Mayotte : le minis­tère tou­jours pas à la hau­teur ! Compte-ren­­du des groupes de tra­vail au ministère

4 Fév, 2025Compte ren­du

Alors que depuis le 20 jan­vier, les per­son­nels ont fait grève avec une mani­fes­ta­tion mas­sive lors de la venue de la ministre Borne à Mamoud­zou, le minis­tère a convié les orga­ni­sa­tions syn­di­cales à une suite de GT, réunions et ins­tances sur Mayotte et la situa­tion d’urgence qui y règne après le cyclone. L’analyse du gou­ver­ne­ment et les mesures prises ou envi­sa­gées sont en déca­lage total avec les témoi­gnages des cama­rades sur place.

Après une lettre adres­sée début jan­vier à la ministre, la FNEC FP-FO accom­pa­gnée par l’expertise de nos cama­rades maho­rais a rap­pe­lé que la situa­tion sur place était avant tout le résul­tat de la défaillance de l’État. Nous avons tenu à pré­ci­ser éga­le­ment que pour notre fédé­ra­tion, ces réunions devaient avant tout se tenir avec les repré­sen­tants des per­son­nels de Mayotte, et qu’avant même de par­ler d’examens ou d’attractivité, l’urgence était d’accéder aux reven­di­ca­tions des personnels :

  • Hausse du taux d’indexation des salaires pour com­pen­ser le coût de la vie

  • Une véri­table prime Chi­do de 2000 € pour tous, quel que soit l’indice, tout de suite et sans chan­tage au dos­sier ou clause d’exclusion

  • Ins­tau­ra­tion de l’ASA (Avan­tage Spé­ci­fique d’Ancienneté) dans l’ensemble du dépar­te­ment et accé­lé­ra­tion de car­rière pour l’ensemble des personnels

  • Exten­sion de la recon­nais­sance REP+ à toutes les écoles et tous les éta­blis­se­ments du dépar­te­ment, y com­pris les lycées

  • Plan mas­sif de titu­la­ri­sa­tion de tous les contrac­tuels qui le souhaitent

  • Prime d’aide au loge­ment pour tous les per­son­nels et révi­sion à la hausse de cette indemnité

  • Reva­lo­ri­sa­tion de la car­rière des agents de l’ex-IERM, avec prise en compte de l’AGS

  • Créa­tion d’une indem­ni­té spé­ci­fique d’éloignement ren­for­cée (ISE Mayotte), modu­lée en fonc­tion de la durée d’exercice sur le ter­ri­toire, pour encou­ra­ger la sta­bi­li­té et la conti­nui­té pédagogique.

  • Construc­tion d’écoles et d’établissements pour tous les enfants pré­sents sur l’île

  • Aucun jour de carence pour les agents qui auraient pris des congés mala­die suite au cyclone

  • Une action sociale d’urgence effec­tive, avec par exemple des prêts à taux 0

  • Arrêt de la pres­sion à la reprise exer­cée sur les per­son­nels avec des auto­ri­sa­tions d’absence accor­dées sans excep­tion, quand le quo­ti­dien est avant tout de retrou­ver un toit ou un sem­blant de normalité.

Réunion exa­mens et PFMP

L’administration sou­hai­tait entendre les idées et les pro­po­si­tions des orga­ni­sa­tions syn­di­cales sur l’organisation des exa­mens et des PFMP avec comme point de départ ce qui a pu être fait en Nou­velle- Calé­do­nie et pen­dant le Covid, même si à ce stade pour le minis­tère le manque de temps d’enseignement sera moins impor­tant. Même s’ils admettent que cette réunion se tient pré­ma­tu­ré­ment, il fau­dra prendre des textes au niveau ministériel.

Par­fois contre l’avis d’autres orga­ni­sa­tions, qui s’engouffraient déjà dans du contrôle conti­nu total ou du ren­for­ce­ment péda­go­gique, la FNEC FP-FO a insis­té sur la néces­si­té, avant d’envisager des amé­na­ge­ments, que l’État prenne ses res­pon­sa­bi­li­tés et fasse en sorte que les agents et les élèves retrouvent un sem­blant de nor­ma­li­té, si tant est qu’on puisse par­ler de nor­ma­li­té pour la situa­tion de Mayotte. Tout doit être fait pour que la fin d’année se déroule le plus nor­ma­le­ment possible.

