« Assises » de la san­té sco­laire : Nous n’avons rien à y gagner …et beau­coup à perdre !

24 Avr, 2025Com­mu­ni­qué

Quel bilan tirer des 5 groupes de tra­vail orga­ni­sés par le minis­tère avec les orga­ni­sa­tions syndicales ?

Un pro­jet de « trans­for­ma­tion de la san­té scolaire »

  • Créa­tion d’une fonc­tion de Conseillère tech­nique PsyEn (actuel­le­ment, les PsyEn sont enca­drés sur le plan hié­rar­chique soit par un IEN pour les PsyEn EDA ou par le direc­teur d’un CIO pour les PsyEn EDO).

  • Mise en place en place d’un pôle san­té social regrou­pant les 4 Conseillers techniques

  • Coopé­ra­tion de ce pôle avec l’IEN-IO, l’ARS, le PAS/MDPH

  • Défi­ni­tion et pres­crip­tion par ce pôle des mis­sions, tâches et des stra­té­gies locales incom­bant aux 4 corps

  • Pri­mau­té de l’intervention dans le 1er degré

Quelles consé­quences de la mise en place du « Pôle san­té social » ?

  • Fonc­tion­ne­ment qui tend à la mise en place d’un gui­chet unique : là où les per­son­nels, quels que soient leurs corps d’origine, inter­viennent à la demande des usa­gers et des par­te­naires, il serait néces­saire désor­mais de répondre aux demandes (sus­cep­tibles de deve­nir des injonc­tions) expri­mées par le pôle dépar­te­men­tal en tant que prescripteur.

  • Même si le minis­tère évoque l’élaboration d’une cir­cu­laire glo­bale, il s’agit bel et bien d’une remise en cause du cadre natio­nal au pré­texte d’adaptation au contexte local : à chaque dépar­te­ment son pôle san­té social. C’est une rup­ture d’égalité pour les usa­gers et une brèche ouverte dans le sta­tut natio­nal des per­son­nels. Ce fonc­tion­ne­ment dépar­te­men­ta­li­sé ren­for­ce­rait les inéga­li­tés dans les condi­tions de tra­vail déjà obser­vées entre agents et ne pour­rait que faci­li­ter la décen­tra­li­sa­tion à laquelle nous sommes opposés.

  • La Cour des Comptes avait déjà contes­té la dif­fé­rence de temps de tra­vail entre ces dif­fé­rents corps inclus, repro­chant aux PsyEn et aux infir­miers de ne pas tra­vailler pen­dant les congés scolaires.

  • Le regrou­pe­ment de ces 4 corps dans le même bud­get (BOP « vie de l’élève ») consti­tue aus­si une volon­té du minis­tère expri­mée à d‘autres occa­sions, un moyen faci­li­tant la mutua­li­sa­tion des

  • En recen­trant les mis­sions des PsyEn sur la pro­blé­ma­tique de la san­té men­tale, le minis­tère trans­for­me­rait pro­fon­dé­ment leurs mis­sions sans pour autant répondre aux besoins de postes et de moyens des struc­tures publiques de san­té men­tale (CMP, CMPP…)

  • Faute de créa­tion de postes, la prio­ri­té don­née à la pré­ven­tion dès le plus jeune âge signi­fie de fait un redé­ploie­ment des inter­ven­tions dans le 1er degré, à moyens constants.

  • Le regrou­pe­ment en pôle des 4 Conseillers tech­niques faci­li­te­rait le glis­se­ment des tâches et l’interchangeabilité de nos corps.

Le pro­jet du minis­tère n’est pas amendable !

Le minis­tère tente de nous ras­su­rer en nous disant que tout n’est pas fice­lé et que des GT « post- Assises » déci­de­ront du conte­nu pré­cis. En l’absence de toute créa­tion de postes et de toute reva­lo­ri­sa­tion sala­riale (celle évo­quée un temps pour les méde­cins n’a à ce jour fait l’objet d’aucune pro­po­si­tion chif­frée) confir­mée par le minis­tère lui-même, la FNEC FP-FO consi­dère qu’il n’y a donc aucune place lais­sée à la négo­cia­tion de fond. Toutes les pro­po­si­tions devront fata­le­ment s’inscrire dans ce cadre impo­sé par le minis­tère. Nous consi­dé­rons que notre rôle d’organisation syn­di­cale indé­pen­dante ne consiste pas à accom­pa­gner le minis­tère pour amé­na­ger le pire.

La FNEC FP-FO ne par­ti­ci­pe­ra pas à des dis­cus­sions actant la dégra­da­tion de nos condi­tions de tra­vail et de la san­té des élèves

Dans ce contexte impo­sé et contraint, la FNEC FP-FO consi­dère urgente la mobi­li­sa­tion de tous les per­son­nels dans l’unité syn­di­cale la plus large pour stop­per un tel pro­jet et pour reven­di­quer les moyens en postes pour ren­for­cer nos ser­vices actuels et leur per­mettre de faire face à l’explosion des besoins.

Elle invite les per­son­nels à se sai­sir des ras­sem­ble­ments et mani­fes­ta­tions du 1er mai à l’appel des orga­ni­sa­tions syn­di­cales pour faire valoir leurs reven­di­ca­tions, leur refus de l’austérité et des contre- réformes qui sac­cagent l’Ecole publique, pour exi­ger le réta­blis­se­ment d’une véri­table san­té scolaire.

30 000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés en ESMS n’y sont pas faute de place… 50 000 élèves noti­fiés n’ont aucun sui­vi AESH… Ça suf­fit ! Construi­sons le rap­port de force !

Alors que le nombre d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap sco­la­ri­sés a qua­dru­plé depuis 2006, la FNEC FP-FO alerte sur les consé­quences d’une inclu­sion sans moyens adap­tés. Entre le déploie­ment mas­sif des nou­veaux Pôles d’Appui à la Sco­la­ri­té et l’at­tente de mil­liers de places en éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, décou­vrez les enjeux de cette confron­ta­tion avec le minis­tère. Cet article détaille les reven­di­ca­tions syn­di­cales pour pro­té­ger l’en­sei­gne­ment spé­cia­li­sé et le sta­tut des personnels.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.