Tous à Paris le 25 jan­vier, sous les fenêtres de la ministre Oudéa-Cas­­té­­ra, pour défendre l’École publique !

13 Jan, 2024AESH, Com­mu­ni­qué, Postes

Inter­ro­gée par les médias, voi­ci ce qu’a décla­ré la ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale, de la Jeu­nesse, des Sports et des Jeux olym­piques et para­lym­piques Mme Oudéa-Cas­té­ra à pro­pos de ses enfants qui étaient sco­la­ri­sés à l’École publique avant de rejoindre l’école pri­vée, plus pré­ci­sé­ment un éta­blis­se­ment catho­lique qui a d’ailleurs fait l’objet d’une enquête par le minis­tère : « La frus­tra­tion de ses parents, mon mari et moi, qui avons vu des paquets d’heures qui n’étaient pas sérieu­se­ment rem­pla­cées. Et à un moment on en a eu marre comme des cen­taines de mil­liers de familles qui ont fait un choix d’aller cher­cher une solu­tion différente. »

Quel mépris insup­por­table de l’École publique et de ses per­son­nels, que Mme Oudéa-Cas­té­ra est pour­tant cen­sée représenter !

« Des heures qui n’étaient pas sérieu­se­ment rem­pla­cées » ? La FNEC FP-FO rap­pelle à Mme Oudéa- Cas­té­ra que depuis des années, les ministres qui se sont suc­cé­dé avant elle sous les dif­fé­rents gou­ver­ne­ments Macron n’ont eu de cesse, à grands coups de contre-réformes et de sup­pres­sions de postes, de s’en prendre à l’École publique.

Rap­pe­lons que :

  • lors du pre­mier quin­quen­nat Macron, Blan­quer a sup­pri­mé 7900 postes d’enseignants dans les lycées et collèges ;
  • Ndiaye a sup­pri­mé 2000 postes d’enseignants à la ren­trée 2023 ;
  • Attal a pro­gram­mé la sup­pres­sion de 650 postes d’enseignants dans les écoles publiques pour la ren­trée 2024.

Pour que les absences des ensei­gnants soient « sérieu­se­ment rem­pla­cées » au sein de l’École publique, la ministre Oudéa-Cas­té­ra entend-elle reve­nir sur ces sup­pres­sions de postes et créer les postes néces­saires ? Ou au contraire entend-elle pro­lon­ger la poli­tique de des­truc­tion de l’École publique mise en œuvre par ses pré­dé­ces­seurs, au plus grand béné­fice de l’école pri­vée qu’elle semble par­ti­cu­liè­re­ment apprécier ?

Et par­mi les postes qui manquent aujourd’hui, com­ment ne pas citer les mil­liers d’enseignants spé­cia­li­sés qu’il fau­drait nom­mer, les 23 000 places qui font défaut dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux selon l’aveu même de l’ex-ministre Attal ?

Oui l’École publique est aujourd’hui mena­cée, par les sup­pres­sions de postes, par l’avalanche de mesures inac­cep­tables qu’elle subit depuis des années, par le sort réser­vé aux élèves en situa­tion de han­di­cap ou en grande dif­fi­cul­té… autant de mesures qui rendent insup­por­tables les condi­tions de tra­vail des personnels !

Face aux pro­pos inad­mis­sibles et mépri­sants de la ministre, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à être en grève et à mani­fes­ter sous les fenêtres de Mme Oudéa-Cas­té­ra jeu­di 25 jan­vier pour défendre l’École publique, pour reven­di­quer les créa­tions de postes néces­saires, en par­ti­cu­lier dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux, pour exi­ger un vrai sta­tut et un vrai salaire pour AESH !

Une audience a été deman­dée à la ministre Oudéa-Castéra.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.