La ministre Borne accé­lère l’acte 2 de l’École inclu­sive : les per­son­nels avec la FNEC FP-FO n’acceptent pas !

26 Fév, 2025Com­mu­ni­qué

Force Ouvrière était conviée au comi­té de sui­vi de l’École inclu­sive, qui ne s’était pas réuni depuis un an. Pen­dant deux heures, sous la hou­lette d’E. Borne et de Char­lotte Par­men­tier- Lecocq, ministre délé­guée char­gée des Per­sonnes han­di­ca­pées, les inter­ve­nants se sont livrés à un satis­fe­cit des poli­tiques menées jusqu’à pré­sent et ont détaillé les mesures à venir pour mettre en œuvre l’acte 2 de l’École inclu­sive, résu­mé ain­si par E. Macron lors de la confé­rence natio­nale sur le han­di­cap d’avril 2023 : « Il faut en finir avec les éta­blis­se­ments fer­més dans les­quels les élèves vivent à part… » Voi­ci quelques extraits des pro­pos tenus :

  • Pour les Éta­blis­se­ments sociaux et médi­co-sociaux (ESMS), nous n’allons pas trou­ver de nou­velles « places » – c’est une ter­mi­no­lo­gie dis­cri­mi­nante que nous récusons.

Nous vou­lons une offre plus inclu­sive du médi­co-social, plus cen­trée sur l’étayage à des­ti­na­tion de l’ensemble de l’Éducation nationale.

[Com­men­taire de la FNEC FP-FO : alors que, selon leur propre aveu, 24 000 élèves au moins ont une noti­fi­ca­tion d’orientation en ESMS et ne s’y trouvent pas faute de place justement !]

  • Nous allons mettre toutes les com­pé­tences des per­son­nels des ESMS au ser­vice des Pôles d’appui à la sco­la­ri­té (PAS). 100 PAS ont déjà été déployés dans les dépar­te­ments. On en veut au moins 300 pour la ren­trée 2025 et on tra­vaille à ce qu’il y en ait encore plus, pour une géné­ra­li­sa­tion totale en 2027.

[Com­men­taire de la FNEC FP-FO : les PIAL étaient déjà un outil de mutua­li­sa­tion à outrance des AESH. Les PAS font encore pire, en contour­nant les noti­fi­ca­tions de la MDPH, niant ain­si le han­di­cap de l’élève, et en don­nant la main à l’Éducation natio­nale pour déci­der, en fonc­tion de ses moyens contraints, de la prise en charge ou non d’un élève. Et bien sûr, pas un mot concer­nant les AESH, la fai­blesse de leur salaire et le refus de leur octroyer un Statut…]

  • Grâce au décret pas­sé en juillet 2025, nous pou­vons enfin exter­na­li­ser tous les ESMS (IME, IEM, ITEP…) dans le cadre de dis­po­si­tifs inté­grés aux écoles ou éta­blis­se­ments. Cette exter­na­li­sa­tion ne doit pas abou­tir à une nou­velle « enclave ». Il faut une véri­table inclu­sion dans les classes avec l’appui et les conseils four­nis aux équipes par les per­son­nels res­sources des ESMS.
  • Nous vou­lons un temps de sco­la­ri­té plus impor­tant pour les élèves ayant des troubles du neu­ro-déve­lop­pe­ment (TND). Pour cela, nous allons déve­lop­per les Dis­po­si­tifs d’Auto-régulation (DAR) qui ne sont pas des dis­po­si­tifs spé­cia­li­sés puisqu’ils per­mettent la sco­la­ri­sa­tion qua­si-totale en milieu ordi­naire. Nous allons mettre en place 200 DAR. Nous ne sommes plus dans une logique du nombre de places, mais dans une offre qua­li­ta­tive avec de la for­ma­tion des ensei­gnants, de la super­vi­sion et de l’évaluation…

Mais les per­son­nels, avec la FNEC FP-FO, n’acceptent pas !

Les per­son­nels connaissent les consé­quences de ces poli­tiques qui n’ont d’autre objec­tif que de faire des éco­no­mies sur le dos des élèves les plus fra­giles. A. Por­tier, ministre délé­gué du gou­ver­ne­ment Bar­nier char­gé de la réus­site sco­laire, a lui-même concé­dé en audience avec FO en novembre 2024 : « Le nombre de places dans les ESMS a été limi­té arti­fi­ciel­le­ment au nom de la pro­messe, ou plu­tôt du dogme, selon lequel tous les élèves pou­vaient aller en école ordi­naire. Une place en ESMS coûte 40 000 € par an tan­dis qu’une place en classe ordi­naire ne coûte que 9 000 € par an… »

Ain­si, les per­son­nels ne sont pas dupes et se mobi­lisent, comme par exemple au Havre (76) où une fusion d’un IME avec le groupe sco­laire Paul Bert est pro­gram­mée pour la ren­trée 2025. 75 élèves de l’IME seraient inclus dans ce groupe sco­laire ! Com­ment pen­ser que la prise en charge et le sui­vi des élèves à besoin par­ti­cu­lier de l‘IME pour­ront conti­nuer à être assu­rés cor­rec­te­ment ? Com­ment pen­ser que l’ensemble des moyens de fonc­tion­ne­ment actuel­le­ment dévo­lus à l’IME, avec ses per­son­nels spé­cia­li­sés, son pla­teau tech­nique, per­du­re­ront à terme avec la fusion ? Com­ment pen­ser que cela n’aura aucune consé­quence pour les condi­tions d’apprentissage des 470 élèves et les condi­tions de tra­vail des per­son­nels du groupe sco­laire Paul Bert ? Lun­di 24 février, les ensei­gnants du groupe sco­laire Paul Bert étaient mas­si­ve­ment en grève, avec une opé­ra­tion « école morte » très majo­ri­tai­re­ment sui­vie par les parents d’élève. La mobi­li­sa­tion est recon­duite mar­di pour obte­nir l’abandon du pro­jet de fusion. Les per­son­nels ont été reçus par les ins­pec­trices de l’Éducation natio­nale. Une nou­velle audience conjointe avec la mai­rie du Havre et l’Inspection aca­dé­mique a été demandée.

La FNEC FP-FO refuse le dogme de l’inclusion sys­té­ma­tique et for­cée. Elle défend réso­lu­ment le droit pour tous les élèves à pou­voir béné­fi­cier d’un ensei­gne­ment adap­té. Elle défend l’enseignement spé­cia­li­sé, ses postes, ses classes et ses éta­blis­se­ments sociaux et médico-sociaux.

La FNEC FP-FO invite les per­son­nels à se réunir pour déci­der des ini­tia­tives concrètes et immé­diates à prendre en défense des revendications.

Mon­treuil, le 25 février 2025

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.