Tou­jours plus d’arbitraire avec PPCR !

8 Nov, 2023Salaires

Lors du CSA du 7 novembre, les textes concer­nant les Lignes Direc­trices de Ges­tion (LDG) minis­té­rielles rela­tives aux pro­mo­tions ont été pré­sen­tés. La logique « d’accompagnement » issue de PPCR est ren­for­cée, remet­tant encore en cause les sta­tuts et le cadre natio­nal. La FNEC FP-FO a réaf­fir­mé son exi­gence de res­pect de la for­ma­tion conti­nue choi­sie sur le temps de service.

La FNEC FP-FO reven­dique l’abrogation de PPCR qui main­tient l’austérité et met en place l’arbitraire à tous les niveaux, arbi­traire encore ren­for­cé pour la classe exceptionnelle.

Hors classe : en finir avec l’avis « gra­vé dans le marbre » !

Le minis­tère pré­sente l’augmentation du taux de pas­sage à la hors classe comme un élé­ment de reva­lo­ri­sa­tion. La FNEC FP-FO rap­pelle que pour une majo­ri­té de corps, il y a moins de pro­mus pour la cam­pagne 2023 qu’en 2022.

La FNEC FP-FO a tou­jours contes­té le prin­cipe de l’évaluation cou­pe­ret du 3e ren­dez-vous de car­rière qui arrête, selon des cri­tères sub­jec­tifs cen­trés sur « la manière de ser­vir », une appré­cia­tion « gra­vée dans le marbre » pour le pas­sage à la hors-classe. Une mau­vaise éva­lua­tion peut retar­der le pas­sage à la hors-classe de 6 ans voire plus. Cer­tains per­son­nels qui ont été mal éva­lués lors du troi­sième ren­dez-vous de car­rière (qui se déroule dans la 2e année du 9e éche­lon de la classe nor­male) sou­haitent pou­voir se rat­tra­per et voir leur appré­cia­tion rééva­luée à la hausse.

C’est pour­quoi la FNEC FP-FO a pro­po­sé cet amen­de­ment : « Les per­son­nels qui en font la demande pour­ront béné­fi­cier d’un nou­veau ren­dez-vous de car­rière. Une nou­velle appré­cia­tion de leur valeur pro­fes­sion­nelle pour­ra être por­tée. Cette appré­cia­tion ne sera prise en compte dans le barème natio­nal que si elle est supé­rieure à l’appréciation pré­cé­dem­ment por­tée. »

L’administration a déci­dé de ne pas rete­nir cet amen­de­ment, bien aidée par cer­taines orga­ni­sa­tions syn­di­cales, sou­tiens indé­fec­tibles de PPCR.

Votes sur cet amen­de­ment FO : Pour : FO, CGT, CFDT, SNALC ; Contre : FSU, UNSA ; Abs­ten­tion : SUD

Classe excep­tion­nelle : l’arbitraire le plus total

Une modi­fi­ca­tion impor­tante concerne l’accès à la classe excep­tion­nelle. Cela fait suite à un décret dit de « défonc­tion­na­li­sa­tion » pré­sen­té lors du CSA du 13 mai. Ce décret pré­voyait dès la cam­pagne 2024 la sup­pres­sion de l’accès fonc­tion­nel (les viviers 1 et 2) qui serait rem­pla­cé par un accès de type promouvable/promu dès le 5e éche­lon de la Hors Classe (4e pour les agrégés).

La FNEC FP-FO n’était pas favo­rable au contin­gen­te­ment et à l’accès majo­ri­tai­re­ment fonc­tion­nel pour le pas­sage à la classe excep­tion­nelle ins­crit dans PPCR. Elle a néan­moins refu­sé de prendre part au vote lors du CSA du 13 juin pour deux raisons :

- Le décret ne pré­ci­sait pas les règles qui allaient sup­plan­ter le sys­tème des viviers (barème, nombre de pro­mus…). Pas ques­tion pour FO de don­ner un blanc-seing au ministère !

- La modi­fi­ca­tion des règles en cours de route allait léser les col­lègues ayant rem­pli les condi­tions néces­saires leur per­met­tant d’accéder au vivier 1 mais qui n’ont pas encore été promus.

