Ren­trée des AESH : FO défend vos droits et votre salaire !

8 Sep, 2020AESH, Com­mu­ni­qué

Les AESH en pre­mière ligne

Lors de sa confé­rence de ren­trée, le ministre Blan­quer a rap­pe­lé l’engagement d’Emmanuel Macron pour 2021 :

« aucun enfant sans solu­tion de sco­la­ri­té au mois de sep­tembre ». 385 000 enfants en situa­tion de han­di­cap seraient sco­la­ri­sés en cette ren­trée, pour 106 000 AESH. Cela fait plus de trois enfants par AESH.

Der­rière les beaux dis­cours, il y a la réa­li­té du ter­rain : les PIAL : c’est plus d’élèves à suivre dans plus d’écoles ou d’établissements, avec des affec­ta­tions à la der­nière minute et des chan­ge­ments pos­sibles du jour au len­de­main au cours de l’année !

Il y a la réa­li­té du salaire : un AESH à 62% c’est un salaire de misère de 760€ ! C’est bien en des­sous du seuil de pau­vre­té fixé par l’INSEE à 1041€ par mois !

La FNEC FP-FO exige l’abandon des PIAL. Elle exige un véri­table sta­tut de la fonc­tion publique et un vrai salaire pour les AESH.

Comme pour les hos­pi­ta­liers, 183€ pour tous !

Les per­son­nels hos­pi­ta­liers se sont mobi­li­sés et ont arra­ché 183€ d’augmentation indi­ciaire pour tous. Ce n’était pas dans l’agenda du gou­ver­ne­ment qui, dans le même temps, annon­çait un nou­veau gel du point d’indice.

Pour la FNEC FP-FO, c’est un point d’appui. Pour­quoi pas nous ? Main­te­nant, tout de suite ! l’augmentation de 183€ pour tous !

Le gou­ver­ne­ment peut déblo­quer 100 mil­liards pour la relance et il n’y aurait pas un cen­time pour les AESH ?

La fédé­ra­tion inter­vient pour que tous les AESH à l’indice plan­cher soient rému­né­rés à l’indice majo­ré 329 confor­mé­ment à la légis­la­tion (aug­men­ta­tion du SMIC au 1er jan­vier 2020). Elle inter­vient pour une véri­table pro­gres­sion de car­rière des AESH dont les salaires stag­nent par­fois depuis plus de 6 ans. À Cler­mont-Fer­rand, mais aus­si à Poi­tiers, la FNEC FP-FO a per­mis aux AESH de pro­gres­ser de 1 à 3 niveaux de rému­né­ra­tion, avec effet rétro­ac­tif, ce qui a per­mis à cer­tains de récu­pé­rer un mois de salaire en plus ! FO inter­vient avec ses syn­di­cats pour que cette vic­toire soit effec­tive dans toutes les aca­dé­mies dès cette année !

La FNEC FP-FO s’adresse au minis­tère pour deman­der que cette aug­men­ta­tion soit pré­vue et bud­gé­tée. Elle s’adresse au minis­tère pour que la grille indi­ca­tive pré­voie une accé­lé­ra­tion de la car­rière tenant compte du nou­vel indice plan­cher au 1er jan­vier 2020.

La FNEC FP-FO conti­nue à deman­der l’intégration des per­son­nels AESH dans un sta­tut de la Fonc­tion publique.

Affec­ta­tion, droit aux aides de l’action sociale, pro­blèmes de rem­bour­se­ment de frais… : contac­tez les syn­di­cats FO.

FO invite les AESH à se réunir avec les syn­di­cats FO, à s’organiser et à se syn­di­quer au sein de Force Ouvrière pour créer les condi­tions du rap­port de force pour gagner sur toutes les revendications :

  • Un vrai sta­tut, un vrai salaire !
  • Emploi à temps com­plet pour tous les AESH qui le souhaitent !
  • Aug­men­ta­tion immé­diate de 183€ sans contrepartie !
  • Aug­men­ta­tion de la valeur du point d’indice à hau­teur de 18%
  • Aban­don des PIAL !

Mon­treuil le 8 sep­tembre 2020

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.