Non à la mili­ta­ri­sa­tion de l’Ecole !

4 Fév, 2026Com­mu­ni­qué

Mon­sieur le ministre,

à l’attention de Mon­sieur Edouard Gef­fray, Ministre de l’Education nationale

Nous avons pris connais­sance du guide édi­té par le minis­tère de l’Éducation natio­nale en novembre 2025, inti­tu­lé « Accul­tu­rer les jeunes à la défense » et adres­sé « à l’ensemble de la com­mu­nau­té éducative ».

Nous sou­hai­tons par ce cour­rier vous faire part de notre pro­fonde inquié­tude et de nos reven­di­ca­tions concer­nant ce docu­ment ain­si que la poli­tique actuel­le­ment menée par le gou­ver­ne­ment au sein de l’École au nom de « l’Education à la défense ».

Ain­si, le guide invite les per­son­nels de l’Éducation natio­nale, en plus des dis­po­si­tifs exis­tants et qui ne cessent de se déve­lop­per comme les classes « Défense et Sécu­ri­té Glo­bale », à se sai­sir des stages de « décou­verte pro­fes­sion­nelle » des classes de troi­sième et seconde, ain­si que les périodes de for­ma­tion en milieu pro­fes­sion­nel (PFMP) des classes de Bac pro­fes­sion­nel et de CAP, afin de favo­ri­ser le contact des élèves avec des mili­taires « et plus lar­ge­ment des corps en uniforme ».

La ministre des armées vient de pré­sen­ter le nou­veau ser­vice natio­nal « volon­taire », dont le calen­drier pour can­di­da­ter est calé sur celui de Par­cour­sup. Consi­dé­ré comme une année de césure dans les études, le SNV serait un élé­ment de valo­ri­sa­tion dans Par­cour­sup et dans le par­cours aca­dé­mique (octroi de cré­dits ECTS). Nous dénon­çons les cour­riers d’u­ni­tés mili­taires, à des­ti­na­tion des chef·fe·s d’é­ta­blis­se­ment, qui visent à pous­ser les équipes à faire la pro­mo­tion du SNV auprès des élèves. Nous deman­dons que cette pra­tique cesse. Nous refu­sons que l’Ecole et ses per­son­nels soient ins­tru­men­ta­li­sés pour pous­ser les jeunes vers l’armée. La cam­pagne de recru­te­ment pour ce nou­veau ser­vice natio­nal doit être immé­dia­te­ment stoppée.

Nos orga­ni­sa­tions FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action et Sud Edu­ca­tion sont pro­fon­dé­ment atta­chées à la mis­sion d’éducation et d’émancipation qui fonde l’École publique. À ce titre, elles refusent toute mesure ten­dant à mili­ta­ri­ser l’École, et consi­dèrent que la pro­pa­gande guer­rière, sous quelque forme que ce soit, n’a pas sa place au sein des écoles, col­lèges, lycées et lycées pro­fes­sion­nels. La mise à l’ar­rêt des dis­po­si­tifs qui font inter­ve­nir des mili­taires nous paraît d’au­tant plus néces­saire qu’ils ont été, en début d’an­née sco­laire, le théâtre de graves dérives, trau­ma­ti­santes pour les élèves.

C’est pour­quoi nous vous deman­dons de reti­rer ce guide « Accul­tu­rer les jeunes à la défense », et de mettre fin aux dis­po­si­tifs comme les « classes défense », les ral­lyes citoyens, et tout pro­jet repo­sant sur un par­te­na­riat entre École et Armée.

Nous vous prions de croire, Mon­sieur le Ministre, en notre atta­che­ment sin­cère au ser­vice public d’éducation.

Pro­po­si­tion de loi sur l’enseignement à la défense : STOP à la pro­pa­gande mili­taire dans nos écoles !

Le 25 février 2026, l’As­sem­blée natio­nale a adop­té en com­mis­sion une pro­po­si­tion de loi visant à ren­for­cer « l’en­sei­gne­ment à la défense » dans les col­lèges et lycées, avec l’in­ter­ven­tion de mili­taires non qua­li­fiés dans nos éta­blis­se­ments. La FNEC FP-FO dénonce fer­me­ment cette ten­ta­tive d’embrigadement de nos élèves et appelle les dépu­tés à voter CONTRE cette loi qui trans­forme l’é­cole en lieu de pro­pa­gande mili­taire, alors que des postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més par­tout. Avec la FSU, la CGT Educ’ac­tion et Sud Edu­ca­tion, nous exi­geons le retrait du guide « Accul­tu­rer les jeunes à la défense » et l’a­ban­don des « classes défense » : l’é­cole doit res­ter un lieu neutre, d’é­man­ci­pa­tion et de liber­té, pas une caserne !

30 000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés en ESMS n’y sont pas faute de place… 50 000 élèves noti­fiés n’ont aucun sui­vi AESH… Ça suf­fit ! Construi­sons le rap­port de force !

Alors que le nombre d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap sco­la­ri­sés a qua­dru­plé depuis 2006, la FNEC FP-FO alerte sur les consé­quences d’une inclu­sion sans moyens adap­tés. Entre le déploie­ment mas­sif des nou­veaux Pôles d’Appui à la Sco­la­ri­té et l’at­tente de mil­liers de places en éta­blis­se­ments spé­cia­li­sés, décou­vrez les enjeux de cette confron­ta­tion avec le minis­tère. Cet article détaille les reven­di­ca­tions syn­di­cales pour pro­té­ger l’en­sei­gne­ment spé­cia­li­sé et le sta­tut des personnels.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.