Le pro­to­cole « sani­taire » ne pro­tège per­sonne … excep­té le ministre

1 Sep, 2020Com­mu­ni­qué, Hygiène et sécurité/FS

Le ministre vou­drait impo­ser aux per­son­nels un pro­to­cole dit « sani­taire », pré­sen­té le 27 août sans avoir recueilli l’avis des repré­sen­tants au Comi­té d’Hygiène et Sécu­ri­té Condi­tions de Tra­vail (CHSCT).

Alors que pen­dant des semaines, au plus fort de la crise sani­taire, lorsque les ensei­gnants volon­taires accueillaient les enfants des per­son­nels soi­gnants, on nous expli­quait que les masques ne ser­vaient à rien, voi­là main­te­nant qu’ils devraient être por­tés en per­ma­nence, par tous les per­son­nels tout au long d’une jour­née d’école, « tant dans les espaces clos que les espaces extérieurs ».

De nom­breux col­lègues ont sai­si les syn­di­cats de la fédé­ra­tion pour expri­mer leur incom­pré­hen­sion. Com­ment faire classe avec un masque en per­ma­nence ? Quel est le sens de por­ter un masque en per­ma­nence, y com­pris pen­dant les récréa­tions ou les pauses ? Le ministre demande à tous les élèves à par­tir du col­lège de por­ter un masque mais ils devraient être four­nis par les parents. N’est-ce pas une remise en cause sans pré­cé­dent du prin­cipe de gra­tui­té de l’école ? Des pres­sions vont-elles s’exercer sur les col­lègues ne sup­por­te­raient pas cette injonc­tion ? Cette mesure pro­tège qui ?

Pour sa part, la FNEC FP-FO consi­dère que ce pro­to­cole est un moyen pour le ministre de se dédoua- ner de ses obli­ga­tions sta­tu­taires qui pré­voient que « des condi­tions d’hygiène et de sécu­ri­té de nature à pré­ser­ver leur san­té et leur inté­gri­té phy­sique sont assu­rées aux fonc­tion­naires durant leur tra­vail » (art. 23 du sta­tut géné­ral). La res­pon­sa­bi­li­té de l’exécution du pro­to­cole est ren­voyée à l’échelon local, dans les écoles, les col­lèges, les lycées, les ser­vices, met­tant les per­son­nels en pre­mière ligne sans pro­tec­tion réelle.

La FNEC FP-FO rap­pelle que les seuls masques recon­nus pro­tec­teurs par les normes du Code du tra­vail sont les masques FFP2 qui ne sont tou­jours pas mis à dis­po­si­tion des per­son­nels qui le deman- dent, notam­ment ceux à risque. La FNEC FP-FO conti­nue de reven­di­quer le sui­vi médi­cal par les méde­cins de pré­ven­tion et le main­tien des ASA qui ont été sup­pri­mées à par­tir du 1er sep­tembre pour les per­son­nels à risque, la recon­nais­sance d’imputabilité au ser­vice en cas de conta­mi­na­tion par le COVID, la mise en place de tests de dépis­tage géné­ra­li­sés pour les ensei­gnants et les élèves, la mise à dis­po­si­tion gra­tui­te­ment de masques adap­tés pour les per­son­nels et les élèves. Elle condamne la volon­té du gou­ver­ne­ment de liqui­der les CHSCT dans le public comme dans le privé.

La FNEC FP-FO n’acceptera aucune remise en cause de nos garan­ties sta­tu­taires au pré­texte de crise sani­taire. Le dis­po­si­tif sport-san­té-culture-civisme (2S2C), réaf­fir­mé dans ce der­nier pro­to­cole, qui ouvre la voie à l’enseignement dis­pen­sé par les col­lec­ti­vi­tés et les asso­cia­tions, doit immé­dia­te­ment s’arrêter ; tout comme doivent être aban­don­nées l’ensemble des attaques contre l’Ecole et le sta­tut des per­son­nels qui se sont accé­lé­rées au pré­texte de la crise sani­taire (réforme du BAC, des concours, de la direc­tion d’école…)

Ce pro­to­cole dit « sani­taire » qui ne pro­tège per­sonne doit être reti­ré ; les contre-réformes stop­pées ; les garan­ties sta­tu­taires pré­ser­vées ; les reven­di­ca­tions des per­son­nels satisfaites.

La FNEC FP-FO appelle tous les per­son­nels à se réunir pour faire le point sur la situa­tion et pré­pa­rer la mobilisation.

Mon­treuil le 1er sep­tembre 2020

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.