La réforme de la for­ma­tion des ensei­gnants est inac­cep­table, le main­tien de l’existant aus­si : Abro­ga­tion de la masterisation !

31 Mai, 2024Com­mu­ni­qué, Contrac­tuels, Défense du sta­tut, Diplômes-qua­li­fi­ca­tions, For­ma­tion pro­fes­sion­nelle, Sta­giaires

Des groupes de tra­vail conti­nuent de se tenir autour de la réforme dont le chan­ge­ment prin­ci­pal consiste en la pas­sa­tion du concours en fin de 3e année (au lieu de la 5e année). Les prin­ci­pales modi­fi­ca­tions des sta­tuts de corps ain­si que les maquettes des concours ont été pré­sen­tées ces der­niers jours.

Mais cette « réforme » char­rie de nom­breuses attaques :

  • Un concours qui ne donne pas accès au sta­tut de la Fonc­tion publique. Les lau­réats seront en effet étu­diants alter­nants de M1, « gra­ti­fiés » à 900 euros ! Ils seront cepen­dant « nom­més » dès leur M1 dans une aca­dé­mie. Donc des démé­na­ge­ments loin­tains avec un reve­nu de misère pour une année non coti­sée, non prise en compte dans l’avancement.
  • Un bar­rage sup­plé­men­taire post-concours puisque le pas­sage de M1 en M2 pour­ra être inter­dit. Le concours ne donne donc pas de droit accès à la fonc­tion publique, même pour être fonc­tion­naire stagiaire !
  • L’inégalité devant le concours de PE : créa­tion de licences spé­ci­fiques, dites PPPE, qui ne conduisent à aucun mas­ter mais qui dis­pensent de pas­ser les épreuves d’admissibilité.
  • Des exi­gences de pré­pa­ra­tion qui ne peuvent que décou­ra­ger, ain­si les 16 pro­grammes d’histoire- géo­gra­phie du CAPES (à pré­pa­rer durant la seule année de L3 l’année prochaine) !
  • Un « enga­ge­ment » de quatre ans post-titu­la­ri­sa­tion, alors même que, comme aupa­ra­vant, l’État n’assure qu’une seule année de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle ini­tiale, lors de l’année de fonctionnaire
  • La for­ma­tion pro­fes­sion­nelle ini­tiale, actuel­le­ment assu­rée en INSPÉ, pour­rait être trans­fé­rée à n’importe quelle struc­ture, y com­pris pri­vée, pos­si­bi­li­té ouverte par la for­mule « orga­nismes de formation ».

Ni réforme Bel­lou­bet-Retailleau, ni main­tien de l’existant ! Abro­ga­tion de la masterisation !

L’existant, c’est la mas­te­ri­sa­tion aggra­vée par la loi Blan­quer (titu­la­ri­sa­tion à Bac+6 avec une année de « sta­giaire » à mi-temps ou temps-plein). Le minis­tère pré­tend résoudre le manque d’attractivité par le retour à un concours à Bac+3. Mais pour­quoi fait-il le choix de ne pas titu­la­ri­ser les lau­réats après une année de fonc­tion­naire sta­giaire ? Pour­quoi crée-t-il une année de M1 de lau­réat-étu­diant sans sta­tut et payé au lance-pierre, et qui ne donne pas accès de droit à l’année de fonc­tion­naire sta­giaire en M2 ? Pour­quoi créer cette année de M1 qui n’a aucune uti­li­té du point de vue de la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle puisque ceux déjà déten­teurs d’un mas­ter en sont dis­pen­sés ? Parce que le gou­ver­ne­ment main­tient la mas­te­ri­sa­tion des concours ! En réa­li­té, tout est fait pour détour­ner du concours, pour accroître encore la contractualisation !

Pour la FNEC FP-FO et tous ses syn­di­cats, de la mater­nelle au Supé­rieur, ce qu’il faut c’est :

  • Aban­don de la mas­te­ri­sa­tion et du mas­ter d’enseignement « MEEF »
  • Recru­te­ment par concours dès la Licence avec une véri­table for­ma­tion pro­fes­sion­nelle après le concours sous sta­tut de fonc­tion­naire à plein temps
  • Éga­li­té de tous les diplô­més de Licence face aux concours

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.

Audience FO au Minis­tère : la refon­da­tion de la san­té sco­laire à marche forcée !

Alors que le cadre natio­nal n’est pas encore adop­té, des aca­dé­mies mettent déjà en œuvre les mesures des assises de la san­té sco­laire, allant jus­qu’à nom­mer des per­sonnes sans diplôme en psy­cho­lo­gie à des postes de réfé­rents en san­té men­tale. La FNEC FP-FO alerte sur une refon­da­tion qui remet en cause les sta­tuts et mis­sions des per­son­nels dans un contexte de baisse dras­tique des recru­te­ments et de vacance mas­sive des postes.

Ser­vice natio­nal volon­taire : STOP à la mili­ta­ri­sa­tion de l’École !

Alors que 103 000 jeunes se retrouvent sans affec­ta­tion Par­cour­sup chaque année, le gou­ver­ne­ment lance un ser­vice natio­nal « volon­taire » ali­gné sur le calen­drier de l’o­rien­ta­tion sco­laire. Der­rière les 800 euros men­suels et les cré­dits uni­ver­si­taires pro­mis, la FNEC FP-FO dénonce une entre­prise d’embrigadement de la jeunesse.