4 septembre 2021

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Le président Macron veut expérimenter à Marseille la casse de l’École publique et la destruction des statuts

Pré­sen­tant le 2 sep­tembre son plan pour le Grand Mar­seille, le pré­sident de la Répu­blique a annon­cé un sta­tut déro­ga­toire spé­cial pour 50 écoles mar­seillaises dès la ren­trée 2022. Dans ces écoles, les direc­teurs choi­si­ront les ensei­gnants et dis­po­se­ront d’une large auto­no­mie pour adap­ter les horaires, les rythmes sco­laires avec la par­ti­ci­pa­tion « d’acteurs extrascolaires ».

En annon­çant la créa­tion d’une socié­té « ad hoc », pré­si­dée par le maire de la ville et pilo­tée par l’État, il prend le pré­texte de la réno­va­tion des écoles pour les pla­cer sous la coupe des col­lec­ti­vi­tés locales.

Dans le second degré, il met en place des micro-col­lèges et micro-lycées. Dans la conti­nui­té de la réforme Val­laud-Bel­ka­cem, il sou­haite ren­for­cer la liai­son école-col­lège, avec des « ensei­gnants qui seront réfé­rents, qui vont accom­pa­gner les élèves et pen­ser cette période qui va du CM1 à la 5e », remet­tant en cause leurs sta­tuts particuliers.

Il n’hésite pas à s’en prendre aux per­son­nels des écoles publiques, « absen­téistes » et « qui font trop la grève » : une véri­table décla­ra­tion de guerre.

Mais qui a sup­pri­mé des postes depuis des années ? Qui n’a pas don­né les moyens aux écoles et dans le second degré si ce n’est le gouvernement ?

Le chef de l’État veut ouvrir une brèche sup­plé­men­taire contre le sta­tut des per­son­nels et le cadre natio­nal de l’École publique.

Les annonces du Pré­sident de la Répu­blique sont tota­le­ment cohé­rentes avec les 12 enga­ge­ments du « Gre­nelle » de Blan­quer qui pré­voient la déré­gle­men­ta­tion à tous les étages de l’École, l’éclatement des règles, des sta­tuts, des droits et du fonc­tion­ne­ment de l’École.

L’École publique ne peut se conce­voir, pour jouer tota­le­ment son rôle dans l’instruction de tous les élèves, qu’en pré­ser­vant les sta­tuts, en créant des postes, en arrê­tant de la sou­mettre à toutes les pres­sions extérieures.

La FNEC FP-FO s’oppose à cette expé­ri­men­ta­tion. Elle sera aux côtés de tous les per­son­nels dans le refus de leur faire por­ter la res­pon­sa­bi­li­té des dys­fonc­tion­ne­ments, contre la mise à sac de l’École de la République.

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