Le Sénat coupe les vivres au SNU, le gou­ver­ne­ment veut le main­te­nir… Ce qu’il faut, c’est l’abandon total !

20 Jan, 2025Com­mu­ni­qué

Jeu­di 16 jan­vier, le Sénat a por­té un coup sup­plé­men­taire au ser­vice natio­nal uni­ver­sel (SNU), dis­po­si­tif de mili­ta­ri­sa­tion de la jeu­nesse dès le lycée vou­lu par le pré­sident Macron depuis 2017 et entré en vigueur en 2019. Il a déci­dé de redi­ri­ger 80 mil­lions d’euros de finan­ce­ment sur les 100 mil­lions pré­vus pour l’année 2025 vers le bud­get des Sports.

Ce n’est certes pas la crainte de voir la jeu­nesse embri­ga­dée qui a moti­vé le vote de la Chambre Haute, mais le fait que « après cinq ans d’expérimentation, le SNU n’apporte pas une plus-value suf­fi­sante en com­pa­rai­son des autres poli­tiques d’engagement de la jeu­nesse pour jus­ti­fier la pour­suite de son déploie­ment » et que dans ces condi­tions, sa géné­ra­li­sa­tion n’est « ni pos­sible, ni sou­hai­table ».

Par­mi les obs­tacles à cette géné­ra­li­sa­tion a été poin­tée la dif­fi­cul­té pour trou­ver « suf­fi­sam­ment de centres pour accueillir l’ensemble des jeunes », et sur­tout le coût « fara­mi­neux » que cela occa­sion­ne­rait, esti­mé par la Cour des Comptes entre 3,5 et 5 mil­liards d’euros, dans son rap­port publié en sep­tembre 2024.

Suite à ce rap­port, les com­mis­sions des finances de l’Assemblée Natio­nale et du Sénat avaient adop­té, en octobre, des amen­de­ments pour reti­rer le SNU du Pro­jet de Loi de Finances (PLF) 2025.

Mais le gou­ver­ne­ment n’a pas dit son der­nier mot, puisque la ministre des Sports et de la Jeu­nesse, Marie Bar­sacq, ten­tant de sau­ver coûte que coûte le pro­jet pré­si­den­tiel s’est oppo­sée au vote des séna­teurs en décla­rant qu’il n’était « pas oppor­tun de sacri­fier le SNU au pro­fit du sport » et en annon­çant qu’un « groupe de tra­vail inter­mi­nis­té­riel » serait char­gé de pro­po­ser « des évo­lu­tions pour la ren­trée sco­laire ».

Des évo­lu­tions ? Mais qui veut encore du SNU ? Qui en a jamais vou­lu à part le pré­sident Macron ? Cer­tai­ne­ment pas les lycéens qu’il est cen­sé recru­ter puisque le taux de désis­te­ment est pas­sé de 19 % en 2022 à 28 % en 2023. Avec 13 300 ins­crits volon­taires et 22 400 élèves des « classe enga­gées », enre­gis­trés à l’automne 2024, on approche péni­ble­ment des 36 000 par­ti­ci­pants alors que le gou­ver­ne­ment en envi­sa­geait 66 000 dans le cadre du PLF 2025, soit déjà 14 000 de moins que pour l’objectif 2024.

Pour sa part, la FNEC FP-FO ne ces­se­ra de répé­ter que « la place des jeunes est à l’École, pour accé­der à l’instruction et à des qua­li­fi­ca­tions et non dans des lieux d’embrigadement dans la logique de pré­pa­ra­tion à la guerre ».

De l’argent, il en faut pour les postes sta­tu­taires néces­saires dans les écoles, col­lèges, lycées et uni­ver­si­tés, pour les classes, pour les heures de cours dis­ci­pli­naires, mais pas un sou pour le SNU ! C’est pour­quoi la FNEC FP-FO conti­nue à exi­ger l’abrogation pure et simple du SNU et l’abandon des « classes défense » et des « classes enga­gées ».

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.