Pour ce qui est des PFMP, sur une île dévas­tée, il sera com­pli­qué de trou­ver des lieux de stage et des entre­prises en capa­ci­té d’accueillir. Tou­te­fois, il est impor­tant que les diplômes gardent leur spé­ci­fi­ci­té pro­fes­sion­nelle et que les adap­ta­tions collent au pro­fil des élèves de la voie pro­fes­sion­nelles. Envi­sa­ger uni­que­ment des cours ou du ren­for­ce­ment voire des études de cas semble inadap­té à la situation.

Nous avons por­té la demande d’une adap­ta­tion du seuil mini­mal de semaines de PFMP per­met­tant aux élèves de se pré­sen­ter aux exa­mens, une pos­si­bi­li­té d’adapter les sec­teurs d’activité pour qu’ils puissent autant que faire se peut conti­nuer de pra­ti­quer. De même, il fau­drait envi­sa­ger que cer­taines acti­vi­tés des élèves puissent être valo­ri­sées au titre des PFMP et prises en compte comme pra­tique en milieu pro­fes­sion­nel. Pour la FNEC FP-FO, comme pour son syn­di­cat de la voie pro­fes­sion­nelle, la situa­tion des élèves de ter­mi­nale qui sont déjà avan­cés dans leurs séquences de PFMP est dif­fé­rente de celle des classes mon­tantes, pour qui il fau­dra l’adaptation. L’idée reste bien que les élèves soient le moins lésés pos­sible et que leur diplôme et la valeur de celui-ci ne soient pas déva­lo­ri­sés par la situation.

GT « attractivité »

Même prin­cipe pour le minis­tère, il s’agit d’un pre­mier tour de table pour entendre les orga­ni­sa­tions syn­di­cales, toutes les ques­tions ne pour­ront pas être abor­dées, il y aura d’autres GT. Le constat que fait l’administration est que l’attractivité est com­plè­te­ment dégra­dée et encore en recul avec un rap­port de 0,1 entre les pre­miers vœux et les sor­ties, le plus bas de toutes les aca­dé­mies. Elle a posé sur la table des pre­mières pro­po­si­tions : pro­lon­ge­ment de la mesure d’avancement de grade dès l’échelon 7 de la classe nor­male pour les per­son­nels du pre­mier degré avec une exten­sion aux per­son­nels du 2d degré, une évo­lu­tion des boni­fi­ca­tions et l’éligibilité des per­son­nels contrac­tuels au régime de l’ircantec.

Nous avons pré­ci­sé que cette réunion était une réac­tion tar­dive alors que la situa­tion à Mayotte est connue depuis long­temps. Par ailleurs, pour FO, l’attractivité de Mayotte ne peut être décor­ré­lée de mesures géné­rales sur l’attractivité puisque le pro­blème est sur­tout sys­té­mique : abro­ga­tion de la réforme des retraites, hausse du point d’indice et rat­tra­page de la perte du pou­voir d’achat depuis 20 ans, recru­te­ment de tous les postes néces­saires et amé­lio­ra­tions des condi­tions de tra­vail. Quant à Mayotte en par­ti­cu­lier, si le minis­tère veut des idées pour en amé­lio­rer l’attractivité il les trou­ve­ra dans la lettre de la FNEC FP-FO de Mayotte à la ministre Éli­sa­beth BORNE et dans les reven­di­ca­tions des per­son­nels en grève depuis une semaine qui sont les plus à même de savoir ce qui est bon pour l’île. Mais elles impliquent un plan d’ampleur pour ce ter­ri­toire aban­don­né, qui va au-delà de mesures édu­ca­tion : san­té, eau, loge­ment, sécu­ri­té, culture, infrastructures…

Si l’accès à l’Ircantec pour les agents contrac­tuels est une vraie avan­cée, il ne répond pas à leur reven­di­ca­tion pre­mière, un vrai plan de titu­la­ri­sa­tion, seule mesure effi­cace pour les péren­ni­ser, que l’ensemble des orga­ni­sa­tions demande. Quant aux autres pro­po­si­tions, elles sont lar­ge­ment insuf­fi­santes, sur­tout quand le minis­tère livre lui-même le constat d’échec en poin­tant le niveau his­to­ri­que­ment bas de l’attractivité.

Pour la FNEC FP-FO, il fau­dra mettre bien plus sur la table s’il l’on veut que la situa­tion de l’attractivité à Mayotte com­mence à s’améliorer. Pro­chaine réunion cou­rant mars.

