L’heure est à la mobi­li­sa­tion tout de suite pour la satis­fac­tion des revendications !

29 Août, 2024Com­mu­ni­qué

Devrions-nous accep­ter de faire cette ren­trée comme si de rien n’était ?

La ren­trée sco­laire se tien­dra cette année dans une situa­tion d’une gra­vi­té inédite où, depuis la démis­sion du gou­ver­ne­ment Attal le 16 juillet, le pré­sident Macron refuse de prendre en compte le résul­tat des élec­tions légis­la­tives, alors que les sala­riés se sont mas­si­ve­ment ren­dus aux urnes pour expri­mer le rejet de sa politique.

Devrions-nous accep­ter qu’un gou­ver­ne­ment illé­gi­time main­tienne toutes les mesures qui ont été com­bat­tues par les per­son­nels et les parents d’élèves (comme « le choc des savoirs »), pré­parent un nou­veau bud­get d’austérité et orga­nisent cette ren­trée sco­laire en conti­nuant d’appliquer leurs mesures de des­truc­tion de l’École publique ? Pour la FNEC FP-FO la réponse est bien évi­dem­ment non.

De la même manière que les per­son­nels de san­té n’acceptent pas la des­truc­tion de l’hôpital public et se mobi­lisent pour « des bras et des lits », les per­son­nels de l’Enseignement, de la Culture, de la For­ma­tion pro­fes­sion­nelle sont fon­dés à prendre toutes les ini­tia­tives néces­saires pour les revendications.

Des pre­miers ras­sem­ble­ments ont lieu et d’autres se pré­parent, en par­ti­cu­lier pour exi­ger le recru­te­ment de per­son­nels sous sta­tut, contre les fer­me­tures de classes. La veille de la ren­trée, des per­son­nels de direc­tion des aca­dé­mies de Rouen et de Caen, ont sor­ti les dra­peaux syn­di­caux et se sont ras­sem­blés pour dire : « L’exas­pé­ra­tion et la colère sont au plus haut dans la pro­fes­sion. » La FNEC FP-FO est à leurs côtés. En Loire-Atlan­tique, l’intersyndicale FNEC FP-FO, FSU, CGT Educ’action, SUD Edu­ca­tion et SNL appelle l’ensemble des per­son­nels « à se réunir dès la pré-ren­trée, en assem­blées géné­rales, en heures d’information syn­di­cale ou de manière plus infor­melle, pour dis­cu­ter de cette situa­tion, réaf­fir­mer les reven­di­ca­tions, éta­blir les besoins en heures, postes et condi­tions de tra­vail, à déci­der des moyens d’action pour faire valoir leurs reven­di­ca­tions, y com­pris la grève dès le 2 sep­tembre, jour de la ren­trée (…) ».

Ce qui est cer­tain, c’est que les per­son­nels n’ont pas tiré un trait sur l’abrogation de la réforme des retraites Macron-Borne, sur l’abrogation du « Choc des savoirs », du SNU et de Par­cour­sup, sur l’augmentation de 10% des salaires sans contre­par­tie, sur la défense des sta­tuts et la créa­tion des postes nécessaires.

Ce qui est cer­tain, c’est que le pré­sident est aux abois, c’est main­te­nant que l’on peut agir, si pos­sible dans l’unité pour faire abou­tir enfin nos revendications !

Dans ce contexte, des orga­ni­sa­tions syn­di­cales de jeu­nesse appellent à mani­fes­ter same­di 7 sep­tembre contre le coup de force anti-démo­cra­tique du pré­sident Macron.

La FNEC FP-FO sou­tient tous ses syn­di­cats et tous les per­son­nels qui déci­de­ront de se joindre aux mobi­li­sa­tions, y com­pris le 7 sep­tembre, pour faire valoir leurs revendications.

La FNEC FP-FO appelle à mettre en dis­cus­sion dès main­te­nant et lors des réunions de pré-ren­trée le refus de faire la ren­trée dans ces condi­tions et à aler­ter les parents et les jeunes pour l’action com­mune. Un pré­avis de grève a été dépo­sé pour cou­vrir toutes les situa­tions à la rentrée.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.