Psy­cho­logues de l’Education Natio­nale : la FNEC FP-FO sou­tient la mobi­li­sa­tion du 23 mai

14 Mai, 2024Com­mu­ni­qué, Défense du statut

La FNEC FP-FO apporte son sou­tien total à la mobi­li­sa­tion enga­gée par les psy­cho­logues dans l’Education natio­nale et au-delà. La FNEC FP-FO appelle les PsyEN à rejoindre les dif­fé­rents ras­sem­ble­ments, dont celui devant le minis­tère de la San­té le jeu­di 23 mai 2024 à 14h.

Un pré­avis de grève couvre toutes les initiatives.

Un manque cruel de per­son­nels partout

Sur le ter­rain, le manque de per­son­nel impacte direc­te­ment les condi­tions de tra­vail des per­son­nels et le sui­vi des élèves, notam­ment les plus fra­giles. Dans le 1er degré, cette pénu­rie a des consé­quences sur le nombre d’élèves, envi­ron 1 800 en moyenne par RASED, et sur la sec­to­ri­sa­tion d’intervention des PsyEN EDA qui s’agrandit au gré des postes vacants.

De plus, les demandes ins­ti­tu­tion­nelles se mul­ti­plient, notam­ment avec le trai­te­ment du pro­to­cole pHARe ou les demandes d’orientation liées à Par­cour­sup notam­ment, ce qui alour­dit la charge de tra­vail des per­son­nels qui se retrouvent de plus en plus en souffrance.

Alors que 413 mil­liards sont pré­vus dans le cadre de la loi de pro­gram­ma­tion mili­taire pour l’armement, entraî­nant une res­tric­tion bud­gé­taire de 10 mil­liards sur tous les bud­gets cette année et 20 mil­liards l’année pro­chaine, la FNEC FP-FO reven­dique l’annulation de cette loi afin que les moyens soient don­nés pour l’école, et en par­ti­cu­lier recru­ter des PsyEN sous sta­tut de toute urgence !

Les per­son­nels veulent des moyens pour exer­cer leurs mis­sions et refusent l’Acte 2 de l’école inclusive

Avec la mise en place de l’acte 2 de l’école inclu­sive du pré­sident Macron, les PsyEN auront une res­pon­sa­bi­li­té plus impor­tante dans le sui­vi et le diag­nos­tic des élèves à besoins par­ti­cu­liers, notam­ment dans l’orientation vers des struc­tures spécialisées.

Rap­pe­lons que cet acte 2 de l’Ecole inclu­sive vise à liqui­der les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co- sociaux ain­si qu’à réduire les demandes de recon­nais­sances MDPH en limi­tant les prises en charge ain­si que l’ac­com­pa­gne­ment en rédui­sant le recru­te­ment d’AESH. De l’aveu même de l’ex-ministre Attal, ce sont 23 000 places dans les éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux qui manquent actuel­le­ment. C’est la consé­quence d’une poli­tique visant à faire des éco­no­mies sur le dos des élèves les plus fragiles.

Un rap­port de l’IGESR en question

Après le rap­port de l’IGESR (mars 2024) sur les per­son­nels PsyEN EDO, la créa­tion de postes de conseiller tech­nique PsyEN tente de modi­fier la struc­tu­ra­tion de ce corps créé en 2017, afin de les

trans­for­mer en per­son­nel de san­té. Pour rap­pel, la FNEC FP-FO avait voté contre la créa­tion de ce corps,

Dans la lignée de l’arrêté du 10 mars 2021, la volon­té du gou­ver­ne­ment, à tra­vers le pro­jet de pro­po­si­tion de réso­lu­tion Mour­net visant à éri­ger la san­té men­tale en grande cause natio­nale pour 2025 et pro­po­si­tion de loi Pouillat per­siste à créer un ordre des psy­cho­logues, dont la majo­ri­té des pro­fes­sion­nels ne veulent pas. Ces dis­po­si­tions visent à consi­dé­rer les psy­cho­logues comme per­son­nels de san­té, les obli­geant à inté­grer le par­cours de soin, et en met­tant en place un ordre qui va don­ner des avis sur les « bonnes » pra­tiques et les modèles à suivre.

La créa­tion d’un poste de conseiller tech­nique PsyEN, à l’image de ceux pour les méde­cins ou pour les infir­mières, au Minis­tère va dans ce sens.

C’est une remise en cause pro­fonde de leur liber­té de recou­rir aux méthodes, outils et orien­ta­tions théo­riques des psychologues.

Vers une exter­na­li­sa­tion des mis­sions des PsyEN

Dans ce rap­port de l’IGESR, des pro­po­si­tions sont faites pour ren­voyer cer­taines de leurs mis­sions, l’orientation notam­ment, sur les épaules des per­son­nels ensei­gnants ou CPE.

Aus­si, dans le 1er degré, la ges­tion du har­cè­le­ment met de plus en plus de côté les PsyEN EDA au pro­fit des direc­teurs et directrices.

Alors qu’en 2021, le pro­jet de loi 4DS pro­po­sait de trans­fé­rer le corps des PsyEN aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, ce sujet de trans­fé­rer ces per­son­nels est tou­jours d’actualité pour le Minis­tère. Le Sénat a voté en mars 2024 une pro­po­si­tion de loi visant à expé­ri­men­ter le trans­fert de com­pé­tence de la méde­cine sco­laire aux dépar­te­ments volontaires.

Pour la FNEC FP-FO, les PsyEN doivent res­ter des fonc­tion­naires d’Etat rat­ta­chés à l’Education Nationale.

Plus que jamais, la FNEC FP-FO reven­dique des moyens sup­plé­men­taires pour les PsyEN : 

  • retrait du pro­jet de loi visant la créa­tion d’un ordre des psychologues ;

  • reva­lo­ri­sa­tion des grilles indi­ciaires de rému­né­ra­tion, comme pour les infir­mières sco­laires et sans contrepartie ;

  • main­tien des PsyEN comme fonc­tion­naires d’Etat du minis­tère de l’E.N, avec des créa­tions de postes en nombre suffisant ;

  • res­pect des sta­tuts par­ti­cu­liers des psy­cho­logues et notam­ment le res­pect de la plu­ra­li­té des méthodes, outils et orien­ta­tions théo­riques des psychologues ;

  • non-appli­ca­tion du rap­port de l’IGESR d’avril

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.