La pro­tec­tion des per­son­nels c’est la satis­fac­tion des revendications !

23 Sep, 2020Com­mu­ni­qué, Hygiène et sécurité/FS

Le ministre vient à grand ren­fort de médias d’annoncer l’allègement du pro­to­cole sani­taire dans les écoles. De qui se moque-t-il ?

Alors que depuis des mois, celui-ci s’exonère de toutes ses res­pon­sa­bi­li­tés d’employeur en matière de pro­tec­tion des per­son­nels, en matière de régle­men­ta­tion du tra­vail, alors que la ministre de la Fonc­tion publique vient de confir­mer qu’elle ne sup­pri­me­ra pas le jour de carence pour les fonc­tion­naires, il annonce un pro­to­cole allégé.

Allé­gé ou non, ce pro­to­cole reste un simu­lacre de prise en compte de notre san­té. Le mépris affi­ché pour les per­son­nels vul­né­rables, l’état de déla­bre­ment de la méde­cine de pré­ven­tion ou la paro­die de masques four­nis, montrent bien à quel point notre san­té est loin de faire par­tie des pré­oc­cu­pa­tions du ministre.

Ce pro­to­cole est une contrainte pour les ensei­gnants, chan­geant au gré des caprices gou­ver­ne­men- taux. Il sert sur­tout au ministre d’écran de fumée, voire de pré­texte, pour pour­suivre le déman­tè­le­ment de l’Ecole publique (ter­ri­to­ria­li­sa­tion, auto­no­mie des éta­blis­se­ments, direc­tion d’école, 2S2C, dérégle- men­ta­tion, réforme du bac, remise en cause du pari­ta­risme, PPCR, for­ma­tion ini­tiale et continue…).

Tout comme le gou­ver­ne­ment pour­suit la des­truc­tion des ser­vices publics, des emplois, de nos droits et le gel de nos salaires… en conti­nuant à ten­ter de muse­ler toute contestation.

Trois semaines après la ren­trée, les situa­tions dif­fi­ciles dans les éta­blis­se­ments sco­laires, les classes sur­char­gées, le manque de per­son­nels et de rem­pla­çants se font de plus en plus criants.

Alors quoi de plus com­mode que de mettre sur le dos de la crise sani­taire le résul­tat d’une poli­tique de pain sec et d’eau pour l’Education natio­nale et d’annoncer un allè­ge­ment du pro­to­cole des­ti­né à pal­lier sa propre incurie.

Il y a pour­tant des solu­tions pour apai­ser la situation :

  • la créa­tion des postes nécessaires ;
  • le recru­te­ment par l’ouverture des listes com­plé­men­taires dans les 1er et 2nd degrés ;
  • l’admission de tous les admis­sibles aux concours internes ;
  • le réem­ploi et la titu­la­ri­sa­tion de tous les vaca­taires et contrac­tuels non renouvelés ;
  • le recru­te­ment en nombre de per­son­nels AESH en leur accor­dant un vrai sta­tut et un vrai salaire ;
  • l’arrêt des contre-réformes reje­tées par les

Le ministre qui se targue de pra­ti­quer ce qu’il appelle le « dia­logue social », convoque ven­dre­di 25 sep­tembre un CHSCT M pour faire ava­li­ser ses déci­sions. La FNEC FP-FO n’ira pas. En démo­cra­tie, le syn­di­cat ne sau­rait être sub­si­diaire de l’employeur.

A l’inverse, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à se réunir par­tout, à faire remon­ter les besoins et à se mobi­li­ser pour obte­nir satis­fac­tion y com­pris par la grève. Cela aucun pro­to­cole sani­taire, même allé­gé ne sau­rait l’éviter.

Mon­treuil le 23 sep­tembre 2020

Stop à la guerre contre l’Iran ! Arrêt immé­diat des bombardements !

Suite au déclen­che­ment d’o­pé­ra­tions mili­taires mas­sives contre l’I­ran ayant impac­té des écoles, la FNEC FP-FO prend offi­ciel­le­ment posi­tion. Décou­vrez l’ap­pel du syn­di­cat pour un ces­­sez-le-feu et son oppo­si­tion à toute inter­ven­tion fran­çaise dans ce conflit.

Défense du mou­ve­ment ouvrier : Aujourd’hui, c’est la France Insou­mise… Demain, ce sera le syn­di­ca­lisme indépendant !

Face à une vague de vio­lences visant les orga­ni­sa­tions syn­di­cales et une pres­sion gou­ver­ne­men­tale crois­sante, la FNEC FP-FO prend posi­tion pour défendre les liber­tés démo­cra­tiques. Entre dénon­cia­tion des attaques à Lyon et oppo­si­tion aux nou­velles res­tric­tions dans les uni­ver­si­tés, décou­vrez pour­quoi le syn­di­cat appelle à une résis­tance unie du mou­ve­ment ouvrier.

La FNEC FP-FO condamne l’interdiction faite à une délé­ga­tion syn­di­cale d’entrer en Palestine

Une délé­ga­tion inter­na­tio­nale de syn­di­cats ensei­gnants, venue appor­ter son sou­tien aux col­lègues pales­ti­niens, s’est vue refu­ser l’en­trée en Cis­jor­da­nie occu­pée dans des condi­tions mus­clées. Réten­tion, inter­ro­ga­toires, confis­ca­tion de pas­se­ports et expul­sion for­cée : décou­vrez pour­quoi la FNEC FP-FO dénonce avec vigueur cette inter­dic­tion et le silence des gou­ver­ne­ments occidentaux.

Action sociale PSC : non au chan­tage ! Dénon­çons l’accord et renégocions !

Le minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale veut trans­fé­rer le finan­ce­ment des centres de réadap­ta­tion et autres actions sociales vers les agents adhé­rents du régime PSC, alors que la MGEN retire son co-finan­­ce­­ment. Face à ce que la FNEC FP-FO qua­li­fie de « chan­tage inac­cep­table », l’or­ga­ni­sa­tion a quit­té le groupe de tra­vail et appelle à l’a­ban­don de l’ac­cord sur la PSC obligatoire.

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.