Jour­née mon­diale des ensei­gnants : défense des liber­tés fon­da­men­tales ! défense des garan­ties statutaires !

5 Oct, 2020Com­mu­ni­qué

La réso­lu­tion pré­sen­tée par la FNEC FP-FO avec le SNE­TAA-FO/­France, la F‑SYNTER/Burkina Faso, le SYNAFEN/Niger, le SNAPEST/Algérie, l’UNPEF/Algérie, GEW/Allemagne, EGI­TIM-SEN/­Tur­quie, OLME/Grèce et KTOEOS/Chypre au der­nier congrès de l’Internationale de l’Éducation qui s’est tenu du 19 au 26 juillet 2019 à Bang­kok affir­mait que « plus de 10 ans après la crise éco­no­mique et finan­cière de 2008, les poli­tiques d’austérité et de plans d’ajustement struc­tu­rels, sous l’égide du Fonds Moné­taire Inter­na­tio­nal notam­ment, pour répondre aux exi­gences des mar­chés finan­ciers, se sont consi­dé­ra­ble­ment aggra­vées dans le monde entier, fai­sant por­ter injus­te­ment tout le poids de la dette aux peuples. Ces poli­tiques se tra­duisent par un sous-inves­tis­se­ment voire une baisse conti­nuelle des bud­gets des ser­vices publics, en par­ti­cu­lier celui de l’éducation avec des effets alar­mants ; que le désen­ga­ge­ment de l’état abou­tit, dans cer­tains cas, au déla­bre­ment pur et simple du sys­tème édu­ca­tif, pri­vé des moyens les plus élé­men­taires de fonc­tion­ne­ment ; et à l’intervention crois­sante du sec­teur pri­vé dans l’éducation qui échappe par­fois à tout contrôle de l’é­tat. »

Ces choix poli­tiques ont été crû­ment mis en lumière, en par­ti­cu­lier dans les pays dits « déve­lop­pés » abou­tis­sant à une catas­trophe sani­taire sans pré­cé­dent abou­tis­sant à un tri indigne des malades et à des cen­taines de mil­liers de morts.

Les choix qui ont été faits ont été ceux de pri­vi­lé­gier la pré­ser­va­tion des pro­fits et d’un sys­tème éco­no­mique à bout de souffle aux dépens des ser­vices publics, satis­fai­sant aux besoins élé­men­taires des popu­la­tions comme l’illustre un extrait du rap­port CAP 22, daté de juin 2018, qui jus­ti­fiait ain­si la nou­velle cure d’austérité qu’il pré­co­ni­sait pour les ser­vices publics fran­çais et à leurs agents : « en rai­son de ce poids des dépenses publiques, nous n’aurions pas de marge de manœuvre pour répondre à une nou­velle crise éco­no­mique ». 

Le gou­ver­ne­ment fran­çais pour­suit sa poli­tique de des­truc­tion des ser­vices publics, y com­pris de l’hôpital (plus de 7000 lits sup­pri­més en 2018 et 2019, de nou­velles sup­pres­sions annon­cées pour 2021). Ces mesures s’accompagnent de l’aggravation de la remise en cause des liber­tés fon­da­men­tales, du droit de s’organiser libre­ment, fixés en par­ti­cu­lier dans les conven­tions 87 et 98 de l’OIT. Le droit de se réunir et de mani­fes­ter est de jour en jour, de plus en plus res­treint au nom de la crise sani­taire. Avec la confé­dé­ra­tion CGT-FO, la FNEC FP-FO condamne fer­me­ment ces restrictions.

La FNEC FP-FO réaf­firme que ce n’est ni aux per­son­nels de l’éducation, ni aux per­son­nels soi­gnants, ni aux popu­la­tions de payer la dette.

Pour la FNEC FP-FO, l’urgence est, au contraire, de satis­faire les reven­di­ca­tions des per­son­nels : l’augmentation de leurs salaires, le ren­for­ce­ment du recru­te­ment des per­son­nels de l’Éducation sur la base de l’emploi per­ma­nent de titu­laires garan­ti par un statut.

Enfin, la néces­si­té réaf­fir­mée par le der­nier congrès mon­dial de l’IE, de lut­ter contre la pri­va­ti­sa­tion de l’école est plus que jamais d’actualité au moment où les opé­ra­teurs pri­vés tentent de pro­fi­ter de la crise sani­taire pour trans­for­mer l’éducation en marché.

La FNEC FP-FO, avec sa confé­dé­ra­tion, la CGT-FO consi­dère que « Ni les sala­riés ni leurs orga­ni­sa­tions syn­di­cales ne peuvent accep­ter davan­tage que les emplois, les salaires et les garan­ties col­lec­tives soient sys­té­ma­ti­que­ment sacri­fiés au motif de la crise sani­taire (…) » et que « L’heure est à la pré­pa­ra­tion urgente du rap­port de force inter­pro­fes­sion­nel. »

Mon­treuil le 5 octobre 2020

Groupes de tra­vail « san­té men­tale » La FNEC FP-FO refuse de par­ti­ci­per à la des­truc­tion de la san­té scolaire

Face à une situa­tion alar­mante dans la san­té sco­laire où des mil­liers de postes manquent cruel­le­ment, la FNEC FP-FO claque la porte des groupes de tra­vail minis­té­riels. Le syn­di­cat dénonce des réformes qui stan­dar­disent les prises en charge et rem­placent les pro­fes­sion­nels qua­li­fiés par des pro­to­coles, alors que les besoins explosent et que les élèves sous trai­te­ment psy­cho­trope se mul­ti­plient dans les établissements.

