Prime Covid

9 Sep, 2020CNED, Com­mu­ni­qué

Depuis l’annonce du ver­se­ment d’une prime dite « COVID » à cer­tains agents du CNED, la colère monte chez nombre de per­son­nels tant le nombre de béné­fi­ciaires s’avère res­treint, la répar­ti­tion par caté­go­rie sujette à dis­cus­sion (19 A, 11 B et 2 C : chiffres four­nis lors du der­nier CA) et l’application des cri­tères d’attribution interroge.

En effet, le Décret n° 2020–570 du 14 mai 2020 pré­voit à son article 1 que : “ l’E­tat, les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales et leurs éta­blis­se­ments publics et grou­pe­ments d’in­té­rêt public, peuvent ver­ser une prime excep­tion­nelle à ceux de leurs agents par­ti­cu­liè­re­ment mobi­li­sés pen­dant l’é­tat d’ur­gence sani­taire afin de tenir compte d’un sur­croît de tra­vail signi­fi­ca­tif durant cette période.”

De très nom­breux agents peuvent à juste titre consi­dé­rer qu’ils ont été confron­tés à un sur­croît de tra­vail signi­fi­ca­tif durant cette période :

  • Les agents de la DSI qui ont dû pré­pa­rer les ordi­na­teurs pour le télé­tra­vail au moment où l’exposition poten­tielle au virus était la plus importante,
  • Les agents de l’imprimerie de Rennes qui ont éga­le­ment été contraints de tra­vailler sur site sans réelle pro­tec­tion ce qui a d’ailleurs conduit à la fer­me­ture tem­po­raire du site pour défaut d’application des règles de sécurité,
  • Les agents des ser­vices de sco­la­ri­té et des ser­vices d’accompagnement péda­go­giques qui ont été confron­tés à l’afflux mas­sif de copies à attri­buer à la cor­rec­tion suite aux annonces de déli­vrance du bac et des BTS en contrôle continu,
  • Tous les agents ayant tra­vaillé en télé­tra­vail du jour au len­de­main en uti­li­sant par­fois leur propre équi­pe­ment, leur impri­mante, leur scan­ner sans qu’il soit même envi­sa­gé le moindre dédom­ma­ge­ment alors qu’ils ont per­mis la pour­suite des chan­tiers en cours (réforme des lycées) pour les­quels la date limite n’a jamais chan­gé mal­gré les

Force Ouvrière déplore les cri­tères d’attribution obs­cures de cette prime tant au CNED que dans de nom­breux autres sec­teurs de la fonc­tion publique, en par­ti­cu­lier la fonc­tion publique hos­pi­ta­lière. Cet uni­la­té­ra­lisme ne peut géné­rer que mécon­ten­te­ment, res­sen­ti­ment et colère chez les personnels.

Les repré­sen­tants du per­son­nel au CTE ont été infor­més par la direc­tion du CNED des cri­tères d’attribution de cette prime, mais ils n’ont à aucun moment eu leur mot à dire sur le choix des béné­fi­ciaires. Nous consi­dé­rons que l’attribution d’une prime unique d’un mon­tant iden­tique pour tous les agents pla­cés en posi­tion de télé­tra­vail ou ame­nés à tra­vailler sur site aurait été une juste recon­nais­sance de l’implication de ces agents pour faire fonc­tion­ner l’établissement de la manière la plus nor­male pos­sible durant cette période difficile.

Les minis­tères de tutelle du CNED qui n’ont pas jugé bon de finan­cer l’attribution de cette prime sont en grande par­tie res­pon­sables de cette situa­tion d’injustice.

Pour la FNEC FP-FO, la crise sani­taire a démon­tré, s’il en était besoin, la for­mi­dable mobi­li­sa­tion de tous les fonc­tion­naires. Le Pré­sident Macron a pro­mis « la recon­nais­sance de la nation » aux agents du ser­vice public.

Ce que veulent les per­son­nels, c’est qu’on leur donne les moyens de tra­vailler dans des condi­tions accep­tables par la créa­tion des postes sta­tu­taires néces­saires pour assu­rer leurs mis­sions de ser­vice public. Ce que veulent les per­son­nels, c’est la reva­lo­ri­sa­tion de leurs salaires et de leurs carrières.

La FNEC FP-FO reven­dique une réelle aug­men­ta­tion des salaires et un réel droit à car­rière par lequel une pro­mo­tion, un avan­ce­ment ou un chan­ge­ment d’échelon seront syno­nymes de forte pro­gres­sion indiciaire.

La FNEC FP-FO revendique :

  • l’abrogation de PPCR et la mise en place de grilles indi­ciaires attrac­tives, per­met­tant un dérou­le­ment de car­rière por­teur d’augmentations du salaire ;
  • un démar­rage de la grille à 120% du SMIC ;
  • l’intégration des primes sta­tu­taires dans le trai­te­ment avec com­pen­sa­tions des coti­sa­tions qui en découlent ;
  • le rat­tra­page de la perte du pou­voir d’achat depuis 2000 par l’augmentation immé­diate de 18% de la valeur du point d’indice.

Mon­treuil le 9 sep­tembre 2020

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