Pour un plan d’urgence dans l’éducation, pour les postes, les salaires, l’amélioration des condi­tions de travail

23 Août, 2021Com­mu­ni­qué

Appel à se mobi­li­ser dès la ren­trée, à se mettre en grève le 23 sep­tembre et à pré­pa­rer la mobi­li­sa­tion interprofessionnelle

L’Ecole a été sou­mise à rude épreuve et les per­son­nels ont ter­mi­né l’année dans un état de fatigue rare­ment atteint.

La ren­trée 2021 est de nou­veau mar­quée par le manque d’anticipation et la confu­sion de la poli­tique sui­vie face à la pour­suite de la crise sani­taire. Par ailleurs, alors que cette ren­trée aurait néces­si­té la mise en place d’un plan d’urgence et la créa­tion mas­sive de postes pour l’éducation dans un contexte qui a ren­du plus com­pli­quée la pro­gres­sion des appren­tis­sages, le minis­tère pour­suit une poli­tique qui va à rebours des besoins du ser­vice public :

  • refus de créer un col­lec­tif bud­gé­taire pour la créa­tion de postes d’enseignant·es, de CPE, AED, AESH, de PsyEN, de RASED, de per­son­nels admi­nis­tra­tifs, tech­niques, san­té et sociaux dans les écoles, les éta­blis­se­ments et les ser­vices pour répondre aux besoins et annu­ler les sup­pres­sions de postes notam­ment dans le 2d degré où le déploie­ment d’heures sup­plé­men­taires est une réponse inadaptée
  • publi­ca­tion de la cir­cu­laire de ren­trée sans qu’aucune concer­ta­tion préa­lable n’ait été orga­ni­sée. De plus, son conte­nu relève davan­tage de la pro­mo­tion de la poli­tique ministérielle.

Encore une fois, le ministre est dans le déni de réa­li­té en refu­sant de prendre les mesures néces­saires. Cette absence d’anticipation et de prise de déci­sions est irres­pon­sable au regard des enjeux de ges­tion et de sor­tie de crise.

Les annonces du Gre­nelle ont confir­mé qu’il n’y aurait pas de loi de pro­gram­ma­tion plu­ri­an­nuelle. Un renon­ce­ment de plus qui ne répond pas aux attentes sala­riales des per­son­nels et en exclut la majo­ri­té. Au-delà de la deuxième tranche de la prime d’attractivité, très insuf­fi­sante pour rat­tra­per les retards, il est bien dif­fi­cile de voir de quel­conques pers­pec­tives de reva­lo­ri­sa­tion pour les années à venir. Il est urgent d’augmenter les salaires de tous les personnels.

Nos orga­ni­sa­tions dénoncent l’ensemble de ces mesures qui tournent le dos à la prio­ri­té à l’éducation et cherchent à trans­for­mer en pro­fon­deur les métiers dans le sens de contraintes sup­plé­men­taires sur les per­son­nels : pro­jet de créa­tion d’un emploi fonc­tion­nel de direc­teur d’école et de hié­rar­chies inter­mé­diaires, pilo­tage par l’évaluation. Nous ne pou­vons accep­ter de tels reculs.

Nos orga­ni­sa­tions refusent la géné­ra­li­sa­tion du contrôle conti­nu et demandent le réta­blis­se­ment du bac­ca­lau­réat natio­nal pour la ses­sion 2022, avec des épreuves natio­nales, ter­mi­nales et anonymes.

Nos orga­ni­sa­tions appellent la pro­fes­sion à se mobi­li­ser dès la pré­ren­trée afin d’exiger un plan d’urgence pour le ser­vice public d’Education. Notre Ecole ne peut fonc­tion­ner sans moyens sup­plé­men­taires et sans per­son­nels reva­lo­ri­sés et recon­nus dans leurs exper­tises professionnelles.

Elles appellent les per­son­nels à se réunir dès les pre­miers jours de la ren­trée, y com­pris avec les parents d’élèves, pour lis­ter les reven­di­ca­tions et orga­ni­ser les mobi­li­sa­tions néces­saires. Nos orga­ni­sa­tions sou­tien­dront toutes ces actions qui doivent per­mettre de pré­pa­rer une action natio­nale d’ampleur. Elles appellent les per­son­nels à la grève le 23 sep­tembre. Elles appel­le­ront à pour­suivre ces actions, en par­ti­cu­lier dans le cadre d’une mobi­li­sa­tion interprofessionnelle.

Mon­treuil, le 20 août 2021,

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.

À bas la guerre ! À bas les bud­gets de guerre ! Satis­fac­tion des revendications !

Alors que l’a­gres­sion mili­taire amé­ri­caine au Vene­zue­la ouvre l’an­née sous le signe de la guerre, la FNEC FP-FO tire la son­nette d’a­larme sur la mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’É­cole fran­çaise. Entre bud­gets de guerre en hausse et aus­té­ri­té impo­sée aux ser­vices publics, le syn­di­cat appelle à la mobi­li­sa­tion sous le mot d’ordre : « Pain, paix, liberté ! »