Ren­trée sco­laire : Les reven­di­ca­tions ne seront pas bâillonnées !

27 Août, 2020Hygiène et sécurité/FS

La FNEC FP-FO a été reçue en audience le 25 août par le Ministre Blanquer.

Elle n’a pas pro­po­sé un pro­jet alter­na­tif de calen­drier de ren­trée ou de pro­to­cole « sani­taire. » Elle a por­té les reven­di­ca­tions urgentes des personnels.

Ce que veulent les per­son­nels, c’est que tous les moyens leur soient don­nés pour que la ren­trée se passe dans les meilleures condi­tions, que leurs mis­sions et leurs sta­tuts soient res­pec­tés, que soient créés tous les postes néces­saires, que cessent les contre-réformes…

L’école doit res­ter gratuite !

FO a condam­né la déci­sion du gou­ver­ne­ment de ne pas four­nir gra­tui­te­ment aux élèves les masques qu’il rend obli­ga­toires. C’est la gra­tui­té de l’école qui est mise en cause. Ce pré­cé­dent inac­cep­table en appelle d’autres.

A l’évidence, le Ministre conti­nue à uti­li­ser le pré­texte sani­taire pour impo­ser un pro­to­cole et des mesures d’exception qui n’ont rien à voir avec la lutte contre le virus. L’école et les sta­tuts ont été dis­lo­qués, les res­pon­sa­bi­li­tés de l’État ont été ren­voyées sys­té­ma­ti­que­ment à l’échelon local. Les attaques se sont multipliées :

  • géné­ra­li­sa­tion du contrôle conti­nu et ins­tau­ra­tion d’un bac­ca­lau­réat maison ;
  • réforme de la direc­tion d’école qui place les direc­teurs sous la tutelle des collectivités ;
  • mise en place des 2S2C ;
  • des­truc­tion des CAP et remise en cause du droit à muter ;
  • explo­sion des emplois du temps ;
  • déré­gle­men­ta­tion du télé­tra­vail avec les cours à distance ;
  • remise en cause des droits aux congés,
  • mul­ti­pli­ca­tion des sanc­tions et des pour­suites à l’encontre des syn­di­ca­listes et des militants…

Le Ministre a décla­ré : « plus que jamais, avec la crise sani­taire, on a besoin de réformes. » Il main­tient et accé­lère sa « trans­for­ma­tion » de l’Ecole : plus de ter­ri­to­ria­li­sa­tion, donc moins d’Education natio­nale. Il annonce une évo­lu­tion de ce qu’il appelle les « Res­sources Humaines » : plus d’individualisation, donc moins de garan­ties collectives.

Comme pour les hos­pi­ta­liers : 183 euros pour tous, tout de suite !

Le Ministre a annon­cé une « reva­lo­ri­sa­tion » des pro­fes­seurs : 400 mil­lions d’euros en 2021 pour finan­cer des primes pour les pre­miers éche­lons, mais aus­si des heures sup­plé­men­taires et la for­ma­tion pen­dant les vacances. Ce n’est pas une reva­lo­ri­sa­tion, c’est une mys­ti­fi­ca­tion. On est loin de l’augmentation indi­ciaire de 183 euros arra­chée par les per­son­nels hos­pi­ta­liers. Cet acquis de leur mobi­li­sa­tion est un point d’appui pour exi­ger 183 euros d’augmentation pour tous les per­son­nels, main­te­nant et sans contre­par­tie, et l’ouverture immé­diate de négo­cia­tions en vue d’un rat­tra­page des pertes de pou­voir d’achat.

La FNEC FP-FO invite donc ses syn­di­cats à pour­suivre l’action reven­di­ca­tive, à réunir les per­son­nels en assem­blées géné­rales, en heures d’information syn­di­cale, et à mettre à la dis­cus­sion les moyens de les faire aboutir.

Un pré­avis de grève a été dépo­sé pour la pre­mière semaine de la rentrée.

à Mon­treuil, le 26 août 2020

30 000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés en ESMS n’y sont pas faute de place… 50 000 élèves noti­fiés n’ont aucun sui­vi AESH… Ça suf­fit ! Construi­sons le rap­port de force !

Alors que le nombre d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap sco­la­ri­sés a qua­dru­plé depuis 2006, la FNEC FP-FO alerte sur les consé­quences d’une inclu­sion sans moyens adap­tés. Entre le déploie­ment mas­sif des nou­veaux Pôles d’Appui à la Sco­la­ri­té et l’at­tente de mil­liers de places en éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, décou­vrez les enjeux de cette confron­ta­tion avec le minis­tère. Cet article détaille les reven­di­ca­tions syn­di­cales pour pro­té­ger l’en­sei­gne­ment spé­cia­li­sé et le sta­tut des personnels.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.