Le bud­get des armées explose, les classes et les postes ferment, les salaires res­tent blo­qués : inacceptable !

7 Mar, 2022Com­mu­ni­qué, Défense du sta­tut, Salaires

Lors de son allo­cu­tion télé­vi­sée du 2 mars, le pré­sident Macron a annon­cé que le bud­get des armées allait for­te­ment aug­men­ter. Rap­pe­lons que celui-ci a pro­gres­sé de 1,7 mil­liard d’€ chaque année depuis 2017 et qu’à comp­ter de 2023 cette aug­men­ta­tion devrait atteindre 3 mil­liards d’€ par an.

Et pen­dant ce temps, le pré­sident Macron a sup­pri­mé près de 18 000 lits d’hôpitaux depuis le début de son quinquennat.

Et pen­dant ce temps le ministre Blan­quer a ren­du 675 mil­lions d’€ sur son bud­get ces deux der­nières années ; pour la ren­trée 2022, il sup­prime 410 équi­va­lents temps plein d’enseignants dans le 2d degré (alors que 1 883 postes ont déjà été sup­pri­més en 2021) ain­si que 30 postes chez les per­son­nels administratifs.

Au moment où les dépenses mili­taires explosent, ce sont des mil­liers de classes et de postes qui sont fer­més dans les écoles, les éta­blis­se­ments et les ser­vices suite aux comi­tés tech­niques dans les dépar­te­ments et les académies.

Ces mesures pro­voquent d’ailleurs la résis­tance des per­son­nels. Les ras­sem­ble­ments, les grèves se mul­ti­plient. La FNEC FP-FO les sou­tient. Que ce soit au nom de la pan­dé­mie ou au nom de la guerre, il ne sau­rait être ques­tion, pour la FNEC FP-FO, de sus­pendre les revendications.

Par ailleurs, les menaces de « guerre éco­no­mique » affir­mées par le gou­ver­ne­ment ne man­que­ront pas d’engendrer tou­jours plus d’austérité pour les sala­riés, comme en témoignent déjà les hausses alar­mantes des prix, en par­ti­cu­lier du car­bu­rant, alors que, durant ce quin­quen­nat – et c’est une pre­mière – le point d’indice aura été com­plè­te­ment gelé, por­tant ain­si à 22 % la perte de pou­voir d’achat des fonc­tion­naires, et donc des per­son­nels de l’Éducation natio­nale depuis 2000.

Dans cette situa­tion, la FNEC FP-FO reven­dique plus que jamais :

  • Le recru­te­ment immé­diat de per­son­nels sous sta­tut à hau­teur des besoins !
  • Aucune fer­me­ture de classes ou de postes à la ren­trée ! Créa­tion de tous les postes nécessaires !
  • Aug­men­ta­tion de 22% de la valeur du point d’indice !
  • Aug­men­ta­tion immé­diate indi­ciaire de 183€ net par mois pour les per­son­nels de l’Éducation natio­nale, comme l’ont obte­nu les hospitaliers !

La FNEC FP-FO réaf­firme son sou­tien à la popu­la­tion ukrai­nienne, comme à toutes les popu­la­tions vic­times de la guerre, et en par­ti­cu­lier à tous les tra­vailleurs et à leurs syn­di­cats. Elle salue les cou­ra­geuses prises de posi­tion contre la guerre au sein du peuple russe. Elle appelle à l’ar­rêt immé­diat des opé­ra­tions mili­taires, d’où qu’elles viennent.

Mon­treuil, le 5 mars 2022

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.

Tem­pé­ra­tures néga­tives et neige le chaos n’est pas une fatalité !

Face aux tem­pé­ra­tures néga­tives, les écoles sombrent dans le chaos : salles non chauf­fées, ensei­gne­ment à dis­tance impro­vi­sé, et des enfants sans abri dor­mant dans la rue. La FNEC FP-FO dénonce l’i­nac­tion de l’É­tat et s’en­gage à blo­quer le bud­get gou­ver­ne­men­tal pour défendre les droits des per­son­nels et des élèves.