Loi 3DS : NON au trans­fert des Secré­taires Géné­raux d’EPLE aux col­lec­ti­vi­tés locales !

Depuis la loi 3DS de 2022, les secré­taires géné­raux d’é­ta­blis­se­ments sco­laires subissent une double tutelle qui a dégé­né­ré en situa­tions de har­cè­le­ment par des élus locaux. Aujourd’­hui, une nou­velle pro­po­si­tion de loi menace de trans­fé­rer défi­ni­ti­ve­ment ces per­son­nels aux col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, fran­chis­sant une étape sup­plé­men­taire dans le déman­tè­le­ment du carac­tère natio­nal de l’É­du­ca­tion publique.

Contre le bud­get Macron-Lecor­­nu, la mobi­li­sa­tion a commencé !

La mobi­li­sa­tion s’in­ten­si­fie dans toute la France contre les sup­pres­sions de postes dans l’É­du­ca­tion natio­nale. Des grèves éclatent dans plu­sieurs dépar­te­ments, avec des AESH en lutte depuis une semaine dans le Tarn et plus de 20 col­lèges pari­siens qui appellent à rejoindre le mou­ve­ment le 10 février. La FNEC FP-FO pré­pare une résis­tance d’am­pleur avec blo­cages et occu­pa­tions d’écoles.

Plus de 4000 sup­pres­sions de postes ! Des mil­liers de fer­me­tures de classes à venir ! Inac­cep­table ! Pré­pa­rons la mobi­li­sa­tion sans attendre !

Plus de 4 000 sup­pres­sions de postes sont annon­cées pour la ren­trée pro­chaine dans l’É­du­ca­tion natio­nale, impo­sées par le 49–3 du Pre­mier ministre Lecor­nu. Der­rière l’an­nonce de 2 000 postes pour l’É­cole inclu­sive se cache un véri­table enfu­mage, tan­dis que les aca­dé­mies de Lille, Ver­sailles et Nan­­cy-Metz figurent par­mi les plus dure­ment frap­pées par cette saignée.

Échos des mobilisations

De la pre­mière vic­toire contre les « classes défense » dans les Hauts-de-Seine aux grèves d’AESH exas­pé­rées par leurs condi­tions de tra­vail, en pas­sant par les mobi­li­sa­tions contre les fer­me­tures de classes à Paris et l’ap­pel à la grève en Gua­de­loupe contre un décret dis­cri­mi­na­toire : par­tout sur le ter­ri­toire, les per­son­nels de l’É­du­ca­tion natio­nale se mobi­lisent. Un pano­ra­ma des luttes en cours qui témoigne d’une colère gran­dis­sante face à la dégra­da­tion du ser­vice public d’éducation.

À l’attention de Mes­dames les dépu­tées, Mes­sieurs les dépu­tés : Votez CONTRE la pro­po­si­tion de loi « Yadan » !

Une pro­po­si­tion de loi adop­tée de jus­tesse en com­mis­sion sera sou­mise au vote de l’As­sem­blée natio­nale la semaine pro­chaine. La FNEC FP-FO appelle les par­le­men­taires à reje­ter ce texte qui intro­duit de nou­veaux délits et reprend une défi­ni­tion contro­ver­sée de l’an­ti­sé­mi­tisme, crai­gnant une atteinte majeure aux liber­tés aca­dé­miques et à la liber­té d’ex­pres­sion sur la Palestine.

« Conces­sions » ? « Avan­cées sociales » ? Non ! Lecor­nu impose par 49–3 son bud­get d’austérité et de guerre

Alors que 4 000 postes d’en­sei­gnants sont sup­pri­més et que le bud­get de la vie étu­diante baisse de 200 mil­lions d’eu­ros, le bud­get des armées béné­fi­cie de 36 mil­liards sup­plé­men­taires pour « un enga­ge­ment majeur d’i­ci 3 ou 4 ans ». Face à ce bud­get d’aus­té­ri­té et de guerre impo­sé par le 49–3, la FNEC FP-FO appelle les per­son­nels à la mobilisation.

L’État se désen­gage du CNED : vers une pri­va­ti­sa­tion de sa mis­sion de ser­vice public

Le CNED fait face à un désen­ga­ge­ment finan­cier mas­sif de l’É­tat : sa sub­ven­tion publique ampu­tée de près de 25% d’i­ci 2026, une ponc­tion sup­plé­men­taire de 15 M€ votée par les séna­teurs, et un retrait du finan­ce­ment de la pro­tec­tion sociale des per­son­nels. Cette poli­tique de rigueur menace direc­te­ment l’a­ve­nir de l’é­ta­blis­se­ment et sa mis­sion de ser­vice public.

Sou­tien total aux étu­diants et per­son­nels de l’Université de Bir­zeit en Cis­jor­da­nie occupée !

Une inter­ven­tion mili­taire israé­lienne sur un cam­pus uni­ver­si­taire en Cis­jor­da­nie a fait plu­sieurs bles­sés par­mi les étu­diants. Le motif ? Le refus de cen­su­rer un film docu­men­taire. La FNEC FP-FO réagit fer­me­ment face à cette attaque contre le monde uni­ver­si­taire et la liber­té d’expression.

AESH : pour un sta­tut à 24h temps plein, avec un vrai salaire ! Pour l’abandon des PAS et des PIAL !

Le Sénat rejette le sta­tut des AESH pour rai­sons bud­gé­taires, tan­dis que 7 mil­liards sup­plé­men­taires sont pré­vus pour les dépenses mili­taires. La FNEC FP-FO dénonce cette contra­dic­tion et appelle les per­son­nels à se mobi­li­ser pour obte­nir un véri­table sta­tut de fonc­tion­naire et la fin de la précarité.