Mobi­li­té

Les per­son­nels ensei­gnants ont excep­tion­nel­le­ment jusqu’au 7 février pour expri­mer une demande de par­ti­ci­pa­tion tar­dive au mou­ve­ment pour la ren­trée 2025 (sous réserve de l’accord du rectorat).

La FNEC FP-FO a appuyé sur le fait que la mobi­li­té tar­dive offerte aux col­lègues de faire des voeux de muta­tion ou de chan­ger le vœu Mayotte était une bonne chose, en dénon­çant lar­ge­ment le fait que c’é­tait “sous réserve de l’ac­cep­ta­tion du rec­to­rat”. Réponse : ” c’est la volu­mé­trie des demandes qui va déci­der de l’ac­cep­ta­tion ou non de ces muta­tions tardives. ”

La DGRH navigue clai­re­ment à vue : les solu­tions envi­sa­gées ne cor­res­pondent pas à Mayotte (cours en dis­tan­ciel : pas de réseaux, d’é­qui­pe­ments ; arri­vée de per­son­nel retrai­tés, volon­taires, mais pas de loge­ments ni de bud­gets pour les payer).

For­ma­tion spé­cia­li­sée extra­or­di­naire (F3SCT)

La réunion se tenait avec un ordre du jour res­treint : mise en place d’un sou­tien – sur­tout psy­cho­lo­gique – aux per­son­nels, état du bâti sco­laire, sécu­ri­té avec une ouver­ture aux ques­tions diverses. La FNEC FP-FO publie­ra un compte-ren­du exhaus­tif de cette ins­tance, mais voi­ci les points essentiels.

Le minis­tère nous livre un sem­blant de mea culpa, qui parais­sait somme toute assez sin­cère, mais dont les per­son­nels ne peuvent se satis­faire. Il admet que beau­coup res­tait à faire.

La FNEC FP-FO com­mence par por­ter les reven­di­ca­tions des per­son­nels, tirées de la lettre ouverte et de la réso­lu­tion de la CEF. Mais sur­tout, pro­pose deux avis pour for­ma­li­ser des demandes géné­rales qui seront adop­tées à l’unanimité. Le pre­mier sur la néces­si­té de réunir les ins­tances locales, a mini­ma quand elles le demandent, de les infor­mer très régu­liè­re­ment et de les lais­ser agir selon leurs pré­ro­ga­tives, même en cas d’enquête. Le deuxième sur les com­mis­sions et sous-com­mis­sions, FO demandent qu’elles soient orga­ni­sées et rendent leur avis de manière régle­men­taire et que ces avis soient tous trans­mis aux représentants.

Ce sont les ques­tions diverses qui ouvrent la séance spon­ta­né­ment. Pour FO, les pre­mières ques­tions sont : com­ment vont les per­son­nels ? Quel bilan peut-on déjà nous faire sur la situa­tion de tous les per­son­nels ? Ont-ils tous été contac­tés ? Ont-ils tous un toit ? Y a‑t-il des bles­sés ? Le minis­tère dit avan­cer, avoir contac­té près de 80% d’entre eux, mais être en inca­pa­ci­té de faire un tel bilan et refuse même de le faire, ce n’est pas son rôle. Ce n’est pas enten­dable. Ce n’est pas un fichier qui est deman­dé, mais un bilan de l’état de san­té et des besoins.

Pour ce qui est de l’aide d’urgence ou « prime Chi­do », on se féli­cite de l’avancée, mais elle doit être acces­sible sans condi­tion et sans que des jus­ti­fi­ca­tifs soient exi­gés. Le cyclone a tou­ché tout le monde d’une manière ou d’une autre. Le minis­tère répond que c’est une mesure et un accord inter­mi­nis­té­riels, mais que le dia­logue social avance et qu’il suf­fi­rait aux agents de se mani­fes­ter pour l’obtenir sans trop de for­ma­lisme. La ministre n’a pas d’autre choix main­te­nant que d’y accé­der, trop de per­son­nels sur place attendent cette aide, pour FO ce serait un véri­table scan­dale que d’esquiver la souf­france des personnels.

