ce qui est des pro­blèmes de contrat lors de la cédéi­sa­tion, le minis­tère a confir­mé qu’il y a bien un chan­ge­ment de mode de ges­tion qui concerne tous les per­son­nels AESH : d’ici la fin de l’année 2024, il n’y aura plus que des contrats AESH Titre 2, c’est-à-dire rému­né­rés et gérés par les rec­to­rats ou les DSDEN et des rec­to­rats. Le trans­fert s’est dérou­lé de façon chao­tique. L’administration dit qu’elle va pro­cé­der à des rectificatifs.

En revanche, le minis­tère confirme qu’il y a bien une modi­fi­ca­tion d’une clause sub­stan­tielle du contrat puisqu’il s’agit d’un chan­ge­ment d’employeur, tout en admet­tant que c’est au sein d’un même dépar­te­ment minis­té­riel. La ques­tion sera éga­le­ment étu­diée en GT mais il y a bien une conti­nui­té du contrat et le droit com­mun des contrac­tuels de la Fonc­tion publique (décret 86–83 en par­ti­cu­lier) s’applique en cas de refus de signa­ture. De ce fait, les AESH ont un mois pour signer et s’il y a refus de signa­ture, la pro­cé­dure com­mune de licen­cie­ment avec pré­avis doit être mise en place. Les droits à congé de mala­die sont main­te­nus, il n’est pas régle­men­taire de les faire par­tir de zéro à nou­veau. De la même manière, l’ancienneté doit être conser­vée, notam­ment pour les AESH qui ont dépas­sé les trois ans. L’avancement au pro­chain éche­lon doit en tenir compte. Enfin, aucune nou­velle période d’essai ne peut être deman­dée dès lors que les fonc­tions sont identiques.

Une nou­velle cir­cu­laire en préparation

Un groupe de tra­vail s’est tenu la semaine der­nière au minis­tère avec à l’étude la nou­velle cir­cu­laire vouée à rem­pla­cer celle du 5 juin 2019. Nous avons com­men­cé, et nous sommes les seuls, par rap­pe­ler les reven­di­ca­tions des AESH :

  • Un sta­tut de la Fonc­tion publique, un véri­table salaire ain­si qu’un temps plein pour 24h d’accompagnement

  • L’a­ban­don des PIAL et la fin de la mutua­li­sa­tion des moyens

  • La mise en place d’une bri­gade de remplacement

  • Une affec­ta­tion sur des postes pré­cis et choisis

  • Une véri­table for­ma­tion pro­fes­sion­nelle sur leur temps de travail

  • Le recru­te­ment d’AESH à hau­teur des moyens

  • La pos­si­bi­li­té de prendre nos 2 jours de frac­tion­ne­ment quand l’AESH le désire

Nous avons insis­té sur la valeur et la por­tée de cette cir­cu­laire qui doit s’imposer aux ser­vices de ges­tion quels qu’ils soient afin d’éviter les erreurs, les dif­fé­rences de trai­te­ment voire le chaos dont les AESH sont trop sou­vent vic­times. Le chan­tier reste en cours, puisque les échanges se sont arrê­tés alors même que l’article 4 n’a pas été dis­cu­té. Nous vous tien­drons infor­més de la publi­ca­tion et des modi­fi­ca­tions appor­tées par la circulaire.

La FNEC FP-FO conti­nue­ra de se battre à tous les niveaux afin de faire res­pec­ter les droits des AESH et gagner sur leurs revendications.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.