Sou­tien total à la popu­la­tion et aux per­son­nels de Mayotte !

16 Déc, 2024Com­mu­ni­qué

Same­di 14 décembre, l’archipel de Mayotte a été dévas­té par le cyclone Chi­do, d’une vio­lence extrême, excep­tion­nelle, jamais vue depuis près d’un siècle.

Tan­dis que des images de déso­la­tion cir­culent dans la presse, les élus locaux font état de dégâts impres­sion­nants. Ain­si, le pré­sident de l’association des maires de Mayotte décla­rait le soir même du désastre : « Avec tous ces bidon­villes à Mayotte, tout a été rasé du côté de Mamoud­zou et même les toi­tures en tôle des bâti­ments admi­nis­tra­tifs sont par­ties. ». Le centre hos­pi­ta­lier a été inon­dé et manque du maté­riel et des médi­ca­ments néces­saires pour soi­gner les bles­sés qui affluent par cen­taines. La plus grande par­tie de la popu­la­tion n’a plus accès à l’eau, à l’électricité et se trouve livrée à elle-même.

Le Pré­fet et le minis­tère de l’Intérieur ont d’ores et déjà décla­ré s’attendre à un bilan humain dra­ma­tique de « cer­tai­ne­ment plu­sieurs cen­taines de morts » à « quelques mil­liers ». À cette heure, nous sommes sans nou­velles de plu­sieurs collègues.

Pour la FNEC FP-FO, l’ampleur de la catas­trophe qui vient de frap­per le 101e dépar­te­ment, le plus pauvre de France avec 77 % des 320 000 habi­tants vivant sous le seuil de pau­vre­té, et un tiers d’entre eux habi­tant des bidon­villes, est pour une large part la consé­quence de la « faillite géné­ra­li­sée des admi­nis­tra­tions publiques, notam­ment de l’État », révé­lées par un rap­port rédi­gé en jan­vier 2022 par l’inspection géné­rale de six minis­tères (Inté­rieur, Jus­tice, Affaires sociales, Finances, Édu­ca­tion natio­nale et Affaires étran­gères) et ren­du public par Média­part en mars 2023.

Avant même que le cyclone ne ravage l’archipel, l’école publique, comme l’hôpital, y était confron­tée à une situa­tion de crise et de pénu­rie per­ma­nentes, expo­sant l’ensemble des per­son­nels, et des élèves, à des condi­tions d’exercice et d’accès à l’enseignement extrê­me­ment dégra­dées. Tous constatent que du fait du manque de classes (le défi­cit s’élèverait à 1 200 classes), les écoles et éta­blis­se­ments sco­laires sont satu­rés. Plus de la moi­tié des élèves sont concer­nés par un sys­tème d’enseignement en rota­tion et ne dis­posent que de deux jours d’enseignement par semaine, tan­dis que plu­sieurs mil­liers ne sont pas scolarisés.

Depuis des mois, les per­son­nels alertent les auto­ri­tés sur cette situa­tion de pénu­rie pou­vant mettre en cause leur sécu­ri­té et celle des élèves. La FNEC FP-FO (dont des repré­sen­tants natio­naux qui étaient sur place il y a un mois) a sol­li­ci­té à plu­sieurs reprises une audience auprès de la Pré­fec­ture, sans obte­nir de réponse. À la veille de la catas­trophe, les équipes édu­ca­tives (ensei­gnants, vie sco­laire, per­son­nels de direc­tion…) n’ont pu que consta­ter l’état d’impréparation dans lequel l’État les avait lais­sés, alors qu’il était deman­dé de trans­for­mer les éta­blis­se­ments en centres d’hébergement pour abri­ter la population.

Dans une telle situa­tion, la FNEC FP-FO tient à expri­mer son sou­tien total à la popu­la­tion et aux per­son­nels de l’Éducation natio­nale et de l’ensemble des ser­vices publics de Mayotte s’efforçant de rem­plir leurs mis­sions au mieux dans des condi­tions chaotiques.

Pour la FNEC FP-FO, cette situa­tion prouve, s’il le fal­lait encore, que l’urgence n’est pas de réduire et encore moins de détruire les ser­vices publics au nom de l’austérité bud­gé­taire et de l’économie de guerre, mais au contraire de mettre en œuvre tous les moyens néces­saires pour pro­té­ger et répondre aux besoins vitaux de la popu­la­tion. Face à la catas­trophe, l’État devra répondre de son incurie !

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.