Le BAC doit res­ter natio­nal Chaque bache­lier doit avoir accès à la filière de son choix

3 Juin, 2020Diplômes-qua­li­fi­ca­tions

à Mon­treuil, le 2 juin 2020

Avec les réformes Blan­quer du lycée et du Bac­ca­lau­réat, rien n’a été épar­gné ni aux pro­fes­seurs, ni aux élèves de lycées : nou­veaux pro­grammes, ensei­gne­ments de spé­cia­li­té, E3C impo­sés à marche forcée.

Après avoir confi­né et pri­vé de cours les lycéens et les étu­diants pen­dant des mois, plu­tôt que de prendre des mesures sani­taires et maté­rielles pour qu’ils puissent étu­dier dans de bonnes condi­tions, les ministres Blan­quer et Vidal main­tiennent et aggravent leurs orien­ta­tions à la faveur de la crise sanitaire :

  • Publi­ca­tion de la note de ser­vice des moda­li­tés de la ses­sion 2020 du Bac­ca­lau­réat : les mesures pro­po­sées à titre excep­tion­nel géné­ra­lisent le contrôle conti­nu qui était au cœur de la réforme Blan­quer. La ses­sion 2020 pour­rait consti­tuer un labo­ra­toire inédit pour aller très loin dans le déman­tè­le­ment des diplômes et de l’instruction. Il s’agit ni plus ni moins de fabri­quer une note à par­tir des livrets sco­laires et des moyennes de l’établissement sur 3 ans. C’est le retour du bri­co­lage local reje­té par les per­son­nels lors de la ses­sion 2019 ;
  • Main­tien et aggra­va­tion de la réforme du lycée, du bac­ca­lau­réat et des E3C ;
  • Main­tien de Par­cour­sup qui, comme en 2018 et en 2019, trie socia­le­ment et barre l’accès de mil­liers de jeunes à une for­ma­tion uni­ver­si­taire publique. Le gou­ver­ne­ment se féli­cite de l’intégration de 1 000 for­ma­tions sup­plé­men­taires dans Par­cour­sup. En réa­li­té ce sont, plus de 1 000 for­ma­tions pri­vées dont une par­tie dis­pen­sée en grande par­tie en dis­tan­ciel, qui sont acces­sibles via Par­cour­sup depuis cette année ;
  • La ministre Vidal annonce la géné­ra­li­sa­tion du télé-ensei­gne­ment à l’université. Au même moment est dépo­sée une pro­po­si­tion de loi visant à rendre obli­ga­toire l’enseignement numé­rique dis­tan­ciel « comme un com­plé­ment voire une solu­tion alter­na­tive », dans les col­lèges, lycées, écoles et uni­ver­si­tés. La FNEC FP-FO a immé­dia­te­ment exi­gé qu’il n’y soit pas don­né suite.

C’est l’accélération d’une logique qui consiste à sup­pri­mer des mil­liers d’heures d’enseignement dis­ci­pli­naire, des mil­liers de postes de per­son­nels, et à vider les facs.

Les per­son­nels le disent : ils ne veulent pas du « sys­tème » Blan­quer, à l’image des per­son­nels du lycée de Cré­py en Valois, réunis avec FO en réunion syn­di­cale :
« Nous vou­lons pou­voir faire cours, avec nos élèves, dans des condi­tions nor­males de tra­vail et de sécu­ri­té. Dès main­te­nant, le Ministre doit mettre tout en oeuvre pour que nous puis­sions exer­cer nos missions :

  • Des garan­ties sani­taires qui nous pro­tègent nous et nos élèves : le dépis­tage sys­té­ma­tique de tous ; des masques conformes à la régle­men­ta­tion FFP2 (et pas les masques « grand public » livrés cette semaine), ain­si que tout le maté­riel de pro­tec­tion néces­saire (gel…),
  • Le res­pect de nos sta­tuts, de nos obli­ga­tions de ser­vice, pas de cumul de tra­vail en pré­sen­tiel et en distanciel.
  • Le réta­blis­se­ment de toutes les heures dis­ci­pli­naires qui ont été sup­pri­mées ces 10 der­nières années, l’augmentation immé­diate de notre dota­tion horaire.
  • Le réta­blis­se­ment des épreuves ter­mi­nales natio­nales et ano­nymes du bac­ca­lau­réat et l’abandon des E3C. Tous les bache­liers doivent pou­voir accé­der à la filière de leur choix : plus que jamais, aban­don de Parcoursup. »

La FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir dès main­te­nant et à l’occasion des jurys de bac­ca­lau­réat pour dres­ser la liste des reven­di­ca­tions, résis­ter et s’opposer aux mesures d’exception, qui, sous pré­texte de crise sani­taire, détruisent tous les acquis et tous les droits.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.