Ce nou­veau texte sur les LDG car­rière pré­sen­té lors du CSA du 7 novembre aggrave encore l’arbitraire inhé­rent à PPCR. Si le pré­cé­dent « barème » pour l’accès à la classe excep­tion­nelle était jusqu’à pré­sent une vaste blague puisque tout le poids du barème était por­té sur l’appréciation, il n’y a main­te­nant plus aucun barème. Tout repose sur l’avis (« très favo­rable », « favo­rable », « défa­vo­rable ») du supé­rieur hié­rar­chique (IEN, chef d’établissement et IA-IPR), l’ancienneté dans le corps n’intervenant qu’à avis égal.

La FNEC FP-FO a contes­té ces nou­velles règles. En effet, la sup­pres­sion des viviers et l’abaissement de l’échelon de la hors-classe néces­saire pour être pro­mou­vable vont aug­men­ter le nombre de per­son­nels pro­mou­vables ce qui va rendre le poids de l’appréciation por­tée par la hié­rar­chie pour être pro­mu (dont le nombre n’augmentera pas) encore plus impor­tant. Vue l’absence de barème, l’arbitraire en sort encore renforcé !

La FNEC FP-FO a dépo­sé cer­tains amen­de­ments pour s’opposer à l’absence de recours pos­sible concer­nant l’avis et pour exi­ger que tous les avis soient moti­vés (l’avis favo­rable ne fait pas l’objet d’une moti­va­tion). Ces amen­de­ments, sou­te­nus par toutes les orga­ni­sa­tions syn­di­cales, n’ont pas été rete­nus par le ministère.

Les per­son­nels éli­gibles au vivier 1 subissent un pré­ju­dice inacceptable !

La FNEC FP-FO a éga­le­ment contes­té le pré­ju­dice subi par cer­tains per­son­nels avec la sup­pres­sion du vivier 1, déci­dée uni­la­té­ra­le­ment sans délai ni aver­tis­se­ment préa­lable. Cela concerne notam­ment tous les per­son­nels qui rem­plissent d’ores et déjà les condi­tions d’éligibilité au vivier 1. Cer­tains ne sont pas encore pro­mou­vables et vont perdre de nom­breuses années avant de pou­voir le deve­nir, ce qui consti­tue une injus­tice pour ces personnels.

D’autres étaient pro­mou­vables au grade de la classe excep­tion­nelle au tableau d’avancement de l’année 2023 et risquent de ne plus être pro­mou­vables au grade de la classe excep­tion­nelle en 2024. Cette perte de pro­mou­va­bi­li­té consti­tue­rait un fait sans pré­cé­dent. La FNEC FP-FO a donc pro­po­sé un amen­de­ment visant à empê­cher cette der­nière injustice :

« Les per­son­nels qui étaient pro­mou­vables au grade de la classe excep­tion­nelle au tableau d’avancement de l’année 2023 doivent res­ter pro­mou­vables au grade de la classe excep­tion­nelle au tableau d’avancement des années sui­vantes. » Le minis­tère n’a pas inté­gré cet amen­de­ment qui, lui aus­si, n’a pas été sou­te­nu par cer­taines autres organisations.

Votes sur cet amen­de­ment FO : Pour : FO, UNSA, CFDT ; Contre : FSU ; Abs­ten­tion : SNALC, SUD, CGT

La FNEC FP-FO vote contre ces LDG !

Ces nou­velles LDG ins­taurent encore plus d’arbitraire pour le dérou­le­ment de car­rière des per­son­nels. C’est pour­quoi la FNEC FP-FO a voté contre, comme l’ensemble des orga­ni­sa­tions syn­di­cales. Un nou­veau CSA sera convo­qué le 21 novembre. Le minis­tère n’a pas man­qué de rap­pe­ler que le décret sta­tu­taire de « défonc­tion­na­li­sa­tion » avait été majo­ri­tai­re­ment adop­té par les autres orga­ni­sa­tions*. La FNEC FP-FO a rap­pe­lé qu’elle n’avait pas pris part à ce vote.

La FNEC FP-FO, tou­jours oppo­sée à PPCR et son éva­lua­tion arbi­traire, conti­nue­ra d’exiger un dérou­le­ment de car­rière basée sur l’ancienneté qui garan­tisse aux per­son­nels qui ont effec­tué une car­rière com­plète de finir leur car­rière au grade et à l’échelon le plus élevé.

(*) : Rap­pel des votes sur le décret de défonc­tion­na­li­sa­tion (sup­pres­sion des viviers 1 et 2 et nou­velles règles pour l’accès à la classe excep­tion­nelle) : Pour : FSU, UNSA, SNALC, SUD ; Abs­ten­tion : CFDT, CGT ; Ne prend pas part au vote : FO.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.