« Pro­to­cole de secou­risme de san­té men­tale » : Les gou­ver­ne­ments détruisent l’Ecole publique Les per­son­nels refusent de subir les déflagrations

5 Juil, 2024Com­mu­ni­qué

Une note de la DGESCO, de sep­tembre 2023, publiait le « pro­to­cole de secou­risme de san­té men­tale ». Dans la même logique que le pro­to­cole pHARe, chaque éta­blis­se­ment ou cir­cons­crip­tion doit dési­gner « une équipe res­source » avec au moins un per­son­nel réfé­rent dans l’école ou l’établissement.

En cette fin d’année sco­laire, des per­son­nels reçoivent des lettres de mis­sion les dési­gnant « secou­riste de san­té men­tale » et les enga­geant dans une for­ma­tion idoine. La FNEC FP-FO rap­pelle que cette mis­sion ne fait pas par­tie des obli­ga­tions de ser­vice et inter­vien­dra pour chaque per­son­nel dési­gné qui refu­se­rait cette responsabilité.

Alors que le gou­ver­ne­ment détruit la méde­cine sco­laire (pro­jets de décen­tra­li­sa­tion et de ser­vice des 4 corps médi­co-sociaux (INFENES, assis­tantes et conseillères tech­niques de ser­vice social, méde­cins et PsyEN), alors que les postes aux concours d’INFENES n’ont pas été tous pour­vus mal­gré des can­di­dats, le minis­tère met en place ces « bri­gades de secou­riste de san­té men­tale » pour faire face à « la dégra­da­tion de la san­té men­tale des enfants et des jeunes ».

Qui refuse d’abroger la réforme du bac­ca­lau­réat Blan­quer, du lycée et Par­cour­sup ? Qui impose l’inclusion sys­té­ma­tique au détri­ment des besoins de cha­cun ? Qui rogne sur le bud­get de l’éducation natio­nale au pro­fit de l’économie de guerre ? Qui met en place le « choc des savoirs » qui fra­gi­li­se­ra les élèves bala­dés entre groupes, triés, pous­sés vers la sor­tie de l’Ecole publique ?

Ce gou­ver­ne­ment en sur­sis et tota­le­ment illé­gi­time n’a honte de rien. Il détruit tout, mal­traite la jeu­nesse et les per­son­nels, et leur demande de « por­ter une atten­tion par­ti­cu­lière aux signes de mal-être », « prendre en consi­dé­ra­tion les spé­ci­fi­ci­tés du risque sui­ci­daire » (extrait de la lettre de mis­sion type). Pour la FNEC FP-FO, cette mesure abou­tit à confier à des per­son­nels non qua­li­fiés des pré­ro­ga­tives médi­cales avec les consé­quences que cela implique en termes de res­pon­sa­bi­li­tés tout en créant des risques réels pour les élèves qui pour­raient être mal orien­tés et mal accompagnés.

Des per­son­nels existent déjà, com­pé­tents et for­més pen­dant des années : infir­mières, PsyEN, assis­tantes sociales. Ils ont en com­mun d’a­voir pour chaque pro­fes­sion un code de déon­to­lo­gie. Deux jour­nées de for­ma­tions ne peuvent pas per­mettre à des per­son­nels de se for­mer à détec­ter, éva­luer, accom­pa­gner, adres­ser et assu­rer un sui­vi de la san­té men­tale des élèves.

Plu­tôt que de deman­der tou­jours plus aux per­son­nels en empi­lant les mis­sions hors sta­tut et de plus en plus éloi­gnées de l’enseignement, il faut recru­ter des mil­liers de postes d’infirmières, de méde­cins sco­laires, d’assistantes sociales, d’enseignants, d’enseignants spé­cia­li­sés, de PsyEN, de CPE, des AED et des AESH avec des sta­tuts et de vrais salaires…

  • Aban­don des dis­po­si­tifs chro­no­phages qui visent à enga­ger la res­pon­sa­bi­li­té des personnels ;
  • Aban­don des pro­grammes pHARe et de secou­riste en san­té Res­pect des obli­ga­tions régle­men­taires de ser­vice et des statuts ;
  • Créa­tion de tous postes sta­tu­taires nécessaires !

Pour la FNEC FP-FO, pas plus que le dis­po­si­tif pHARe, le « secou­risme en san­té men­tale » ne relève des obli­ga­tions de ser­vice des pro­fes­seurs, ni des mis­sions sta­tu­taires de cha­cun des personnels.

La FNEC FP-FO s’opposera à toutes pres­sions de la hié­rar­chie pour dési­gner des « volontaires ».

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.