La FNEC FP-FO a insis­té éga­le­ment sur la néces­si­té de ne pas pres­ser les agents, d’accorder de la sou­plesse et d’accéder à une sorte d’ASA Chi­do pour les per­son­nels qui auraient besoin de temps pour des for­ma­li­tés, des répa­ra­tions ou autre. Le minis­tère a confir­mé là aus­si qu’il suf­fi­sait de se signa­ler et qu’une sou­plesse dans la reprise serait bien enten­du envi­sa­gée. Pour FO cela doit être effec­tif sur le ter­rain, aucune dis­pa­ri­té ne doit exis­ter entre la posi­tion du minis­tère et celle du rectorat.

Concer­nant le sui­vi psy­cho­lo­gique des per­son­nels, les 3 per­ma­nences d’une demi-jour­née actuel­le­ment en place sont lar­ge­ment insuf­fi­santes. Après l’urgence, d’autres consé­quences du trau­ma­tisme se révé­le­ront, il faut que le minis­tère s’y pré­pare et pré­voie un plan de recru­te­ment. Il dit le pré­pa­rer, les dif­fi­cul­tés de loge­ment frei­nant pour le moment l’apport en per­son­nels. Nous posons la ques­tion de la méde­cine sco­laire. Ce n’est visi­ble­ment pas le sujet du minis­tère, qui se contente d’un : « mais oui, il fau­dra aus­si y réflé­chir ». Tout cela est très insuffisant.

Pour ce qui du bâti, nous poin­tons l’écart entre les retours du ter­rain et le constat du minis­tère. Pour lui, dans le 1er degré seules « 37 écoles ne pour­ront pas rou­vrir en rai­son des dom­mages trop impor­tants cau­sés par le cyclone et la tem­pête, 25 écoles sont fer­mées en rai­son d’un manque d’accès à l’eau potable (une livrai­son d’eau par la pré­fec­ture est pré­vue), 39 écoles étaient fer­mées par les muni­ci­pa­li­tés et devaient pou­voir rou­vrir le 29/01/2025. Pour le 2d degré, la plu­part des éta­blis­se­ments ont pu accueillir les élèves sui­vant une orga­ni­sa­tion adap­tée tenant compte des réa­li­tés locales. 7 EPN res­tent fer­més : 3 ont repor­té leur ouver­ture au 29/01/2025, 3 au 03/02/25 et un a été fer­mé de façon pré­ven­tive suite à une dégra­da­tion de la pota­bi­li­té de l’eau. »

Le pro­blème des com­mis­sions est sou­le­vé de manière una­nime. Il n’est pas accep­table que les avis n’aient pas encore été trans­mis aux repré­sen­tants. La com­po­si­tion de celles-ci pose éga­le­ment question.

Le minis­tère se cache cyni­que­ment der­rière la régle­men­ta­tion : pour eux, il n’y a pas eu de fer­me­ture… c’est inad­mis­sible. Pour la FNEC FP-FO, dans une aca­dé­mie décla­rée en catas­trophe natu­relle, qui vient d’être balayée par un cyclone, le minis­tère par sou­ci d’é­co­no­mie parie sur la san­té et la sécu­ri­té des personnels.

Concer­nant la sécu­ri­té, là encore la réponse en termes de clô­tures pro­vi­soires et de recru­te­ment n’est pas adap­tée. La situa­tion d’avant cyclone était déjà inte­nable pour les agents avec des agres­sions, des caillas­sages, des attaques d’établissement. La catas­trophe n’a pas tout empor­té. La ques­tion se situe au niveau main­tien de l’ordre, les agents de pré­ven­tion ou les équi­piers mobiles de sécu­ri­té n’ont pas ces pré­ro­ga­tives. On ne peut dans l’urgence répondre à un pro­blème que l’État n’a pas vou­lu voir pen­dant des années. Leur sécu­ri­té doit être assu­rée, com­ment va faire l’employeur ? La ques­tion des signa­le­ments DGI se pose dès lors avec acuité.

Au final, les réponses ne sont pas du tout à la hau­teur de la catas­trophe en cours. Le minis­tère ne semble pas prendre la mesure de la situa­tion, de la détresse et de l’urgence. La FNEC FP-FO sou­tient ses syn­di­cats sur place, et à tous les niveaux pour la satis­fac­tion de leurs revendications.

30 000 élèves qui devraient être sco­la­ri­sés en ESMS n’y sont pas faute de place… 50 000 élèves noti­fiés n’ont aucun sui­vi AESH… Ça suf­fit ! Construi­sons le rap­port de force !

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Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.