Le ministre menace l’action sociale et vos droits sta­tu­taires ! L’association « Préau », nous n’en vou­lons pas !

22 Nov, 2021Action sociale, Com­mu­ni­qué, Défense du statut

Le ministre cherche à impo­ser la créa­tion de l’association « Préau », comi­té d’entreprise dans l’Education natio­nale qui concur­rence les ins­tances sta­tu­taires de ges­tion de l’action sociale, mais aus­si les ins­tances sta­tu­taires inter­mi­nis­té­rielles, où siègent les orga­ni­sa­tions syn­di­cales représentatives.

Il décide d’organiser le trans­fert des pres­ta­tions sociales du public vers le pri­vé par l’intermédiaire d’une asso­cia­tion loi 1901 et s’attaque fron­ta­le­ment aux pres­ta­tions sociales gérées par les ins­tances minis­té­rielles et inter­mi­nis­té­rielles d’action sociale. Son objec­tif est clair : amor­cer un pro­ces­sus de pri­va­ti­sa­tion du ser­vice public de l’action sociale, basée sur la ges­tion du salaire dif­fé­ré, vers un orga­nisme du sec­teur pri­vé et donc de sa logique de profit !

  • Le pré­sident Macron et son gou­ver­ne­ment uti­lisent la même logique : pri­va­ti­ser l’action sociale, pri­va­ti­ser l’école à tra­vers le pro­jet d’expérimentation à Mar­seille et la loi
  • Le ministre menace l’existence des assis­tantes sociales des DSDEN, sta­tu­tai­re­ment habi­li­tées à gérer les demandes de pres­ta­tions sociales, en pro­po­sant d’externaliser leurs mis­sions : l’association « Préau » aurait un rôle d’orientation et d’information des per­son­nels via un por­tail et ren­ver­rait les agents vers les acteurs de l’action sociale CAAS, CDAS (com­mis­sions aca­dé­miques et dépar­te­men­tales d’action sociale dans l’éducation natio­nale), SRIAS (sec­tions régio­nales), prestataires,
  • il cherche à asso­cier les orga­ni­sa­tions syn­di­cales à la créa­tion et à la ges­tion de l’association

« Préau », donc à la des­truc­tion de nos droits sta­tu­taires, en pro­po­sant aux membres de la com­mis­sion natio­nale d’action sociale de sié­ger dans cette asso­cia­tion et de par­ti­ci­per à sa gestion.

La FNEC FP-FO rap­pelle que l’action sociale est défi­nie par l’article 9 de la loi du 13 juillet 1983. Elle est finan­cée sur le bud­get de l’État et appar­tient aux per­son­nels repré­sen­tés par les orga­ni­sa­tions syn­di­cales qui siègent dans les ins­tances sta­tu­taires : CNAS, CAAS, CDAS, CIAS et SRIAS. Leur exis­tence est donc mena­cée, à l’image des CHSCT et des CAP.

À la Com­mis­sion Natio­nale d’Action Sociale du 15 novembre, la FNEC FP-FO a mis au vote un vœu deman­dant au ministre d’abandonner le dis­po­si­tif Préau, de main­te­nir les ins­tances sta­tu­taires d’action sociale CNAS, CAAS, CDAS et d’augmenter les bud­gets de l’action sociale afin que tous les per­son­nels puissent béné­fi­cier des pres­ta­tions à hau­teur des besoins. La FNEC FP-FO a voté pour. La FSU, l’UNSA et la CFDT n’ont pas par­ti­ci­pé au vote.

LA FNE FP-FO conti­nue de revendiquer :

  • l’augmentation du point d’indice à hau­teur de 21 %,
  • l’augmentation des bud­gets dévo­lus à l’action sociale afin de per­mettre à tous les per­son­nels d’accéder à hau­teur des besoins aux pres­ta­tions inter­mi­nis­té­rielles et aux aides sociales d’initiative académique,
  • le recru­te­ment au sta­tut de la Fonc­tion publique les AESH et les AED qui, rap­pe­lons-le, vivent au-des­sous du seuil de pau­vre­té, pour leur per­mettre de béné­fi­cier de TOUTES les pres­ta­tions sociales.

La FNEC FP-FO refuse d’accompagner la créa­tion de l’association « Préau » et inter­vien­dra dans toutes les ins­tances d’action sociale où elle siège pour com­battre sa mise en place.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.

Concours d’enseignement 2026 : plus de 80 000 étu­diants pris en otages au nom du chan­tage bud­gé­taire gouvernemental !

Alors que plus de 80 000 étu­diants se sont enga­gés avec déter­mi­na­tion dans la pré­pa­ra­tion des nou­veaux concours de fin de L3, le ministre de l’É­du­ca­tion natio­nale annonce que les postes pro­mis ne seraient fina­le­ment pas ouverts. Cette déci­sion, prise au nom d’une « loi spé­ciale », inter­vient dans un contexte où le gou­ver­ne­ment débloque simul­ta­né­ment plus de 10 mil­liards d’eu­ros pour un porte-avions.

À bas la guerre ! À bas les bud­gets de guerre ! Satis­fac­tion des revendications !

Alors que l’a­gres­sion mili­taire amé­ri­caine au Vene­zue­la ouvre l’an­née sous le signe de la guerre, la FNEC FP-FO tire la son­nette d’a­larme sur la mili­ta­ri­sa­tion crois­sante de l’É­cole fran­çaise. Entre bud­gets de guerre en hausse et aus­té­ri­té impo­sée aux ser­vices publics, le syn­di­cat appelle à la mobi­li­sa­tion sous le mot d’ordre : « Pain, paix, liberté ! »