La seule réponse du gou­ver­ne­ment : stig­ma­ti­ser, sou­mettre, réprimer

5 Mai, 2024Com­mu­ni­qué, Postes, Salaires

Lors de son dis­cours à Viry-Châ­tillon, le Pre­mier ministre a annon­cé une « concer­ta­tion » sur « le res­pect de l’autorité au sein de notre jeu­nesse ». La ministre Bel­lou­bet l’a lan­cée ce ven­dre­di 3 mai. A un mois des élec­tions euro­péennes, per­sonne n’est dupe de l’opération politicienne.

Dans les 10 pro­chains jours, la ministre entend faire par­ti­ci­per syn­di­cats, asso­cia­tions de parents, et élus à des échanges sur trois questions :

  • Le res­pect à l’école : « com­ment res­pon­sa­bi­li­ser les élèves ? »
  • L’autorité de l’école et de ses per­son­nels : « com­ment mieux impli­quer et res­pon­sa­bi­li­ser les parents ? »
  • La séré­ni­té et la sécu­ri­té des élèves et des per­son­nels : « com­ment faire de l’école un lieu encore mieux pro­té­gé et qui pro­tège tou­jours mieux ? »

Une paro­die de concer­ta­tion, dont les conclu­sions sont connues à l’avance. Le Pre­mier ministre a déjà fait ses pro­po­si­tions le 18 avril, reprises par la ministre lors d’une confé­rence le 3 mai : obli­ger les élèves à se lever à l’arrivée des pro­fes­seurs, faire par­ti­ci­per les élèves aux tâches com­munes, ins­tal­ler des com­mis­sions édu­ca­tives à l’école pri­maire, faire assis­ter les élèves per­tur­ba­teurs à une com­pa­ru­tion immé­diate au tri­bu­nal, éta­blir un contrat entre parents et éta­blis­se­ment sco­laire, déve­lop­per les inter­nats édu­ca­tifs. En édu­ca­tion prio­ri­taire, les élèves seraient assi­gnés durant 10h00 au col­lège : Attal va-t-il fusion­ner les corps de l’enseignement avec ceux de l’administration péni­ten­tiaire ? Les élèves « per­tur­ba­teurs » se ver­raient infli­ger des pertes de points aux exa­mens, avec une men­tion spé­ciale sur Par­cour­sup. La par­ti­ci­pa­tion à une grève ou à une mani­fes­ta­tion sera- t‑elle uti­li­sée pour empê­cher les « fau­teurs de troubles » de pour­suivre leurs études ?

L’objectif n’est pas de répondre aux reven­di­ca­tions des per­son­nels et des parents d’élèves qui se mobi­lisent pour obte­nir les postes, les heures, les classes, le retrait du « choc des savoirs » et des groupes de niveaux, l’arrêt des contre-réformes délé­tères, l’augmentation des salaires…

L’objectif est d’accentuer la pres­sion sur la jeu­nesse, sur l’École publique et ses per­son­nels pour mettre tout le monde au pas… à l’image de ce qui se passe dans les uni­ver­si­tés, où le même Gabriel Attal envoie les forces de l’ordre pour répri­mer les étu­diants qui mani­festent paci­fi­que­ment leur oppo­si­tion au géno­cide des palestiniens.

Refu­sant de répondre aux reven­di­ca­tions, conscient que ses mesures de des­truc­tion sont mas­si­ve­ment reje­tées, le gou­ver­ne­ment ne sait plus quoi faire à part stig­ma­ti­ser, sou­mettre, criminaliser…

La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à cette opé­ra­tion visant à déga­ger le gou­ver­ne­ment de ses res­pon­sa­bi­li­tés et à mettre l’institution sco­laire au ser­vice de sa poli­tique répres­sive. Les mesures annon­cées par G. Attal et N. Bel­lou­bet ne doivent pas voir le jour.

Par crainte des mobi­li­sa­tions et des grèves, le gou­ver­ne­ment a été contraint de res­ti­tuer aux éta­blis­se­ments les heures sup­plé­men­taires et Indem­ni­tés pour Mis­sions Par­ti­cu­lières non consom­mées qu’il enten­dait récu­pé­rer dans le cadre des 10 mil­liards d’économies. C’est un pre­mier recul, et un encou­ra­ge­ment à ampli­fier les assem­blées géné­rales et la mobi­li­sa­tion pour obte­nir satis­fac­tion sur nos revendications.

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.